‹ Nouveau recueil de Notes historiques et archéologiquesChapitre 17 sur 32 · TÔ · texte numérisé non relu

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appartenait aux représentants de Michel Chinerre, bourgeois de Rouen.

Elle est ainsi désignée dans un acte du tabellionage de Rouen, du 3 novembre 1461. « Hostel nommé le Cloestre avec cour, jardins, estable et chapelle, paroisse Saint- Maclou, rue des Crotes, où demeuroit naguères messire Jhan Le Noble, prestre, curé de Floques. »

NOTICE

St'R UNE MAISON DK LA RIE DM LA GROSSE-HORLOGK

On sait que la belle façade qui décore le jardin de la tour Saint-André provient d'une ancienne maison qui fut démolie, il y a quelques années, lors de l'ouverture de la rue Jcannc-d'Arc.

Cette maison, portant les numéros \nj et 1 3 1 de la rue de la Grosse* Horloge, anciennement rue Vanteric, appartenait aux hospices de Rouen et précédemment à l'Hôtel- Dicu de la Madeleine.

La ville eut à payer, pour cette maison, aux hospice, une indemnité de 62,500 1. Klle s'en réserva la façade par le traité qu'elle conclut avec MM. Poncet et Lévy.

Je n'ignore pas que. dans le temps même de ce traité, on s'est occupé de recueillir quelques renseignement* historiques sur cette maison, très remarquable assurément, et l'un des types les plus parfaits de l'architecture de la Renaissance. Peut-être ceux que. de mon côté, j'ai pu me procurer, font-ils double emploi avec ceux qui ont déjà été signalés. A tout hasard, je vous demande de les consigner dans une très courte notice.

Le ténement de maisons dont il ne subsiste plus que l.i plus brillante partie avait étéemphytéosé par l'Hôtel Dieu pour y»» ans, qui devaient finir à Noël 1K70, moyennant 5.000 1. de vin de bail et une redevance annuelle de 3.3ool.. à Pierre-Paul Thibault, secrétaire du Roi, négociant à Rouen, 3o décembre 1 77«>-

Précédemmcnt il avait été occupé, à titre de location. par M** veuve Thibault et par son fils. 1 7«i3- 1 77*1 : par

M. François Cecille. 174O-17Ô3 ; par Thomas Le G.ndrc, aux premières années du xvm* siècle.

L'Hôtel-Dieu le possédait dès iôy8.

Le i5 août de cette année, Jacques Chappelier, sieur du Boisguillaume, demeurant à Rouen, au faubourg Saîni- Sevcr, avait vendu à l'Hôtel-Dieu, en même temps que le tief du Boisguillaume, le tènement en question, ainsi designé : « l'n tènement de maisons en deux louages, rue du Gros Horloge, paroisse Saint-Jean, l'un occupé parle sieur Simon Gruslé. marchand plumassier, l'autre par M. Le (tendre, borné par les héritiers de la succession de M. Scott provenant de la succession de Jacques Chappelier, cousin du vendeur, qui l'avoit acquis de messire Adrien Le Seigneur, sieur de Reuville, conseiller du Roi en ses conseils d'Ktat et privé, président au Bureau des finances de la Généralité de Rouen, en son nom et se faisant tort de messire Raoul Le Seigneur, chevalier, sieur d'Amontot, son frère, par contrat passé le 28 novembre n»43. »

Cette propriété appartenait à la famille l-c Seigneur depuis le 3 mars i3ô"3. date de l'acquisition qu'elle en avait faite, de René de Laulc, docteur en médecine, et de demoiselle Ribault. sa femme, domiciliés en la paroisse Saint- Laurent de Rouen. L'acquéreur, Adrien Le Seigneur, pour lors mirch.md à Rouen, v avait ajoute plusieurs corps de 1o:in. cours, puits, jardins qui lui avaient été vendus, le s no*, embre 1 . ;s 4- par Jacques Au<tin, av >cat en la Cour de Parlement, fils unique et héritier de teu noble homme Guillaume Au M in, conseiller du Roi et général en la Cour des Aides. Ces corps de 1«>-;is ne paraissent pas, d'après les litre-, avoir eu de façade sur la rue: nous n'avons pas .1 n >un en occuper.

René de Laule et sa femme se disaient propriétaires du tiuemeut jmt eux \endu a Le Seigneur à titre de l'acqui- MtMii qu'ils en axaient laite, le o juillet 1 3«>o, par clameur di marche de bourse et délais à eux fait au droit de

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lad. damoiscllc Ribault. de Thierry Dupont, bourgeois de Rouen, qui lui-même l'a\ ait acquis de Marguerite Ribault. veuve de Robert de Rauqucmarc. sœur et héritière de défuni Jean Ribault. bourgeois de Rouen.

Avant les Ribault. cette maison appartenait à une famille Le Rov.

Jean Le Roy. drapier, est cité comme paroissien de Saint-Jean, dans un compte de 147t.

Dans un autre compte de 1 333, il est question d'une maison sise sur cette paroisse et dont étaient propriétaires les enfants de Jean Le Rov.

Je suppose que la maison qui nous intéresse devint la propriété des Ribault. par suite du mariage de Marion Ribault avec Noël Le Roy. ancien trésorier de la pamis^c Saint-Jean, qui fut enterré devant l'image du Crucifix, en l'église Saint-Jean, en i?4*.

Ce qui n'est pas douteux, c'est que cette maison, connue alors par l'enseigne du Coq. rue Vantcric, appartenait, le 3o mii 1 52?, à Jean Le Roy, bourgeois de Rouen.

Que ce soient les Le Roy ou les Ribault qui aient fait construire cette maison, le point intéressant à constater. c'est que c'était une maison construite par des bourgeois et pour Fusa ce de bourgeois, à la différence de l'hôtel voisin, malheureusement disparu, qui paraît avoir été construit pour l'usage d'une famille aristocratique.

NOTES

SDR LA RECONSTRUCTION DE LANC1ENNE TOUR DE L*ABBAYK

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