BOURDONNA YE
Louis-François de la Bourdonnaye, chevalier, marquis delà Bourdonnaye, seigneur de Launay, Loyselinièrc, etc., conseiller du Roi en ses Conseils, et maître des Requêtes, fut Intendant de la Généralité de Rouen de 1733 à 1755.
Il était fils d'Yves-Marie de la Bourdonnaye, qui avait été Intendant de la même Généralité à la fin du xvn e siècle.
Il composa deux Mémoires, l'un sur Vutilitédes machines propres à suppléer le travail des hommes; l'autre, intitulé : Réflexions sur ce qui pourroit contribuer à la perfection des édifices publics.
Peu d'Intendants ont laissé à Rouen de meilleurs souvenirs, et ont fait preuve de plus de capacité.
M. de la Bourdonnaye était né à Bordeaux le 12 juillet 1700. Il mourut au château de la Bourdonnaye, en Bretagne, le 12 juillet 1779 (i>.
En quittant Rouen, il avait fait don à cette ville d'un grand tableau de Mignard représentant Louis XIV a cheval. La lettre par laquelle il priait les échevins d'agréer cet hommage fut insérée dans les Registres des délibérations. Elle mérite d'être conservée parce qu'elle peut mettre sur la voie d'une œuvre d'art remarquable, qui n'est, peutêtre, qu'égarée.
(1) La famille de la Bourdonnaye portait pour armes : de gueules à 3 bourdons d'argent en pal. Le marquisat de la Bourdonnaye avait été* érigé par lettres de février 1 7 1 7, en faveur d'Yvcs-Maric. On peut voir l'éloge de Louis-François de la Bourdonnaye dans les Mémoires de l'Académie de Rouen, t. IV.
A Paris, le a 3 juillet 1755.
« J'ay à Rouen, Messieurs, un tableau que j'imagine qui pourra convenir, tant à cause de sa grande proportion, que du sujet qu'il représente, dans une des salles du nouvel hôtel-de-ville, à l'élévation duquel vous allez commencer a donner vos soins. C'est un portrait de Louis XIV à cheval, peint par Mignard. Le Roy le donna luy-mesmc dans le temps à M. le premier président de Novion, mon ayeul maternel, de qui il me vient. Je ne puis en faire un meilleur usage que de le destiner à un lieu dont les portraits des rois doivent taire l'ornement le plus naturel et le plus décent. Je vous prie de recevoir le présent que j'en fais a Phôtel-de-villc. C'est un témoignage du zèle que j'ay toujours eu, et que je ne perdray jamais, pour tout ce qui se ra porte au bien et à l'avantage de cette ville, et j'espère qu'il pourra servir quelquefois à vous faire souvenir de moy et à vous rappeler la mémoire du temps que j'ay passe avec vous.
Si MM. de Sassctot et Bigot veulent consentir à garder ce tableau pendant quelque temps dans la maison que j'occupois, je crois que le mieux que vous puissiez faire est de l'y laisser jusques a ce que vous ayiez un endroit où pouvoir le placer à demeure.
Je suis plus parfaitement que personne. Messieurs, votre très humble et très obéissant serviteur.
De la Bourdon nave.
Suscription : • Messieurs les Maire et eschevins de Rouen ■.
NOTE
SUR l'hôtel DES SOCIÉTÉS SAVANTES
L'hôtel des Sociétés savantes, situé rue Saint- Lô, emprunte quelque intérêt des hauts personnages pour lesquels il fut construit, et des divers services publics qui y ont été successivement installés depuis la Révolution.
Jusqu'aux premières années du règne de Louis XV, le premier président du parlement n'eut pas de maison qui lui fût particulièrement affectée. Les Intendants euxmêmes, ce qui était plus fâcheux, se logeaient où ils voulaient et où ils pouvaient; et ce ne fut qu'en 1781, que fut construit, pour eux, l'hôtel de l'Intendance, sur une partie de remplacement des Jacobins.
La construction, aux frais de la Ville, d'un hôtel pour le premier président fut ordonnée par un arrêt du Conseil d'Etat du 17 avril 171 7. Les échevins furent autorises à pourvoir a la dépense au moyen d'un octroi. Le plan et les devis furent dressés par l'ingénieur Jean Martinet, qui avait pour inspecteur M. Guillouet. Les adjudicataires des travaux furent les frères Kticnne-Nicolas et Jacques Barjolie. En 17 19, on décida de compléter cet hôtel, en y adjoignant 3 remises de carrosses et une nouvelle écurie. Les travaux entrepris pour ces divers bâtiments furent reçus par l'architecte les 6 février 1719, 24 janvier, 10 juillet 1720 et 14 mars 1721.
En 1722, la grande écurie, voûtée en pierres de taille, s'écroula et écrasa quelques-uns des chevaux du premier président Camus de Pontcarré. Cela donna lieu à une demande en indemnité : l'ingénieur et les entrepreneurs furent mis en cause.
Un procès-verbal fut dresse, après visite des lieux, par M. l-c Carpcntier, maître des ouvrages de la Ville, et par les architectes Millets Dcsruisscaux et Pierre Jarrv. Us concluaient à la responsabilité de ceux qui avaient été chargés de la construction d<) mars 1722).
Un autre procès-verbal fut dressé quelque temps après par M. Louis Darneuse Dessablonnières, ingénieur du Roi, qu'un arrêt du Conseil avait commis pour faire la visite, non seulement de l'écurie écroulée, mais aussi du grand corps de logis, sur la solidité duquel on concevait quelques inquiétudes. Cet ingénieur reconnut (4 mai 1722) que ce dernier braiment était construit suivant les règles de l'art 11), mais que l'écurie prétait à de justes reproches. Ce fut d'après ses devis qu'elle dut être relevée, ce qui indique que. bien que protégé par l'Intendant de la Généralité, M. Martinet fut reconnu coupable, sinon d'inhabileté, tout au moins de négligence (21.
Dans ce temps-là, le? ingénieurs n'étaient pas distingués des architectes comme ils le sont de nos jours : aussi le choix qui avait été fait de M. Martinet n'avait-il rien d'extraordinaire.
La dépense totale s'éleva à 400,000 1., d'après Y Histoire de Rouen de 1 7 3 1 .
Les constructions entreprises avaient nécessité l'expropriation de plusieurs immeubles appartenant à MM. Robert Le Cornicr de Cideville, Pierre Rouchart, sieur de Contremoulins. Jcan-Raptistc Ango de Lézcau, comme représentant sa femme Catherine Du Moustier (maison a l'enseigne de Bacchusu M. de Mesnilbus, avocat-général au parlement. Jacques Le Cesne, curé de Léry (maison à l'enseigne de la Bastille). Marguerite Ferra nd, aux religieux de Saint-Antoine, aux religieux de Jumièges, pour une
'1) L'Histoire Je Rouen, édition 173, 1^ pirtie, p. <ji, appelle cet édifice, ce magnifique hôtel,.... ce superbe bâtiment. (2) Archives de la ville de Rouen.
partie de jardin qui dépendait de leur hôtel de la Poterne. L'arrêt du Conseil d'État avait évalué les acquisitions de terrains à 78,440 1.
On peut juger par l'écurie de M. de Pontcarré de ce que devait être le train d'un premier président du parlement. Encore faut-il remarquer que ce haut fonctionnaire avait un hôtel à Paris, qui ne devait pas être moins somptueux.
Au moment de l'accident dont nous venons de parler, il s'y trouvait 6 juments, 1 cheval de carrosse, un cheval de selle, un cheval de suite et un petit bidet, tous animaux de prix d'après l'estimation des experts.
Les premiers présidents qui ont résidé dans cet hôtel sont MM. Nicolas Camus de Pontcarré, Geoffroi Camus de Pontcarré, Armand-Thomas Hue de Miroménil, Nicolas de Montholon.
L'hôtel du premier président dépendait de la paroisse de Saint- Lô.
Le premier président était trésorier d'honneur de la paroisse. C est le titre qui lui est donne dans les Tableaux de Rouen de 1774- 1779.
L'hôtel du premier président a changé d'aspect. On n'y voit plus, le long de la rue, ces longues barres de bois auxquelles les plaideurs et les juges avaient l'habitude d'attacher leurs chevaux quand ils venaient au palais pour leurs affaires ; on n'y voit plus ce pont qui permettait au premier président d'entrer de son appartement dans le palais sans passer par la rue et sans être vu.
Bien antérieurement, probablement à la Révolution, on avait fait disparaître une inscription sur marbre noir qui ornait le vestibule à droite de l'entrée. Elle était ainsi conçue :
Anno Domini M. DCCXVII Mensis Junii XXV. Hœc Domus in habitat ionem hujusce Provinciœ senatus prin~ ciputn destinata, Jussu Ludovici XV Franciœ et Savarra* Régis* Philippi Ducis Aurelianensis Rcgni Régent is consiliOy Nicolao Petro le Camus Domino de Pontcarré milite
Neustria* Proto Préside : sumptibus Vrbis Rothomagensis; Leonoro du Bosc équité Domino de Radepont ejusdem Urbis tune majore, Jacobo Roland, Michaele de Moy, Thoma Planterose. Petro le Marquier, Mellone Cécile, Kicolao Pommeraye *&dilibus, Francisco de Bailleul procuratore Régis et Urbis, construi cwpit.
L'Histoire de Rouen, qui nous fournit le texte de cette inscription, nous apprend encore qu aux deux côtés du marbre étaient deux bustes, posés chacun sur un piédestal, l'un représentant Louis XII. roi de France, l'autre Georges d'Amboisc. Sous le premier était écrit, sur un marbre noir, Louis XU, Roy de France, et sous l'autre : Georges d'Amboise, cardinal.
NOTES
sur l'église de morgny
Inscription ubituaire. — L'église de Morgny renferme Fobit que voici, relevé par M. Pelay :
Pour perpétuelle mémoire à Fadvenir.
Vénérable et discrète personne Me Charles Le Bourgeois natif de Magny-le-Fréville, diocèse de Baveux, prêtre cuié de cette églize de Morgny, a fondé en icelle à perpétuité, tous les ieudis de chaque semaine une messe basse en l'hôneur du très Saint Sacrement de l'autel, en laquelle sera aussy faite mémoire dudit fondateur par une oraison convenable pour la rémission de ses péchez, et à la fin de la messe, un libéra, de profundis, et oraison sur le lieu de sa sépulture, avec un obit par chaque année au iour de son deceds arrivé le 27 e mars 1680, où sera chanté un nocturne des trépassez avec deux hautes messes, la première du très Saint Sacrement de l'autel, et la dernière des défuncts, durant laquelle on sonnera en voilée la grosse cloche de la ditte églize, et à la fin du dit obit le libéra, de pro/undis et oraison sur la sépulture du dit fondateur avec un cierge ardant pendant le dit obit, le tout conformément au con... o... devant n... I^as... ve et Robert Le Tellier, notaires à... 1678.
Restent six lignes indéchirables .
A propos de cette inscription, M. de Bcaurepaire fait remarquer qu'il serait possible d'en compléter le texte au moyen du testament du curé Charles Le Bourgeois. Ce document existe aux Archives du département, parmi les papiers de la fabrique de Morgny.
Voici quelques extraits de ce document :
« Je Charles Le Bourgeois, presbtre, cure de la parroissc de N.-D. de Morgny, doyenne de Ry, diocèse de Rouen, reconnoissant qu'il n'est rien plus certain que la mort, ny rien plus incertain que l'heure dicelle, et ne désirant partir de ce monde sans avoir disposé de telz biens qu'il a plu à Dieu me donner, fais et ordonne mon testament et dernière volonté ainsy qu'il ensuit. Premièrement je recommande mon âme à Dieu le père tout puissant, a Jésus- Christ, son filz unique, notre Sauveur et médiateur, et au divin cl St-Ksprit, trois personnes en un mesme Dieu; a la glorieuse Vierge Marie, mère de nostre mesme Rédempteur, ma principale advocate auprès de son cher Hls, à mon ange tutélaircct fidèle gardien, et à tous lescspritz bienheureux. aux Sts patriarches, apostres, martyrs et confesseurs, spécialement au glorieux St Charles Borromée, mon patron, avec le chœur des vierges et martyres, particulièrement à la bienheureuse Ste-Quitière, vierge et martyre, réclamée pour patronne en lad. église, et généralement à tous les saincts et sainctes de Paradis, que je prie de vouloir estre intercesseurs envers Dieu pour la remisai >n de mes péchez. Ht je veux que mon corps, aprez mon décedz, soit inhumé dans le milieu du chœur de réalise de Mon;nv, le tout conformément au contract de la fondation que j'av faicte d'une mcs»e du St-Saercment de l'autel, le jour de jeudy de chaque semaine, ii p« rpétuité, recours aud. contrat passé devant Nicolas Cave et Robert Le Tellier, notaires garde nottes royaux, commis par S. M. en la vicomte de Rouen, sergeanterie de Caillv, branche de Blaimille, le 3 V juillet 11*78, deuement accepté et lecture, mis et reposté dans le cotfre du Trésor... Lt. pour mémoire de lad. fondation, je désire qu'il soit pris sur mes meubles les deniers nécessaires pour acheter une pierre de taille de la grandeur requise, sur laquelle sera tait sommairement mention de lad. fondation. » Suivent certaines dispositions en faveur de son frère Etienne Le Bourgeois, chanoine de
Motteville (1), de ses nièces, filles de son autre frère Louis Le Bourgeois, 8 mars 1680.
Charles Le Bourgeois avait été nommé à la cure de Morgny, en remplacement de Denis Coquin, décédé le 25 mars i635 (2).
Il eut pour successeur Pierre Mullotin dont l'inscription funéraire nous a été signalée par notre collègue, M. Gouellain, dans la séance du 3o mai de cette année.
L'an 1728, la paroisse de Morgny ne contenait que 35 feux et i3o communiants.
Ce qui donnait de la valeur à ce bénéfice, c'est que le curé était seul décimateur.
On a conservé les comptes de la fabrique de Morgny des xvu e et xvm e siècles. Nous y relèverons quelques indications qui ne sont pas sans quelque intérêt.
Le i5 oct. 1609, M. Behotte, grand archidiacre, visitant l'église, renouvelle la défense de louer le cimetière pour en faire un pâturage, « à peine, aux prcstres y conscntans, de suspense, et, aux laïques, d'excommunication. »
Le 25 juillet 1602, dans le cours d'une autre visite archidiaconale, le même Behotte faisait défense au curé, c de permettre que la terre de son église fût ouverte pour inhumer aulcunc personne, que au préalable le thrésorier ne l'eût fait certain qu'il avoit reçeu Go s. pour le droit du thrésor. »
Un passage de ces comptes établit clairement que les obligations du trésorier, obligations auxquelles nulle part on ne pouvait se soustraire, s'étendaient, dans les cam-
(i) 11 l'avait eu comme vicaire à Morgny en 1670 et 1671.
(2) Ce curé, originaire de la Fcuillic-en-Lyons, avait fait une fondation en faveur de l'église de Morgny. (V. son testament du 3 avril 1634.) Il avait été premier témoin synodal du doyenne de Ry. H mourut à Tùge de 62 ans, après avoir été curé de Morgny pendant 23 ans. Comme Ch. Le Bourgeois, il avait voulu être inhumé sous la lampe, au milieu du chœur. 11 avait succédé au curé Noël Le Clerc, dès 1606.
pagnes, fort au-delà de ce qu'on pouvait réclamer d'un comptable ou d'un administrateur.
• Le lundy 3o r jour de mars 1671, Kcndcmain du jour de Risques, aud an. heure et yssue de la messe parroissiale de Morgny, non* (lharles I.c Bourgeois, preshtre, cure dud lieu, et les thrésoriers et parroissijns soubssignez, procédant, ainsy qu'il est accoustumé en pareil jour, a la nomination et ellection des thrésoriers de l'église dud. Morgny, avons csleu et nommé la personne de Pierre Vallot. y demeurant, pour aider et assister la personne de Marin Du Rusq. entrant thresorier présentement en charge, en ce qui concerne le service et toutes les fonctions qui se rendent au dedans de l'église, comme a cueillir et porter les plats, tant a la première qu'en la grande messe. les dimanches et testes, allumer et esteindre les luminaires. a pp rester les choses nécessaires au divin service, comme l'eau et sel à bénir, servir à l'aspersion de l'eau béniste, reccpvoir et distribuer ou faire distribuer le pain bénist le dimanche, assister aux processions accoustumées, et y porter la croix et banière. et généralement rendre tous les services nécessaires en la célébration du divin otTice par leurs personnes ou autres par eux c >mmis en leur absence. et mesme assister charitablement aux inhumations et y porter la croix, de tous lesquels services nous avons fait la déclaration et lecture ausd. tréooriers, à ce qu'iK n'en prétendent cause d'ignorance, et, en cas de manquement. négligence ou refus, avons protesté ausd. thrés >riers et tous autres à l'advcnir de les y faire contraindre par justice. multcr d'amende leur négligence et les faire respondre de tous intérestz et despens du thrésor de lad. église, auquel cas, nous trésoriers soubssignez avons prié et donné pouvoir, par les présentes, de faire toutes poursuites et instances au nom dud. thrésor, contre les thrésoriers délinquanz. devant tous juges ù qui la connoissaneeen appartient, aud. s r curé de Morgny, sans requérir autre délibération que la présente. »
Les mêmes comptes font mention d'achat, par la fabrique de vin, pour les Pâques, jusqu'en 1640 (1). Dans les comptes postérieurs, cet article disparaît, et l'on ne mentionne, comme dépense ordinaire, que Tachât de buis pour les Rameaux.
Mais constamment on voit figurer, au chapitre des recettes, deux sortes d'aumônes, les gerbes de Notre- Dame, que les paroissiens offraient, a la fête de la Nativité de la Sainte-Vierge, et les œufs de Pâques, qui souvent étaient vendus aux enchères au profit de la fabrique (2).
On acheta, en i636, un missel romain, 3 1. de papier peint et du parchemin (pour quel usage, je ne saurais le dire), 53 s.; un canon et 2 évangiles, 12 s.; eni666, 5 aunes de messeline (3) à fleurs a faire le pavillon du tabernacle.
Parmi les travaux mentionnés, je ne vois à noter qu'une chaire à prêcher et un lutrin (lectrin), et des confessionnaux faits en 1671; — les 2 contretables des autels des chapelles, pour lesquelles on eut à payer à Noël Jouvenct, sculpteur à Rouen, une somme de 48 1., 1670; — la vitre du milieu du chœur, qui paraît avoir été en verre blanc losange, avec une ovale où se trouvaient représentées les armes du marquis de Monteclair et de Madame sa femme, donateurs de lad. vitre: la dépense totale pour cet objet fut de 5(j 1., sept. 1064.
Cette dame était Marie Langlois, fille de Georges Lan-
(1) Pour un pot de vin à Pâques 8 s., 1626. — Pour le vin de Pâques, 3 s. 6 d., 1 63 2. — Pour le vin de Pâques, 8 sous, i633. — Pour le vin de Pâques, 5 s., i63y. — Pour le vin de Pâques, 5 s., 1Ô40.
(2) Gerbes de N.-D., 8 1., iG'SO. — En sept., gerbes données à Péplise, à raison de 10 s. G d. la gerbe, 4 1. 4 s., 1C72.— Œufs de Pâques, 2 5 s., if>3u* - Œufs donnés à l'église à Pâques 1ÔÔ9, vendus et enchéris par Louis Lamourcux, à 60 s. — 200 et un quarteron d'oeufs, à r.iis;>n de 19 s 6 d. le cent, 44 s., 1Ô73.
(3) M. Littré n? du pas d\in.k*ns cxcmpljs de ce mut messeline ou mousseline.
lu
glois, chevalier de l'ordre, sieur de Motteville, premier président de la Chambre des Comptes de Normandie. La seigneurie de Morgny lui était échue en sa qualité d'héritière de son aïeul maternel, Rohcit de Hany\el, seigneur de la Chex.ilcrie et de Saint- Ktiennc-du-Rouvray, décédé le a3 novembre n"»4?.
Ce Robert de H.inyvel est auteurd'un opuscule intitulé : « Jésus Chri>tus, Maria Yirgo, de Sanctis Hymni, quos Jesu Christi summo in terris \icario licatissimo. sanctissimoque Patri nostro L'rbano Papa; octavo, Dei ejusdem misericordia compositos a se offert, dicat et consecrat Robertus de llanyvol. Miles, nativitate Parisicnsis, civitatc Rothomagensis, origine vero uterque. et de la Chevalerie, S. Stcphani de Rouvcré, neenon aliorum Pominus et patronus locorum. — Rothoma^i ex otlicina Laurentii Maurry, cum approbatione et privilc^io. M.DCXWIX d .»
1-1 famille de Hanyvel (2), alliée a des familles espagnoles, était originaire du diocèse d'Auch. où le culte de s 1 * Qui tu ire était très répandu. Je suppose que ce fut Robert de Hanyvel qui l'introduisit dans l'église paroissiale de Morgny. sur laquelle il avait des droits de seigneur patron.
Le curé Charles Le Bourgeois paraît avoir eu la pensée de composer une notice historique sur cette sainte, qu'il appelle la seconde patronne de son église. Je ne relèverai, dans l'ébauche qui a été conservée de ce travail, que l'indication d'un manuscrit qu'on pondait, dans ce tcmps-la, en l'église de Saint-Vivien de Rouen, ou il y avait une
(1) Petit vol. in-32 de i<j2 pages, qui m'a été communique par M. l'abbé Sauvage.
(a) Robert Je Hanyvel et ut cousin de Fernand de Salinas, prochi neelier de l'archiduc Albert, Fernand de Silinas mourut en i3<jo. Robert H.inyvel .1 comprise' s«»n épitaphe La tilb de Robert de Hanyvel, Madeleine, avait épousé Georges Langlois. dont elle n'eut qu'une tille, mariée au marquis de Munteclair. Robert de Hanyvel avait été l'exécuteur testamentaire du curé de Morgny, Denis G>quin.
chapelle dédiée à sainte Quitaire. € Dans la ville de Roilcn, en l'église parroissiale de St-Vivian, il y a une chapelle et une célèbre et fort ancienne confrérie de Ste- Quitère, où, parmi les tiltres d'icelle, il se trouve deux manuscrits fort antiques, l'un françois, dans lequel la vie de cette saincte est rapportée amplement, et l'autre, latin, au commencement duquel est escrit : « Ce livre est de la parroissc de St-Vivian de Rouen, fait et parfait Tan mil trois centz quatre-vingt douze, » dans lequel il se trouve neuf leçons de la vie de Ste-Quitère, pour l'office ecclésiastique de sa festc, suivant le vieil usage du diocèse de Rouen.»
Nous voyons qu'après la marquise de Monteclair, la seigneurie de Morgny fut possédée par Louis Puchot, maître ordinaire en la Chambre des Comptes, demeurant a Rouen, r.;e de la Pie, paroisse St-Sauveur, 25 juin 1682; — par Louis Puchot des Alleurs, sieur de la Pommerayc, conseiller en la Cour des Comptes, Aides et Finances, 1 7 1 3 ; — par ses héritiers, Nicolas Puchot des Alleurs, conseiller au Parlement, et le comte des Alleurs, ambassadeur de France à Constantinople, 171 3. Les enfants de ce dernier la vendirent, vers la fin de l'année 1725, à Y\ es-Michel Du val, seigneur de Vimont, Maudétour, Pubeuf, Diculois dit Cuver »*ille, président en la Cour des Comptes, Aides et Finances.
De son fils Augustin- Marc- Prosper Duval de Maudétour, ancien capitaine au régiment de Bourbon-Infanterie, elle passa à M. Belhommo de Franqueville, qui la possédait encore en 1 78').
A M. Pierre Mullotin, décédé le 3 mai 1707, dont Louis Puchot fut l'exécuteur testamentaire, succédèrent, dans la cure de Morgny, Jean-Claude Marc, 1707-1 741 ; lluet, 1 74.U ; — Jacques-Nicolas Farel, 1755-1791.
Adrien Baksdent, vicaire de cette paroisse, était en même temps maire de la commune en 1 79 1 .
Le seigneur de Morgny présentait à la cure.
NOTICE