COQ BRONZÉ
GALLES ÆNEUS. Cuv.
Le Mâle. — Planche 574.
Nous avons différé à donner la description de cette espèce nouvelle figurée dans la 63me livraison de ce recueil , espérant rassemblei quelque notice sur 1 histoire de ce bel oiseau, et trouver l’occasion de voir et de figurer la femelle; trompé dans notre espoir, nous ne pouvons offrir que l’énumération succincte des couleurs du plumage du mâle, d’après l’individu que M. Diard fit parvenir au Musée de Paris, pendant son séjour à Bencoulen dans file de Sumatra.
Ce beau Coq, probablement Y Ayam-Baroogo des Malais, est un peu plus fort que YAyam-Bankwa et Y Ayam-alas s deux autres espèces sauvages dont nous avons fourni la description dans l’histoire des Pigeons et des Gallinacées, vol 2. La crête charnue est grande, à bords lisses, et ressemblant par là à celle que porte Y Ayam-alas. Au lieu d’un seul barbillon dont ce dernier est muni, le Coq bronzé a deux petits appendices ou fanons à la commissure du bec, et le reste de la gorge totalement nu. Les plumes de la nuque et du manteau sont assez longues, mais moins que dans le Bankiva et chez nos Coqs de basse-cour : ces plumes sont arrondies du bout comme dans les
Recueil d’OiseAux, 65e. livraison.