PREMIÈRE PARTIE
Riche ^ moyen.
Dans le quatrième :
Deifoîrs envers le pays, grand terme.
F'ous , petit terme.
Citoyen , moyen.
Dans le cingaiëme :
Dû au pays , grand terme.
Tout^ petit terme, développe par Ténumération de liberté , ^opriété , vie. •
Celui qui a tout donnée moyen terme.
Il serait absurde après ces explications de nier qu'on raisonne par idées moyennes.
Ce qui nous lasse dans cette théorie, c'est l'extrême lenteur du langage pour faire comprendre une opération si rapide dans la pensée. Et qu'importe? quelle conséquence en déduire contre la vérité da système? Fendant que Newton calcule les mouvemens et les décompositions de la lumière , combien de rayons ont glissé sur sa plume , ont bondi sur son papier ! Est- ce une preuve que Newton t'est trompé ?.
Or, pour rendre fidèlement dans le langage cette opération de l'intelligence, quelle forme faudra-t-il employer? La réponse est bien simple.
Il faudra, lO énoncer le rapport trouvé entre l'idée attribut et l'idée moyenne.
Par conséquent faire une proposition qui indique ce rapport.
Cette proposition contiendra le moyen terme et le grand terme. C'est pourquoi elle s'appellera majeure.
lS8 PHILOSOt»HlË.
2^ Énoncer le rapport trouvé entre l'idée sujet et l'idée moyenne*
Par conséquent faire une proposition qui indique ce rapport.
Cette proposition contiendra le moyen terme et le petit terme. C'est pourquoi elle s'appellera mineure.
3** Supprimant l'idée moyenne, comme quantité commune , rapprocher l'idée sujet et l'idée attribut.
Par conséquent faire une proposition qui indique ce rapport, déduit des deux autres.
Cette proposition finale contiendra le petit et le grand terme. Elle s'appellera conclusion ^ ou conséquent* Si la déduction est régulière, elle s'appellera conséquence.
Ainsi, trois termes , combinés deux par deux dans trois propositions, voilà l'expression exacte du raisonnement par idées moyennes.
Cette expression s'appelle syllogisme.
Le syllogisme est bien sec , et l'on serait insuppor* table si l'on exprimait toujours ses raisonnemens par syllogismes. En effet, en voici la forme.
{Maj.) Quiconque a vingt ans, doit choisir un état.
( Min. ) Or^ vous avez vingt ans.
(Concl.) Donc y vous devez choisir un état.
Il y a trois manières d'échapper à ce joug pédantesque. L'emploi de chacune d'elles dépend du sujet mis en question.
Quelquefois, comme dans les cinq exemples que nous avons cités, on énonce les trois propositions.