LA MORALITE HUMAINE
i^^ DIVISION. — LES FAITS.
\^u'bst-ۏ que rhomme ?
D'où vîent-U ?
Où va-t-il ?
Voilà les trois ctnéstions sûr la solution desc^elles repose toute la moralité humaine.
Tels sont les faits que nous ayons k chercher, ayant dWriyer à cette question : que doit-on faire ? conséquence des trois autres , et dont la réponsie formera notre seconde diyision : les Ptéceptesi
!'« SECTION. — NATURE DE tHOMME.
Le plus bel héritage que nous ait laissé la sagesse un peu sententieuse de l'antiquité, c'est ce mot : Connais-toi toi-même.
Ce mot renferme toute la philosophie , ou plutôt toute la science, car l'humaine philosophie ne s'éle-
'aoiS PHILOSOPHIE.
vera jamais jusqu'à cette connaissance sublime. Màid le philosophe s'étudie , et celui (jui s'étudie connaît du moins ce qu'il n'est pas.
Qu'on se représente tous les sages occupés à résoudre cette question : Qui suis-je ? Combien de réponses différentes , parce que ehacun yeut trouver l'être dans une de ses propriétés : puis voilà de longs écrits stir la nature des choses ^ et la foule admire.
La nature des choses est un mystère impénétrable. Ce que nous Sentons^ par conséquent ce que nous connaissons le mieux, l'homme, est une énigme à rhomme;et l'être nous échappe toujours « quâfné même nous le poursuivons dans les d^ernières divisions de l'iespace et du temps.
Cependant nous savons quelque chose « puisque nous sentons. Voyons si c'est vraiment un point de départ, ou si notre science doit. rester immobile; concentrée dans ce sentiment confus , et tout au plus égarée dans quelques analyses sur nos facultés et leurs produits.
«'il'.