‹ Nouveau système d'études philosophiquesChapitre 48 sur 101 · DEUXIÈME PARTIE. aSi · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. aSi

anéanti : si quelque chose est, la volonté contraire s'est évanouie.

Or, quelque chose est. Donc il n'y a qu'un principe.

§• 1. te. Panthéisme.

I] est un £iit que la nature offre partout à no$ méditations : Tattenlion la plus légère nous le montre hors de nous , le sentiment nous le révèle en nous; ou plutôt ce fait, c'est àous-mémes, c'est la nature : ce fait, c'est l'activité.

Une action perpétuelle entretient ta pensée des intelligences , la marche des mondes , la vie des corps animés , la végétation des plantes, la composition défi minéraux -t une action contraire , miis perpétuelle aussi, désunit V décompose, désorganise tout ce qui existe. Des molécules se rapprochent, se combinent, forment un corps; ces mêmes molécules se relâchent, se séparent, se dissipent, ce corps n'est plus; mais de ses élémens divisés vont naître de nouvelles aggrégations,de nouveaux corps. De même, des idées éparses viennent, par la communication de la parole , déveh>pper une intelligence individuelle, qui doit les féconder,, les répandre à sou^ tour, et perdre par l'oubli ce qn'elle acquit par la mémoire. Ainsi va le monde, par un échange continuel de propriétés entre les individus qui le composent, par une fusion continuelle des uns dans les autres.. Ainsi non seulement lexlstence, mais toutes 1.^ richesses de la pensée,, mais toutes les formes n^

j»32 PHILOSOPHIE.

de retendue^ tous les accidens de l'espace et da temps y semblent comme un domaine coipmun , ou chaque être à son tour vient prendkre la part qu'il peut ravir, et qu'il doit rendre à la masse , après eib. avoir joui quelques heures> quelques jours, quelques années, ou même quelques siècles. Car tout a sa naissance , sa vie , sa mort ; et le chêne séculaire doit sa cendre aux vents comme l'insecte qui ne bour^ donna qu'un matin dans son feuillage.

Or , à moins que raison ne soit démence , toute action suppose une puissance qui agit, et un: sujet sur lequel elle agit.

De là , deux êtres , l'esprit et la matière.

Ceux que les mots eâVaient , parce qu'ils y voientun piège; ceux qu'ils embarrassent, parce qu'ils^ y placent trop ou trop peu d'idées , sont avertis qu'ici esprit veut dire l'être actif ; matière , l'être inerte.

L'esprit est partout; partout la matière.

L'esprit se hianifeste , ici par la pensée , là par le mouvement. Tantôt cette pensée, c'est la science, l'in* tuition , comme dans ces intelligences supérieures que nous aimons à rêver au dessus de nous r tantôt c'est la raison humaine , qui a besoin , pour connais tre, d'analyser, d'abstraire, de raisonner, de parler r plus loin , c'est Tinstinct , qui veut , sans savoir pour* quoi , et fait sans savoir comment : enfin c'est la sensibilité , qui perçoit sans comprendre , et connaît sans réfléchir. Le mouvement , gradué de même , emporte dans l'espace, avec une effrayante rapidité, les planètes , malgré leur volume, la lumière, malgré sa

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