‹ Nouveau système d'études philosophiquesChapitre 52 sur 101 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

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DiEitT existe.

Qu'est-ce que Dieu ? nous Tignorons : âppnroç o

Quelles idées devons-uous mettre sous ce mot ? nous allons le dire, au risque de trop en restreindre, ou de trop en étendre la significâtioii. Nous nous effoi'cerons de rester fidèles à l'obligation que le titre ci*dessus nous impose.

Pour répondre à la question que nous venons d'établir , nous n'inyoqueronspas le témoignage universel. De toutes les démonstrations qu'on a faites de l'existence du souverain Etre , c'est, selon nous , la plus faible , et celle qui mène aux plus frivoles objections. TouB les hommes croient en Dieu , disent les uns. — Il y a des athées, répondent les autres! et alors il faut soutenir, ou que l'athéisme est impossible , ce que l'histoire et l'expérience démentent ; ou que cette opinion ne prouve rien contre l'universalité de l'opinion contradictoire , ce qui est absurde. D'ailleurs , qui ne voit que le mot athée est une expression toute relative. Epicure est un athée par rapporta l'adorateur de Jupiter, et pourtant Epicure admet des Dieux : le païen est un athée par rapport à Socrate , qui lui-même est athée dans le christianisme. L'athée^

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rians nos idées modernes, est celui qui croit, soit à l'éternité du monde, soit à sa production par le hasard; celui qui chasse par conséquent la Provi-' dence de l'univers, rejette louteidée d'ordre et d'intelligence souveraine , et prétend expliquer la pensée par le mouvement, la morale par des conventions, les lois par la force. Voilà Tatbée , je le veux bien. Mais ce même homme, qui déraisonne au ]point de croire à des absurdités pour échapper à des mystèreis , ce tnême homme admet malgré lui une loi supérieure , une cause perpétuellement agissante, qu'il appelle destin , nécessité , nature. Il n'est dono pas complètement athée 9 car ces idées de nécessité, de cause supérieure sont aussi dans l'idée de Dieu; il en conserve donc une partie. Et que serait-ce , si nous faisionls voir que cette parcelle d'une grande idée est là seule notion qui soit commune à l'esprit de tous les hotnme^ ? que ce qu'on appelle si fastueusement l'universalité des témoignages n'a pas d'autre objet que cette croyance en une cause supérieure ? La belle preuve alors ! voilà l'idée de Dieu bien appuyée! C'était bien la peine d'aller remuer tous les souvenirs de^ l'histoire, interroger tous les récita des voyageurs, rassetnbler le genre humain tout entier pour s'entendre dire : Il existe une causé supérieure! or montrez -moi sur quels autres élémens de l'idée de Dieu tout le genre humain soit d'accord. L'unité? Je vous citerai les peuples polythéistes : ils sont innombrables. L'immensité? J'appellerai la foule du moins aussi nombreuse des idolâtres, L*éternité? Je vous

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