Deuxième partie. 3oi
^Jner sans pllîé, peut-être sans remords: mais jamais, jamais sans crini€ ; car la conscience lui dira toujours qu''il fait mal ; jamais nécessairement , car il sera ton* jours libre, quoique bien peu, d'écouter un autre pencbaut : à moins, comme nous le répéterons toujours, qu'il n'ait entièrement perdu Tusage de sa raison, et ne soit tombé sous l'influence d'une seule idée. Encore peut-être serait-il coupable de .8*être "exposé à cette horrible dégradation*.
Ceci répond à une question qu'on pourrait faire ici: Tivresse enlève-t-elle la liberté? Jlies. passions sonl-elles une sorte d'ivresse 'r. Oqi, si l'ivresse et les passions ôtent entièrement la raison. Alors nous considérerions l'ivresse et la' passion comme une démence passagère. Mais d'abord il faudrait que l'ivresse fût complète, que l'homme fût ce qu'on appelle ivre-mort : et pour la passion, il faudrait qu'elle fût exaltée jusqu'à la fureur, jusqu'à l'aliénation. Eh bien, même dans cet état, le criminel serait toujours responsable de son forfait : coupable d'une affreuse imprudence, s'il avait agi sans prévoir, quand il était libre encore ; coupable d'une préméditation exécrable, s'il avait dit : ce Je vais m'enivrer pour m'ôter la raison. »
Quelques personnes semblent croire aussi , quand on parle de penchans, qu'on accuse la bonté de Dieu : que c'est établir une sorte de privilège , et d'inégalité entre les créatures. Nous ne répondrons à cette prétendue difficulté que si on nous montre l'égalité dans tout le reste ; nous rappellerons seulement à
Soi )?]StIJLO$OPUIË.
nos lecteurs qu'il y a dans révangile : « On deman^ dera plus à celui qui a plus reçu» » Nous citerons aussi cette parole : « il y a plusieurs demeures dans la maison de mon père, m
Cette dernière réflexion nous conduit naturelle* ment au chapitre qui va suivre. Résumons en queU ques mots ce que nous venons de dire.
Il existe une loi morale.
L'homme doit obéir à cette loi parce qu'elle est la volonté souveraine.
Tout homme a la conscience pour sentir cette loi ^ la raison pour la comprendre , la liberté pour Texé^ cuter.
Le but de f homme ici-bas, c'est d'accomplir la loi»
IDËUXIÈME t»AKfïE^ Soi
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