‹ Nouveau système d'études philosophiquesChapitre 70 sur 101 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Lg^^îdistiancef ont besoin de verres pour distinguer au loin. Ses nerfs, qu'un exercice continuel a rendus a une extrême susceptibilité, s'irritent et souffrent à la moindre variation dans Tatmotspbère. Les ali* mens Substantiels lui pèsent : il ne sait comment vivre , car les rafralchissans Tafiaiblissent , et les toniques Péchauflent î le repos l'engourdît, l'exercice le fatigue. Le plus léger dérangement dans son sommeil , dans ses repas , dans l'air qu'il respire , est le signal d'une maladie. Mais sa pensée s'est élevée vers le Créateur ; il a voulu sonder les abtmeis de l'infini : il a demandé compte à la raison humaine de ses principes , de son action, de toutes ses puissances, de toutes ses découvertes t aucune science si profonde qu'il n'ait pénétrée , aucun art si brillant, si cdHipliqué dont il n'ait voulu connaître les Secrets, peut-être lui-même ne fkit-il rien, mais il sait comment on fait tout. Son vocabulaire est immense, et il serait beaucoup moins surpris d'un phénomène qu'il n'aurait jamais vu, que d'un mot qu'il né pourrait comprendra. Esprit vaste, cofps débile ; honnête homme aussi, car il sait pourquoi il lïe faul nuire à personne , pourquoi il faut se rendre utile : et son unique tort envers lui-même, c'est de préférer l'air de son cabinet à celui des champs ; envers sa famille, d'envoyer de trop Bonne heure ses enfanà au collège ; envers l'état , de trop parler , de ne pas agir assez;

Let[uelde ces deux individus a le mieux compris

sa nature , et accompli ses devoirs ? Lequel est le plus homme? cboisissez.^

Ou plulôt ne cboislssez pas , car tous deux sont coupables, tous deux se trompent. Tous deux laissent dépérir, à leurs dépens, un bienfait de la Providence. Les facultés de Tesprit , les ressorts de l'or-* ganisation ne marchent pas sans aides : Tbamme n'est pas une machine que Dieu dirige : c'est un être actif chargé de concourir avec la nature à Toeuvre du créateur. Les mystères- de la vie, comme ceux de la pensée, s'accomplissent à notre insu, sans doute , mais il dépend de nous d'en maintenir on d'en troubler l'harmonie. L'homme donc qui sent, qui comprend sa mission, l'homme qui veut ren^plir ses devoirs, doit exercer son intelligence, en songeant à sa moralité , et soigner ses organes , en songeant à son intelligence.

§• 1. Soin des organes.

Nous venons.de poser le principe de ce devoir , et la règle qui doit présider à son accomplissement. Entrons dans quelques détails.

Point d'excès : voilà la première condition que nous impose le soin de nos organes , le premier principe d'hygiène qu'il faille donner à tout le monde. Or, tout le monde peut le comprendre et s'y conformer , car nous portons en nous un guide qui n#nous trompe jamais à cet égard, la conscience. Au lit , à table, à la promenade, au travail, il faut

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