‹ Nouveau système d'études philosophiquesChapitre 79 sur 101 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

BEYOIRS 1>ES EPOUX,

Lb fondement de nos devoirs dans le mariage est ,, comme en toul, la volonlé du souverain iégislaleuiv manifestée par les faits.

L'instinct physique^ rinstlnct moral qui i*approche les sexes , rattachement durable de l'hommeet de la femme, la nécessité de cette durée pour lel^onheur de la fajnille et le maintien de la grande société humaine^ la force naturelle de l'un des; époux, la faiblesse naturelle de l'autre i voilà les bases; sur lesquelles repose le mariage ,. et te principe d^s. obligations qu'il entraîne.

Le premier de ces. £uts est commun à toutes les espèces animées^ L'animal est non seulement attirévers sa compagne par une force invincible : mais il l'aime , il la protège ^ il semble ne vi vise que pourelle, pendant la courte durée de leur union.

Ailleurs que dans l'espèce humaine , cet instincts s'arrête là. 11 cesse avec les besoins de la jeune fa-^ mille. Ce n'est point un être moral que le père et W. mère sont appelés à former : aussitôt que le nourris* son peut pourvoir lui-même à sa subsistance ^ Tunique affaira de sa vie , tous les liens sont brisés. L'a-- QiouT; maternel , l'autorité paternelle,^ 6>nt. place à

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rindifférence, à régalité absolue: vous ne trouves plus un père, une mère, des enfans; mais un mâle , une femelle , des jeunes et des vieux.

Chez rhomme , c'est autre ckose : à l'instinct se mêle la conscience et s'unit la raison : l'être moral,, toujours le même , est toujours soumis aux mêmes devoirs. Le pacte une fois compris et juré , il ne peut plus ni l'enfreindre ni le détruire , parce qu'il n'a pas fait la loi sur laquelle il repose. Dieu seul a créé Tamour conjugal, comme il a créé l'instinct qui rap* proche les sexes : et il faut bien se garder, de confondre cet instinct et cet amour.

Mais cet amour et cet instinct ne sont que des. moyens; le bvt eiltla propagation de l'espèce.

C'est donc dans l'intérêt seul de l'espèce , considéré au moral comme au physique, que la société* doit consacrer le mariage , et la religion lé bénir.

Les anciens législateurs semblent avoir peu com-^ pris la dignité du mariage, et par conséquent les devoirs respectifs des époux. L'attrait des sexes , la faiblesse de l'un et la force de l'autre , voilà les seuls principes , sur lesquels ils apppyaient cette institution. Elle ne leur semblait alors qu'un contrat entre deux individus , tout au plus entre deux familles ; contrat inique, où la force seule faisait loi , puisque 4'un côté se trouvaient presque tous les droits , de l'autre presque tous les devoirs. De là l'esclavage ou tput au moins la dépendance absolue des femmes : le pouvoir de les prendre ou de les répudier à vol(^uté;, la liberté même d'avoir à la fois plusieurs

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