‹ Nouveau système d'études philosophiquesChapitre 81 sur 101 · I1I«* SECTION.— MORALE SOCIALE · texte numérisé non relu

I1I«* SECTION.— MORALE SOCIALE

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Les animaux virent en ttoupe ; Thomme seul vit €n société.

La société n'est donc pas une simple réunion fondée sur une communauté d'instincts et de besoins : c'est aussi , c'est surtout un rapport de droits et de devoirs*

Issu d'une même origine , appelé à la même destinée ^ vivant sous la même loi ^ le genre humain peut être considéré comme Une grande famille^ où tous les individus sont frères» Là , si l'on fait abstraction de toute autre chose que du caractère d'homme , l'égalité est partout.

Mais nous avons déjà vu qu^il est à c6té de cette abstraction des réalités qui détruisent l'équilibre^ Ces réalités sont l'œuvre de Dieu.

Il en est d'autres , que l'homine a faites , et qui n'en existent pas moins positivement^ qui ne détruisent pas moins la théorie de l'égalité humaine* Calquées sur la famille ^ les institutions civiles établissent un nouvel ordre de devoirs.

Nous disons calquées sur la famille, parce quâ nous ne trouvons nulle part dans l'histoire une cité DU le principe d'égalité soit autre chose qu'une fiction. Partout nous voyons des lois à suivre, une au-

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torité à respecter , des privilèges à maintenir. Nous ine comprenons donc pas comment les rapports d'homme à homme pourraient servir de base aux combinaisons civiles : il faudrait pour cela changer la nature humaine.

Avant donc d'arriver à nos devoirs envers tous, devoirs qui toujours correspondent à des droits, et qu'on peut appuyer sur Fabstraction d'une égalité parfaite, parlons des réalités, ci viles comme nous avons parlé des réalités domestiques.

dëuxièmii: partie. 4ot

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