DEUXIÈME PARTIE
Gepfsnclaiiiyest quelque chos^r.que l'houi^eur ;, jb ne dis pas seulemeut levérilable lionne.u^S ce$tnàr dijre, le témoignage. que se rend une âme. droite ^ le sentiment) Tamour du devoir, la coxiscieuce dçjia Y^irtu , conscientia benè actœ vitœ s non , çet,.ho9-neur^Ià, nous n avons pas besoin de le Aé£spAte\ îX esta labri de toutes les attaques; et ce sevaU'&i?e d'inutiles déclamations que de condamner à sou sujet le duel qui n'est pas institué pour le protéger., qui n'a rien à démêler avec lui. Je parle de cet bouqeur qui tient à la considération publique*, à Te/Hime de nos semblables ; honneur du dehors , si Ton veut-, mai^ qui n'en est pas moins une propriété, dont la jouissance est légitime , et contre laquelle toute agression est injuste. Eh bien, cet honneur-là, on peut le défendre^ on le doit. Celui qu^'pn accuse de mensonge ou d'infamie aura beau se dire à lui-même : tt mes paroles sont vraies, ma conduite irréprochable;» ce n'est pas assez; il a besoin qu'on le croiei; c'est, une nécessité sociale ;' à laquelle il est bon que l'homme ne renonce pas. Horace a dit : • ^^' -
Si quis me clamet iurem , neget esse pudicum , Contendat laqueo collum pressîss'e pàtefnum , ' Mordear opprobriis falsîs , rautémve colores ?• '
Non : mais le voleur, Tipipudique,, le parrjcide ne changeront pas de couleur non plus , et vous voudrez cependant que le monde vous distingue, de ces gens-là ; je dis plus ; vous aurez le droit de l'exiger. Cette insensibilité stoïque , ce recours intéi*ieur
daûàipon propre méHie, cette insouciance pour TopinSoanè sont pas bien : on ne vit pas seulement pour soir,-^ tiiAift^pour autrui ; cl i'homme vertueux que Ton càloàihié^, doit à la société de prouver qu'il est veHbdùt i comme l'honnête citoyen dont la Vie est menacée i doit à la société de tuer" le brigand qui rattàqiié, plutôt que de se laisser égorger sans défenséV
Voilà sans contredit la plus forte considération qu'on puisse faire valoir en faveur du duel ; car nous ne parlons pas de ces offenses chimériques qu'une étiquette niaise croît entrevoir dans un regard dé travers, dans un manque de politesse. Il est de ces insultes qu'un honnête homme ne doit pas soilffrir , isurtout si elles flétrissent la réputation d'une personne qui nous est chère. Quel fils verra de sang froid outrager sa mère ? quel époux sa femme ? quel frère sa sœur?
Mais aussi qui vous a dit que la vertu est toujours facile ? que la raison ne coûte rien ?
Raisonnons donc : quel est votre but ? venger la personne insultée ? Vous n'en avez pas le droit : toute vengeance est mauvaise.
Punir r agresseur? Vous n'en avez pas le droit: nous l'avons prouvé.
" Défendre, protéger la réputation de celle qu'on veut déshonorer ? A la bonne heure : c'est un droit de nature , d'autant plus sacré qu'il s'applique ici à la protection d'autrui plutôt qu'à la défense person* nelle.