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(Exemple d'un compte des attcluges.) COMETE DES BETES DE TRAIT.
Huit Chevaux.
MOIS DK JUILLET.
5! a M E leoDurTs EN N JOURNÉ ES DE TRAVAIL. “| DÉPENSES. | >» | | DE PER EEE ——— | —— 1 | 8) . > | 2l ‘6 | Intérêt du pas des che-!
3 | | | ME unies | | 4 6 l Diminution de valeur des] | 5 U ch vaux à 10 p. UyN...... | tél | 8 | | Main-d’œuvre pour le soiri| | 7 | 4 l'du pensage à l'écurie. ....| |& | 8 | | Loyer de l'écurie... ....
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Total des produits... ‘1
| Î : | | égal à la dépense......1 "ft |
Observations.
DEMANDE.— Avez-vous à me donner quelques explications sur ce compte ?
RÉPONSE.— Celles que je vous ai données sur le compte des ouvriers devraientstfire pour vous faire comprendre celui-ci.
Chaque fois qu'un cheval est employé à un service queiconqne, re porte la journée de ee cheval en dépense à ce service, et en recette au compte des chevaux. Te nombre 166 que vous voyez au base lacolonne des jonrnees de travai exprime le total de ees journecs, dont la valeur jointe a la valeur du fumier doit compenser tous les articles de ki dépense,
À la fin du mois, pour savoir ce que chaque journée de travail n coûté, 1! faut, de }1 somme totaie Ge ia dépense, déduire Ja valeur du fumier, et diviser le reste par 166, c’est-à-dire par le nombre des journées de travail,
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Ii convient de détailler ainsi les journées de travail des chevaux, pour pouvoir porter le coût exact de leur dépense aux divers services de la ferme. Ce coût varie plus pour leschevaux que pour ies hommes, parce que, suivant les saisons, les nttelages travaillent plus où moins, tandis que les hommes ont toujours quelque chose à faire.
L'agriculteur doit réduire autant que possible le nombre de ses attelages, parce que, lorsque les chevaux restent à l'écurie, les dépenses marchent toujours, tandis que fes produits sont nuls, si ce n’est en fumier; eependant il doit toujours en avoir assez pour pouvoir exécuter tous ses travaux dans leur tems; mais ce à quoi il doit faire le plus attention, c’est de réserver pour les mauvais jours des travaux d’intérierr (comme le battage des grains par exemple} par lesquels les attelages puissent gagner une partie des frais de leur entretien.
Touchant le chapitre des dépenses de ce cemnte, je dirai que beaucoup d’agronomes distingués, pour éviter dans les comptes de culture le détail dont nous venons de parler, se sont livrés à des calculs minutieux afin d'établir ce qu’un eheval coûte à peu près par jour à son maître ; pour moi je trouve que ces culcuis ne sauraient être exacts pour tous les pays, à cause de la grande différence des prix des fourrages. D'ailleurs, les grands chevaux dépensent plus que les petits ; cemx qui travaillent beaucoup consomment plus que ceux qui restent à l’étable ; d'autre part, peut-on rigoureusement calculer les absences, les tems de maladie, ete., il convient donc mieux de compter, mois par mois, ee que coûte réellement chaque cheval; on ne saurait être trop rigoureux. Celui qui calcule tottjours à peu prés, pour les attelages, pour les hommes, pour ses dépenses en général comme pour ses recettes, ne peut que se trouver dans les ténèbres et l’incertitucde à la fin de lanuée.
Quand on se sert de bœufs au lieu de chevaux pour les travaux des champs, on retranehe de la dépense l'article dminution de la valeur des animaux, et l’on ajoute à la recette un article pour Ja plus value que ces mèmes bœufs pourront acquérir pendant l’année.
Ordinairement un bœuf gagne en croissance tout en faisant le
travail de la ferme, ef & Go
Compte du mobilier et des instrumens araioires.
DEMANDE.— Voulez-vous nous donner quelques expiications sur ce compte ?
RÉPONSE.— Pour le mobilier et les instrunmeus aratoires on procède de mème que pour les attelages ; les journées d'usage de ces instrumens se portent à la recette, tandis qu'au chapitre @e- la dépense, on inscrit: 1° l'intérêt du capital représentant la valeur du mobilier aratoire, et qui est établi par l’inventaire ; 29 un dixième do la valeur de ve capital, car on a calcule que le matériel d'une ferme se détériore chaque année dans cette proportion; 39 et Îles jruis de réparution et d'entretien quiont lieu dans j'année. es
trois articles représentent le total de la dépense qui doit être corapeusé, au chapitre de la recette, par une somme égale, montant au prix de toutes les journées d'usage de ces instrumens, et qui a été portée en détail au compte de chaque branche de
la ferme,
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nexwaxpe.— Connnent établissez-vous le chapitre des produits do eu compte ?
RÉpuNsE.— Pour bien tenir ce compte, comme celni des ouvriers at des bêtes de trait, il faut se rappeler que lagriculteur doit se: considérer en ce cas comme étant Joueur d'ouvriers, de chevanx et d'instrumens, Eh bien, que ferait un loueur d’instromens? I! diviseruit son mobilier aratoire en trois catégories : 19 Les instrumeus arutoires proprement dits, tel que charrues, herses, sempirs, etc. ; 90 Les véhicules ou voitures de toutes espèces ; 39 Etles engins et instrumens qui servent à l’intérieur de la ferm ù, tel que machines à battre, à bréguer le chanvre, ete., puis de même que pour les journées d'attelages, i! ouvrirait à chaque catégorie une colonne dans laquelle il inscrirait toutes les journées de lunage de sés divers instrumens ÿ ainsi supposons que fe ler mai, deux herses, trois charrues et un semoir fonctionnent, il porterait 6 journées à la colonne des instrumens de În ère catégorie. en néglige les jouruées des peüts iustrumens, comme pell CS, | nmicches, ete., on en fait un Eloc à la fin de l'année,
Le ch: ipitre des dépenses se divisera de même en trois colonnes où l'on fera pre en t le compte des dépenses de ch: aque catégorie.
DEMANDE.— Pourquoi établit-on ces cutégories, Ce sont bien de: deétuils ?
RÉPONSE. On ne pont Copie qu'à la fin Ge Pannée ce qu'ont coûté où perdu par l'usage les divers instrumeps dont on s’est servi, durant cette année ; on a bien porte au compte de chaque branche le nombre des journées d'asage, mais on n’a pu assigner de chiffre à
ces journées. U ’omment, au règlement « de compte, pourrail- ou Hova déterminer ces chiffres ÉsacienenL si l’on n’établissait pas ces catéguries ? On ferait s supporter par les champs des frais qui auraient petit- ètre té vecasionnés par l'industrie irimale: et vice versà.
Quclanes agriculteurs veulent que l'on considère les frais d’entrotien du mutériel d'une FAAtRs comme des frais généraux Gevant être répartis sur la masse lex Pont mais je pense qu'il li “en doit pus être ainsi, parce qu “il est des industries qui se servent us Güe d'autres de ce matériel, et qui, par conséquent, doivent supporter les frais de son entretien et de sou loyer duns la proportic h
ile l'US; ge qu ‘elles va font.
TROISIE ME EEVRE Coimmpies eourarse.,
Du Compte de Caisse.
PDEMANDE.— Donnez-nous quelques éxplications sur ce compte.
RÉPONSE.-- Eu agriculture, le Compte de cuisse n'a pas, comme daus une batuque, pour seul but de balnncer chaque soir les encuisseniens €t Îles payemens de la Jonrnée, et d’étublir le chiffre des cspèces el des vuleurs qui restent en caisse, Dans une ferme 1 se pusse souvent plusieurs jours, el mème quelquefois plusieurs, seinines, surtout pendunt | ‘hiver, suns qu'il se fasse de recettes c de puiemens, alors le compte de caisse est souvent iünaaine Lhez beuticoup d'agriculteurs il no mème inutile, s'il n'avait sp -
cualcmeut pour objet de réarir dans un mème Gidtu tuutes its