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sommes payées on reçues, et par là faciliter considérablement ies recherches, pour les réglemens soit avec les ouvriers, soit avee les fournisseurs, marchands, cie. ; tous gens qui n'ont pas toujours très bonne mémoire, nides livres bien réguliers, etauxquels il serait trop long d’ouvrir un compte particulier.
Du compte du forgeron. du sellier et des fournisseurs de la ferme.
Cependant si les ouvriers étrangers à la ferme, tels que le sel'ier, le forgeron, le charron, ete., et les fournisseurs et marchands entretiennent, uvec l’établissement, des relations d’affuires importantes, il seruit bon d'ouvrir à chacun un ecmpte particulier,
Ces comptes se composent du chapitre intitulé doit, où Jon inscrit toutes ÎJes sommes payées, en espèces où en nature, à l'individu auquel le compte est ouvert ,on dûes pur lui, et d’un autre chapitre intitulé avoir, qui comprend toutes les sommes dues en esjêces où en nature à cette mème personne.
La balance de ces comptes particuliers se fait lorsque les parties intéressées règlent ensemble. Tousces comptes sont trop faciies et tro üsuels pour qu'il soit nécessaire d’en donuer de plus ampies détails.
Compte du menage.— Le fermier, pour régler les dépenses de sa maison, doit ouvrir à son ménage un compte particulier.
Ce compte n’est qu’un compte de &épense, car Ja famille eonsomme et ne paie pus. Le fermier, sa fenime et ses enfans trouvent le paiement le ce qu'ils dépensent dans le surcroi de prodiitg que leur procure leur activité, leurs soins, et leur économie ; on pourtait à la rigueur balancer Jes dépenses, du ménage, jusqu'à dûe concurrence, par la valeur de leurs travaux, mais à quoi bon? d'ailleurs, dans la grande culture, le travail du maître est tout de surveillance, Je compte du ménuge n'a donc d’autre but que de régler ia dépense de la famille, empêcher la prodigalité et justifier les comptes de magasin.
Le mévage ne doit vivre que sur l’excédunt des produits sur les Jepenses, c’est-à-dire sur le bénéfice ; mais si le ménuge vit en attaquant le capital, l'agriculteur doit immédiatement tout disposer pour qu'il en suit autrement, et cc n’est que par un compte de mévage bien minutieux, qu’il peut être averti du mal qui menace de le mener promptement à su ruine.
Combien d'agriculteurs fort inaustrieux, fort actifs, obtenant des résultats magnifiques, se trouvent ruinés par les désordres du ménage, par son luxe et quelques fois par la seule cuisine, véritable goutire où vout s’enfouir sans contrôle jes provisions du magasin, l'argent de la caisse et J'avenir de Ju ferme et de ja famille !
Lorsque les engages de In ferme sont loges, nourris et blanchis par le fermier, celui-ci n'a pas besoin d'ouvrir un compte sépare pour cela, it tient son compte de ménage comme si les eugngés faisaent partie de la famille, et à la fiu de l'année j! distrait de la depouse totuie celle occasionnée par les engugagés à éant pur jour et pur homme. Il n’est pas un fermier qui ne sache, s’il na un peu d’habitude de la vie des champs, ce qu’un engagé dépense par Jour en suivant tel ou tel régime, celui qui n'aurait jamais fait ee calcul pourrait, en le faisant à part pendant un iois, acquérir assez d'expérnience pour se dispenser de teuir un compte spécial à cet eftet.
Comptes de Mugasin.
Nous avons dit ce que sont leg comptes de magasin et quelle est leur utilité. (es omptes su nombre de 8, celui des grains ct fourrages, celui des cngrais et celui das Jenréea provenant de la production animale, &e tiennent de la 1aûme manière, et ainsi qu'il est indiqué par l'exemple suvaat :
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: (4) Le lecteur ne pen chercher à trouver aucun rapport entre les divers exemples des comptes contenus dans cet ouvrage : n auteur ayant euen vue seulement de faire ressortir les <as qui pourraient présenter quelques ditficultés. ne s’est pas attaché à mettre de Ia suite entre les comptes non plus qu’eutre les items qui composent chacun des exemples,
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mais j'ai besoin d’explications au sujet de l’article :
LAÈCE 31 95.7 Explication du compte précédent.
DEMANDE.— Je comprends les articles 1 et ? du chap. des entrées,
RÉPONSE.-— Lorsque l’on rentre les recettes de céréalesc! e pent peser la paille, vû qu’elle contient encore le grain. Ce, adant, comme il serait trop long de faire cette pesée après le battage, surtout dans les exploitations où l’on bat au moulin, et où l’on ne met pas la paille en bottes, il faut que l’évaluation se fasse lors de la rentrée des récoltes. Pour cela, on compte les voyages, que l’on fait égaux autant que possible, puis on en met quelques-uns de côté, dont un pèse la paille après le battage, et l’on donne ensuite à tous les voyages le poids moyen trouvé par cette opération. Avec un peu d'habitude l’ugriculteur finit toujours par n’uvoir plus besoin de cette vérification.
Comme en rentrant les récoltes on ne pett apprécier la quantité de grains qu’elles pourront donner, ce n’est qu’au fur et à mesure du battage que l’on doit inscrire au compte du magusin la quantité dé grain obtenue,
DEMANDE.— Comment expliquez-vous cette entrée de son et de farine, qui forme l’article 8 de ce même chapitre.
RÉPONSE.— Lorsque j’envoic du grain au moulin, j’inscris à la sortie Ja quantité de grain qui est sortie du magasin, et à l’entrée ja fleur et le son qui proviennent de ce grain. Puis lorsque je donne de la fleur au ménage, ou lorsque j’en envoie au marché, je porte à la sertie la quantité consommée par le ménage ou vendue. Le son allant ordinairement à la volaille on aux autres branches de l’industrie animale, j'iuscris à la sortie chaque quantité livrée à telle ou telle de ces bianches, de cette manière il n’y a jamais-de con fusion.
DEMANDE.— Les fourrages et les grains subissent en magasin des diminutions de volume, quelquefois de détériorations. Comment, dans ce cas, faites-vous pour couvrir ces pertes ? vuus ne pouvez porter aux sorties les mêmes prix qu'aux entrécs.
RÉPONSE.— Je vous ai dit que l’on devait considérer le magasin comme commerçant. ‘Or, que fuit un commerçant lorsqu’il achète des denrées pour les revendre ? Il a le bon esprit de prévoir les diminutions et détoriorations inévitables, et d’établir en conséquence ses prix d’achat ct ses prix de vente ; mais en ce qui concerne les pertes accidentelles il ne peut les récupérer en élevant extraordinairement le prix du surplus de ses denrées qui ne trouveraient pas d'acquéreurs, si elles étaient cotées au -dussus du cours. De même, le cultivateur doit calculer les diminutionset détériorations, que subissent ordinairement les grains et fourrages, pour établir ses prix d'entrées et de sorties d’une manière raisonnable ; mais s'il vient à perdre par sa faute où par accident une parties de ces mèmes grains et fourrages, il serait fort mal avisé de vouloir couvrir cette perte en élevant extraordinaïirement les prix du surplus ; d’abord au marché il ne trouverait pas d’acquéreurs, et s’il écoule ce même surpius duns son exploitation, l’industrie animale, qui aura consommé ses fourrages, sera grevée d’une dépense exorbitante, que les produits ne pourront jamais couvrir.
Ce qui s’est perdu dans le magasin est perdu pour la bourse de l'agriculteur; c’est à celui-ci de veiller à la conservation de ses récoltes.
Ca c 27 Ye n | et 52 SP
Les explications que Je viens de vous donner s'appliquent auss: au compte du magusin des denrées provenant de la deuxième :ugustrie, lequel compte se tient de la même manière.
Compte du Magasin des denrées.
Comme pour le compte des fourrages, dans le compte du mogasin des denrées, ou consacre une colonne à chaque espèce de produits, beurre, fromage, lard, ete., ete.
Compte du Magasin ou dépot de fumiers.
Ce compte se tient de la manière suivante :
Où inscrit à son entrée, chaqne fois que l’on nettoie les étables, ] nombre de voitures de fumier produit par les diverses branches de Pindustrie animale, et l’on met en regard le prix payé par le magesin à chacune de ces branches, IT est inutile de dire que chaque sorte de fumier doit avoir sa colonne particulière à la sortie, on inscrit toute voiture de fumier fournie par le magasin à un champ quelconque, et en regard on porte le prix payé par ce champ.
Comme le fumier mis en tas diminue beaucoup de volhnne, on comprend que le nombre «es voitures envoyées aux champs, doit être bien inférieur au nombre de voitures de famier frais soitant des étables, il faut, par conséquent, que je compte de magasii cempense cette différence de quantité } par une diflérence de prix proportion pelle. Si, par exempie, 20 voitures mises en dépot nue d'un quart en volume, les 15 voitures qui resteront après la fermentation devront être payées, par ies éhamps qui les recevront, le même prix que ler 20 voitures ont été payées par le magasin aux diverses Vranches de l’industrie animale, autrement le magasin serait en dé: ficitice qui ne doit pas être par les diminut'ons que l'on ne peut empêcher.
Ce compte soigneusement tenu, outre ses autres avantages, x celui bien grand d’avertir l’agriculteur de soigner ses engrais, et&e lui montrer que s ‘il les laisse so perdre ou se “détériorer r, il doit né cessairement s'attendre à nn déficit dans son compte de mugasin, ou dans ses comptes de culture, s'il établit, comme nous venons die Je dire, une balance entre le prix des entrées et le prix des sorties même pour ses détériorations provenant de sa faute,
Compte des frais généraux.
Ce compte comprend toutes les dépenses faites dans l'intérêt genéral de l'exploitation, et quine peuvent être attribuées à une 1ndustrie plutôt qu’à une autre, comme les taxes, par exemple, les réparations aux chemins, etc.
Leur total, à la fin de l’année, doit être retranché du chifire totul de la recette, sans quoi les bénétices nets seraient exagérés.
Compte des améliorations foncières.
Ce compte se compose d’un chapitre des dépenses et d’un chapitre des produits,
Celui des dépenses comprend tous les travaux exécutés en vue
d’une amélioratiou du fonus, c’est-à-dire dont les effets seront de \ongue durée, tels sont les travaux d'assainissement, les plartations, les défuncemens, les constructions, etc.
Le chapitre des produits se compose des sommes représentant la les value que chacun de ces travaux a donnée à la ferme.
régi up seu!
ent aussi XIéine 1u-
ù mogasiri > produits,
ptables, le inches de le mags- 1e chaque 16, ON iDSun champ np.
oluime, nn 1mpS, doit citant des cempense roportionuent d'un mentation le même « diverses uit en dé.
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Intages, a ais, etes | doit némugasin, renons «le us sorties,
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