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Il est bon d'observer ici que, lorsque ces travaux d'améliorations sont exécutés, en tout ou eu partie, par le personnel, les attelages et le matériel de l’établissement, l’agriculteur doit ne pus oublier à la fin de l’année &e porter aux recettes de l'exercice, pendant lequel ces travaux ont été exécutés, le montant de cette main-d'œuvre ; autrement il ferait supporter par les récoltes de cette aanée, par la régie de cet exercice,une dépense qui duit être considérée comme un ’upital à ajouter au principal du prix d’ucquisition, et dont l'intérêt seulement devra, à l’avenir, être supporté par les produits.
Il ne faut pas confondre les travaux faits en vue d’améliorations avec ceux faits en vue du revenu périodique et immédiat.
irrétés des comptes à la fin d'un exerri e.
Cette opération a pour but de connaître, à la fin d'un exercice, les bénétices ou les pertes de l’année révolue.
Pour cela, un établit un compte dont l'actif se compose :
1° Du bénéfice de chaque branche des industries végétale et animale ;
2* De la plus vaiue, s’il yen a, du matériel de la ferme, ce qui est constaté par l’inventaire ;
39 De la plus value donnée au sol au moyen des améliorations foncières, ce qui est constaté pur le compte des amélivrativns foncières et l’inventaire ;
4° Et des avances de culture faites pur l’exercice écoulé à l’exercice qui commence, comme les labours préparatoires, les semences, étc., ce qui se trouve établi dans l'mveutuire.
Le passif se compose : 1° du déficit des diverses branches qui out un excédent de dépenses sur leurs recettes ; 24 de la détérioration du matériel, s’il y en a une ; 39de la dépréciation du sol par suite de mauvaise culture, si dépréciation il y a,
Ces deux derniers articles sout établis par l’inventaire.
J'ous les autres comptes, celui de la caisse, celui du ménage, ceux des magasins, etc, sont étrangers à cet arrêté Ge compte jen efiet, les bénéfices ou les pertes d'une année de culture ne consistent pas dans la quantité de produits transformés en argent, ou consommés, ou mis en Wagasin, tais seulement dans l'excédent d'argent que ces produits ont donné sur les dépenses qu’is ont nécessitées, ce qui ne veut être constaté que par les comptes des deux premières industries, et par ceux qui uttesteut qu'une portie des travaux et des dépenses a été capitalisée en améliorations foncières ou en augmentation de matériel.
DEMANDE.— À quelle époque de l’année convient-il &e clère la comptabilité ?
RÉPONSE. — Les opérations du cultivateur sont tellement liées entr'elles que jamais il n’y a d'interruption, et par conséquent on ne
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\s35 puisse LL que LUHCC LVCUUICE n’a pas laissé à celle qui arrive beaucoup de travaux dont celle-ci profitera. Cependant, la fin de l’automne, ie ler Novembre, est l’époque préférable pour cette opération, parce qu’à ce moment les travaux de l’année qui finit et de celle qui commence sont assez nettement divisés ; il n’y a que les ensemensemens d’hiver et les labours préparatoires d'automne qui ont été anticipés par l’année qui finit sur celle qui va commencer.
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uée courante, on n’a qu’à se pourvoir d’avance des livres que l’on destine à l'exercice qui va suivre et qu’à porter ces travaux préparatoires aux comptes de ce nouvei £xcreice, en ayant le soin de faire payer par celui-ci à l’exercice qui finit les frais occasiunnés par ces travaux.
Récapitulution.
En résumé la tenue de cette comptabilité se réduit à :
1° Isoler autant que pussible les diverses branches des deux premières industries, la production végétale et la production animale :
20 Maintenir cet isolement par des comptes de magasin régulierement tenus ;
3° Ne jamais manquer d'inscrire la moindre manœuvre, la moin. dre perte de tems, la moindre partie de fourrages, en un mot la moindre dépense au compte de l’industrie à laquelle cette dépense se rapporte.
4° Et ne jamais inscrire une dépense ou une recette quelconque sur le grand livre ou le livre des comptes courans, avant qu’elle n'ait été portée au journal.
DEMANDE.—Je trouve vos comptes de culture fort clairs et aussi exacts que possibe, mais vous conviendrez qu’ils nécessitent cependant quelqu’étude, et demandent, pour être mis en pratique, un travail de cabinet très long et incompatible le plus souvent avec les occupations journalières de l’agricuiteur.
RÉPONSE.— Est-ce que l’on peut connaître la tenue des livres de commerce sans l’étudier? Maintenant, si vous refléchissiez bien, vous verriez que ces comptes ne sont pas plus longs à tenir que dificiles à comprendre. En effet, voici tout le travail qu’ils nécessitent :
Au commencement de l’année de culture, vous prenez les trois livres dont je vous ai donné la description, vous y établissez toutes les divisions nécessaires, et inscrivez en tête de chaque compte ouvert letitre qui lui appartient. Ces premières dispositions peuvent bien nécessiter une journée de travail ou deux au plus. Une fois ce cadre tracé, que vous reste-t-il à faire ? Chaque soir, vous inscrivez sur le journal ce qui s’est passé dans la ferme durant la journée ; or, ceci peut s’écrire en dix ou douze lignes, et en moins d’un quart d'heure. Le samedi soir, vous reportez sur les deux autres livres tout ce qui a été inscrit sur le journal, (ce qui a rapport au livre de caisse doit ètre reporté chaque soir), durant la semaine ; or. à 10 ou 12 lignes par jour, votre travail du samedi consiste à transcrire 70 à 80 lignes. Cependant, comme il est des item qui doivent figurer à des comptes différents, estimons le travail du samedi à 100 lignes environ ; et bien, quel tems si long faut-il pour écrire 109 lignes ? Je crois que trois heures suffisent. Vous voyez qu’en soinme tout le tems qu’exige la tenue de ces livres est d’environ 5 heures par semaine, et fut-il de six, ces six heures seraient-elles perdues (1)?
Comment, vous ne craigniez pas de mettre tout votre avoir dans une spéculation qui peut entrainer votre ruine en peu de tems ; vous
(1) On doit comprendre que, dans la pratique, l’agriculteur expérimenté jeut, s’il le juge convenable, simplifier quelques-unes des opérations dont il est question dans cet ouvrage ; de mème que dans les calculs arithmétiques on se sert d’abréviations que de longues formules enseignées par les livres de la science, mais ce n’est que lorsque l'on a acquis une grande expérience que l’ou peut sans danger se fier à ces procédés abréviateurs,
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