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réronse.—Je vous ai déjà dit que, pour se bien rendre compte dn nérite de telle ou telle branche d’une industrie agricole, il était d'spensuble de l’isoler, et de bien déterminer les rapports qu'elle
peu’ #1 ivee toute autre branche, et surtout le point où lune finit et oi utre commence; c'est ce que vous voyez danste 4e irticle.
Une vacherie n'a d'autre but que de convertir des jourrages en lait, ue et fumier ; si vous lui faites élever des veaux, elle empiète sur
udustrie de l’élevenr ; en conséquence, lorsque les vequx sont frrote la vacherie les nourrit un MOIS OU SX seimaites, |Usqu'à Ce qu - .s soient bons à aller à lu boucherie, où elle en reçoit Le prix, on bien elle les vend à l’éleveur qui duities lui payer immédiatement.
Il en est de même pour le Init éerêmé, s’il n'est employé en fromage ; (je laisse la luiterie et ses pRosite en beurre ct en fromage uu compte de la vacherié); ce lait doit être payé à la vacherie lorsqu'il passe à la porcherie, de même aussi pour ie fumier, lorsqu'il passe de l’étabie des vaches an magasin.
Qne les veuux soient bien où mal élevés, que la porcherie mette: profit ou non le luit qu'elle consomme, que le fumier uit bien Jual employé, ceci ne regarde pes la vacherie, tout ce qu'elle devanrs faire elle l’a fait, c'étuit de produire le plus possible de chacune &e ces trois matières ; en softe que si la ferme ne prospère pas, il ne faut pus que l'agriculteur attribue ses revers à da vacherie, il funt qu'il cherche s'il n'y a pas quelqu'autre branche qui ne paie pas ic matières et les frais de main-d'œuvre qu'eile hécessite.
© L'article suivant se trouve ainsi expliqué ; je n'ui pius qu'à vous faire une observation à cet endroit. |
L faut autant que possible, pour rester toujours dans ie vrai, donner aux produits de chaque industrie une vulenr rationelle, autrement on courrait risque de se faire une fausse idée du mérite de chacune d'elles. Ainsi, par exemjie, si ion exagère Je prix du Jait, Ges veaux, du fumier, on augmenteru par Jjà de beaucoup les revenus de Ja vacherie, mais, lu porcherie, l'élève des veaux, et les champs qui recevront le famier, seront grèvés, chacun en ce qui le concerne, d'une dépense exorbitante qui ne pourra être compensée par les produits. Je veux Lien convenir qu'il y a compensation daus l'ensetible des résultats, mais, en operaut winsi, agriculteur se jette uuss (e profondes erreurs relutivement au mérite de Puue ou de l'uutre de ces branches de’ son exploitation.
DEMANOr.— [fes murchés établissent Je cours di lie iles veaux, du fromage, cte.; mais cemment pouvez-vous 11. aleur à tsimier, en Amérique cela me paraît diflicile ?
RÉPONXSE.—Je viens de vous dire qu'il est indispensable d'établir un Juste rapport entre la valeur des engrais et la valeur des grains et fuurrages qu'ils sont appelés à produire ; s c'est en conséquence de cepri ipe que Je fais mes évaluations. Pour cela, je n'ai qu’à prendent ce de SORIHArS Ion dans les pays du vieux monde où ie
fnmie: À &. cours établi et ferme, comme en J'rance ou en Angie-. forre, HE euriple, puis de r4isünne üinsi : Sicti Anglete ire le blé vaut
six cheins !c minot,et qu’il n’en vaille que cinq en ATÉrIAUES Ja voi- {ure de fumier pesant 1000 lbs qui, en Ang'eterre vaut 2 chelins, ne voudra en Amérique que 1s 8, c'est-à-dire, que la valeur du fumier, dans ces deux pays, sera comme la valeur du blé, dans le rapport de 9 à6 jet en ceffet ilne feut en être autrement ; dung une exploitation
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anport de cploitation
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agricole comme daus une fabrique, quand les produits sont plus of moins chers, la matière première qui sert à les confectionner doit être plus où moins chère.
DEMANDE.— Jo lis au premier article de votre dépense, diminution de la valeur des animaux. Qu’eutendez-vous par là?
RéPonsr.—Mn vacherie se compose de quatorze vaches laitières ; chacune d’elles vaut en ce moment vingt-cinq piastres, partequ elles sont bonnes et jeunes, Je vais los garder huit où neuf ans, tant qu'elles pourront me donner de bons bénéfices ; mais, lorsqu'elle auront atteint l’âge où le lait diminue considérablement, il faudra s'en défaire, et il est certain qu'alors elles vawdront biea moin qu ‘aujourd? te : si donc, au lieu de 25 piastres, je ne les vends qua 19,ouù si je les fais passer à l’étuble des bêtes à l'engrais pour ce prix, chic ts d'elles aura perdu 10 piastres ; il est done tout naturel que ie débr'a ma vacherie, peddant chacune des hitit où neufannées qui ent £'Asuuler, d'une quote-part de cette difference ; tuais comine cette différence est difficile à apprécier, parce qu'il est impossible l prévoir quel serx le cours des animaux dans hnit ou ueuf ans, Ju adopté une roÿenne, que des expériences cent fuis répétées ont reconnu être chaque unnée d’un vingtième du capital, eu y compre-
uant les pertes accildenteiles.
DEMANDE.— Au second article de votre dépense, figure l’intérèt à 6 pour 100 du capital représentant la valeur de vos vaches, pourquoi ?
RÉPONSE. — Mes vaches m'ont coûté 25 piast tres chacuve w où 350 cn somme ; n'est il pas juste que je porte à la dépense de ma vachene liut érêt de cet urgent qui, placé à la banque, mo ta pi porterait un intérêt aussi fort, sans que je m'en donne le maiadre.souci ?
DEMANDE.— Pourquoi portez-vous en dépense ie loyer des bâtimens vecupés par les vaches, à raison de 5 sols par tête et par mois ?
KÉPUNSE.— Ces bâtimens ne m'out-ils rien coûté? Si assurement, ctuu fort capilul ; pourquoi ne ferais s-je pus ulors ne A ei vaches l’intérèt de ce cupitul, qui we seruit peut-étre plus profitabie, s'il était placé tout autrement ?
L'articie du loyer de la huiterie se trouve expliqué par la ième THiSsUr,.
DEMANDE. Lst-il nécessaire d'être aussi rigoureux pour des caiculs de fermet?
Réponsz.-—(h ne saurait trop l'être, toutes les fois qu'il s'ag:’ de sa lurtune, C'est, pour n ‘attucher ausune ii! nportaunce à {ous ces importans détuils, que beaucoup d’a griculteurs, prenant pour be né live réelle prix Ge le ur beurre et de leur fromage, se ruinent insensible ment au moyen d’une industrie sur liquelle ils comptaient pour faire fortune. Pour la plupart, aussi enthousinstes qu’imprévoyans, on dirait qu'ils s'étudient à se cacher à eux-mêmes leurs mécomptes
et leurs ner Mes vaches me rapportent fanf par année, vous, diseut-iis avec \ heureux orgueil, en vous donuant un chiire tuujours exa£ ré, ” si vous lur demandez la preuve de leur asser-
Ho, ils n'ont at livre à vous montrer, aucuns comptes établrs, ils Du savent mêrae pas quelle quantité de lait ils peuvent retirer
de leur sucherie.
pemManpe.- fo 5éme et Gème articles sont faciles à comprendre, surtout aprés l'explication que vous m'uvez donnée, touchant l'évahation des Wurriges, ax chapitre de la proluction végétales Au