‹ Nouveau système de déligation chirurgicaleChapitre 29 sur 30 · POSE ET COMPRESSION LATÉRALE, SUR LA CHAISE A BÉQUILLES · texte numérisé non relu

POSE ET COMPRESSION LATÉRALE, SUR LA CHAISE A BÉQUILLES

fig. 4 2.

La gibbosité est censée, ici, du côté gauche, ce qui est très-rare.

COMPRESSEUR DORSO- BIS— AXILLAIRE , fig. 43.

On peut augmenter son action , en appliquant une petite trmgle en fer et un peu élevée, là où se trouve la mortaise supérieure.

MISE EN ACTION DU COMPRESSEUR DORSAL , fig. 44*

Les bouts de la cravatte, dont le milieu est passé dans la mortaise supérieure, peuvent s’attacher aux deux mortaises inférieures, ou aux bras de ce redresseur du dos. On conçoit, qu’au moyen de deux bouts d’une corde, qui viendront se fixer aux extrémités de ce compresseur , l’individu en traitement pourra se balancer sur le dos, ou s’y appuyer plus ou moins fortement et long-temps.

Ces opérations sont surtout indiquées dans les gibbosités postérieures, et pour les personnes qu’on dit voûtées; mais elles sont très - efficaces aussi dans les déviations latérales; car elles compriment, à merveille, la saillie costo- scapulaire, qui se dessine si fortement derrière le dos.

MACHINES DE GYMNASTIQUE ORTHOPÉDIQUE; fig. 4$ et 46-

Avec l’appareil, fig. 45, deux personnes peuvent s’exercer» simultanément , et se servir, réciproquement, de résistance. La simple direction du bâton pourra donner lieu à une plus forte action, de la part de tel ou tel côté, soit pour faire prédominer celui que l’on croit en avoir plus particulièrement besoin , soit pour forcer l’inclinaison et la flexion du torse, dans tel sens donné. S’il s’agit de tractions simples et de haut en bas , les deux individus, qui s’exercent ainsi» seront en face l’un de l’autre; et s’il est question de répulsion , ils se tourneront mutuellement le dos. Mais si l’on est jaloux de procurer des contractions musculaires avec traction de bas en haut , à une seule personne, c’est à la machine, fig. 46, qu’on devra avoir recours. Le poids a, plus ou moins lourd, dounera, en même temps, la mesure des efforts qu’on pourra ou qu’il faudra faire dans ces exercices particuliers d’orthopédie.

Je défie qu’on puisse indiquer un seul de ces exercices qui ne puisse s’imiter, à l’instant même, avec l’une ou l’autre de ces machines, s’il s’agit, du moins, des ex-

trémités supérieures. Mais s’il est question d’une combinaison de mouvemens avec les membres abdominaux , rien de plus facile que de les produire, aussi variés qu’on le jugera convenable, en adaptant, à l’une ou à l’autre de ces cordes, un ou deux étriers , fussent- ils même construits avec de simples cravates. Un poids pareil à celui fig. 46, devra être adapté à la fig. 45 , s’il s’agit de faire faire des exercices à une seule personne.

EXTENSEUR COMMUN DE LA JAMBE ET DE L’AVANT-BRAS , fig. .

Ce cadre étant mis à cheval sur la cuisse et la jambe , ou sur le bras et l’avant-bras, on pourra tirer les extrémités dans un sens, et repousser son centre dans une direction opposée , le tout au moyen de trois cravates. Or, comme ces liens prendront leur point d’appui sur les membres, les extrémités de ceux-ci seront tirées d’un côté, et le coude ou le genou repoussé vers un autre : de là l’extension. La flexion pourrait de même avoir lieu, en intervertissant la position respective de ces trois cravates. Le plein de deux de ces dernières sera, pour le membre inférieur, appliqué derrière le membre; et leurs extrémités se fixeront en a a et bb et le même plein d’une troisième cravate, après avoir emboîté le genou ou le coude, ira, par ses deux bouts, s’attacher en ce. En serrant l’un ou l’autre de ces liens, on tendra les deux autres, et le membre se trouvera pris entre deux forces inverses , qui produiront l’effet désiré.

APPLICATION DE L’EXTENSEUR (fig. 47) A UNE JAMBE FLÉCHIE,

fig. 48.

Plus vous tirerez sur les deux chefs «a, et plus vous rapprocherez le centre de l’instrument du genou ; mais plus aussi vous écarterez, de la face postérieure du membre, les extrémités b b du fer; c’est-à-dire, que vous obtiendrez, par là, une traction de l’extrémité inférieure de la jambe, dans le sens nécessaire à son extension. Le fer est

courbé, à l’instar de la jambe, afin de tenir moins déplacé et de pouvoir être porté sous un pantalon. Mais , rien ne sera plus facile que d’étendre ce cadre, à mesure que cette extension sera jugée nécessaire pour forcer mieux celle du membre; tout comme il pourra être nécessaire de le courber davantage, s’il est question de l’adapter à des membres trèsfléchis sur eux- mêmes.

On conçoit tout l’avantage qu’on tirerait d’un pareil cadre, s’il était trempé et, par conséquent, élastique. Et on saisira bien vite encore la supériorité qu’aurait un pareil ressort , sur tous les autres moyens, mais particulièrement sur le plâtre coulé, lorsqu’il serait appliqué judicieusement aux redressemens des pieds bots et d’autres difformités analogues. Le traitement de toutes, en effet, peut être ramené à cette simple formule: — redrsser un bâton tortu. Du reste, on le sait assez, l’action du ressort se rapproche le plus de celle des mains, par sa permanence et par sa tendance à lutter, constamment et régulièrement , contre les courbures anormales des os et de leurs articulations.

EXTENSEUR A COULISSE , fig. 4g.

Les deux châssis seront construits de manière à pouvoir s’ajuster sur les parties qu’il s’agira de repousser l’une de l’autre. On peut forcer, graduellement, cette répulsion, en rapprochant les extrémités aa, et en les tenant ainsi rapprochées, au moyen d’une petite attache, qui passera de l’une â l’autre. Il est inutile de dire, qu’en serrant celle-ci, on tendra à rapprocher davantage ces deux bouts rectangulaires, et à éloigner, d'autant, les deux châssis dont ils sont la continuation.

TYPE DES DILATATEURS, fig. 5l.

L’objet tracé sous cette figure se compose d’une tige en fil de fer ou en baleine, et d’un renflement olivaire à l’une

de ses extrémités. Celui-ci est formé avec des couches de coton , ajustées et serrées sur le bout de la tige, qu’on aura eu soin de rendre rugueuse, par quelques petits coups de lime ou de couteau. Après y avoir filé, comme sur un fuseau, la quantité de coton cardé jugée convenable, et avoir donné, à ce dernier, la forme désirée, on le plonge dans de la cire fondue, afin de lier mieux encore le tout, et de lui donner, avec la consistance, l’uni et le poli nécessaires.

Je me suis servi de cet instrument, avec succès, dans deux circonstances: i° comme moyen propre à vaincre un rétrécissement de l’oesophage , qui ne permettait plus ancyne déglutition; et 20 contre une pareille affection de l’extrémité du rectum.

J’ai invoqué et mis en pratique, dans ces deux cas, les trois grands principes suivans, qui servent de base à toute dilatai*. on, plus ou moins difficile, et que j’ai établis pour mon cathétérisme forcé; i° la pression forte , sur l’endroit .étréci, au moyen d’un corps ovalaire, plus ou moins volumineux ; 2° l} augmentation de cette pression , en raison directe du volume plus ou moins considérable du corps compressif; et 3° le séjour , assez court et presque instantané de ce dernier, dans le passage qu’il vient de franchir et qu’il s’agit de recalibrer.

Ainsi donc, la femme qui ne pouvait plus avaler du tout, depuis plusieurs jours, et dont le rétrécissement œsophagien ne pouvait pas même admettre la plus petite sonde élastique, vit ses voies digestives r’ouvertes aux alimens, aussitôt qu’avec une sonde volumineuse et garnie d’un fort mandrin de baleine, j’eus forcé le passage rétréci et induré , en usant de toute la violence que permettaient , et le siège du mal et la nature flexible du moyen compressif.

Dès le lendemain , un jeune médecin , qui faisait les fonctions d’interne à l’hôpital, M. Meillaud, me prépara, pour les dilatations ultérieures , la tige à renflement que je

nu-

viens de décrire, et dont nous eûmes bientôt plusieurs méros diflférens.

Le plus gros de ceux que nous fîmes passer, avait huit lignes dans sa plus grande largeur. On les portait rapidement dans l’arrière bouche; et, une fois arrivés dans l’œsophage, on les appuyait avec toute la force qu’on peu* déployer en pareilles circonstances , et en soutenant la tige avec un doigt porté aussi profondément que possible.

Ici , comme dans le rectum et dans le nez, il est bon que le corps compressif et dilatant soit porté sur une tige peu volumineuse, afiu de ne pas trop remplir l’isthme du gosier et les narines , et de ne pas donner lieu à du ténesme, par la distension prolongée du sphincter anal. L’idée de Ducamp n’était pas aussi heureuse, s’il s’agissait, avec ses sondes à ventre , de dompter des coarctations de l’urètre; car le méat urinaire est, ordinairement, l’un des points les plus rétrécis, et qui, par conséquent, exige, le plus souvent , d’être soumis à l’action du corps dilatateur, pour que- les gros instrumens, qui sont destinés à agir plus profondément , puissent, toujours , passer avec facilité et sans d ouleur.

Du reste, il m’est bien permis de prévoir, que, dans certaines circonstances , on pourra bien , faute de mieux , avoir recours au moyen dont il est ici question , même pour déboucher et dilater le canal de l'urètre.

Cette couche de cire s’identifie, si exactement, avec le coton, et donne, à celui-ci, une telle consistance et une si grande facilité de glisser , que je viens de la substituer au taffetas gommé, pour quelques-uns de mes pessaires.

Ils n’en seront que plus simples, plus propres et plus durables; mais celui, dit en raquette , devra changer de nom, et prendre celui de lorgnon. Voyez les figures 5i et 5a du premier volume.

Les deux bouts d’attache qu’on remarque à cet instrument , sont de pure précaution pour le retenir , au besoin , s’il

venait a échapper en glissant. Le coton ciré ne risque pas de se séparer de la tige, à cause des entailles qu’on y a pratiquées avant de l’y entortiller. — II est bon, toutefois, de l’essayer, en tirant dessus, afin d’éviter l’accident désagréable qu’on dit être arrivé à un célèbre professeur, qui retira la tige toute seule 9 et laissa en route la petite bille d’ivoire qui la terminait. Il est vrai qu’on retrouva celle-ci , après la mort, dans une poche attenant à l’oesophage. Cet inconvénient peut arriver, en effet, si le corps dilatant est en forme de boule ; mais c’est presque impossible , s’il est en olive et tel qu’il est indiqué sur cette figure.

Cette forme olivaire et ovalaire se retrouve dans tous les instrumens qui sont destinés à pénétrer au travers des parties souples et susceptibles de céder, et lorsqu’ils sont chargés de dilater leur passage et de le forcer. Tels sont bien , le stylet boutonné, les cathéters, les canules, les extrémités des seringues , le mandrin du spéculum, les doigts, la main et même le forceps. Et puisqu’il s’agit d’obstétrique , je joindrai à cette liste la poche des eaux et la tête du foetus , qui sont et seront, de toute éternité , des modèles de forme et de savoir-faire , en fait de dilatation forcée.

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