‹ Nouveau système de déligation chirurgicaleChapitre 3 sur 30 · III · texte numérisé non relu

III

Où et comment établir la corde verticale qui sert à embrasser les anses 9 à suspendre et mobiliser l’appareil hyponarthécique ?

Cette question est oiseuse, dans les campagnes et les cabanes , où un anneau, une vis , un clou, une simple cheville , sont vite placés à un plancher trèsbas et garni de poutres, et que chacun peut facilement atteindre. Mais, le moyen de penser à des points d’arrêt pareils, dans les hautes salles d’un vaste hôpital, dans un appartement très-élevé? Comment se résoudre à gâter le plafond d’une belle chambre, ou à perdre son temps à chercher , longuement et en vain peut-être, un point d’appui solide, dans un salon, un cabinet à coucher? Toutes ces circonstances, et d’autres pareilles, faciles à imaginer, ont arrêté, j’en suis sûr, maint expérimentateur de bonne foi, fait échouer, pendant long-temps, les meilleures intentions , et servi , probablement aussi, d’innocent prétexte, pour repousser un essai qu’on ne savait pas faire, ou dont on ne se souciait pas.

On pare aisément , à tout cela , en prenant le point d’appui au ciel du lit, s’il offre assez de solidité, ou en établissant, à Sa tête et au pied du bois de lit, un montant en bois, sur lesquels on fait passer une

traverse. C’est à cette potence qu’on ajustera , trèscommodément, non-seulement la corde verticale, mais encore tel autre moyen, qui permette au malade de s’accrocher, et de se soulever avec les bras. Ce mode de suspension offre encore cet autre avantage, de ne pas fixer le blessé sur le même point, mais de permettre que son lit soit changé de place, amené près d’une croisée, dans un salon, une terrasse, un jardin , etc. Ce moyen nous met, en même temps, sur la voie d’un arrangement quelconque, applicable à un fauteuil , ou au-dessus d’une chaise longue, d’une calèche, afin d’y recevoir le malade, pendant quelques heures.

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