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les mêmes ? Au cas qu’il en soit ainsi , il 'paraît assez conséquent et juste de conclure que le cristal est toujours constitué d’une et de la même combinaison, toujours pareille pour les ingrédients et leurs quantités relatives j car au cas qu’un cristal d’amphibole contînt plusieurs particules d’un ingrédient , ou des particules d’un ingrédient étranger aux autres , il doit en résulter nécessairement des différences dans la figure primitive , lesquelles doivent pouvoir être déduites géométriquement. Admettons maintenant que l’amphibole quelque part qu’elle se trouve , donne à l’analyse géométrique absolument le même résultat , mais quelques différences à l’analyse chimique. On peut espérer alors que par les comparaisons des analyses de plusieurs échantillons ainsi géométriquement identiques ,il sera possible de parvenir à représenter la combinaison chimique particulière , qui constitue le cristal de l’amphibole , et à mettre en évidence quelssontlessubstances trouvées dans le minéral, qui ne lui appartiennent point, et qui, par conséquent, V appartiennent pas à la constitution de l’amphibole proprement dit. On peut espérer que , de la même manière , par un travail continu sur chaque minéral d’une composition compliquée , on découvrira quels sont les ingrédients binaires qui constituent le fond
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de 3a combinaison, et quels sont ceux qu’on ne doit regarder que comme accidentels ; et il est indubitable que, pendant ces recherches, les questions mises en avant seront résolues par la comparaison des résultats obtenus. Il est certain d’ailleurs que lorsqu’on jette les yeux sur les analyses de plusieurs minéraux indiqués par les minéralogistes comme géométriquement identiques , la différence dans les résultats chimiques présente un chaos qui effraye plutôt qu’il n’ encourage : sur-tout lorsqu’on se rappelle combien , dans des objets beaucoup plus simples, il en coûte de patience , de travail et de tension d’esprit pour saisir les rayons de lumière qu’on s’étonne après de ne pas avoir aperçus tout de suite, Mais , avant que je quitte ce sujet, je parlerai encore d’un point très-essentiel pour les vues scientifiques relatives à la constitution des minéraux. Plaçons devant nous un minéral d’une composition plus variée. Par exemple , le pyrope (où la silice joue le rôle d’acide, reiativément aux quatre bases , la chaux, la magnésie, l’alumine et l’oxide de fer ) en nous représentant qu’il est possible que ces ingrédients constituent maintenant une combinaison chimique unique et non mélangée. Au premier coup-d’œil nous ne pouvons pas concevoir- aussi clairement commen t ces quatre silicates peuvent être réunis en im
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tout commun , qu’il nous semble voir comment l’acide sulfurique et la chaux dans le gypse peuvent former mie seule combinaison.
Il est vrai que d’après les principes mécanicoatomis tiques , la chose se comprendrait très-facilement , parce que dans cette théorie on construit d’un nombre donné d’atomes un atome composé , comme on bâtit une maison sans avoir égard à autre chose qu’à l’exactitude de la construction mathématique ; mais. nulle part comme ici ne se manifeste l inexactitude de ces demi-vues , car il en résulterait une série infinie de combinaisons dans un nombre à-peu-près incalculable de proportions. L’expérience atteste que ce n’est pas là ce qui a lieu ; et un coup-d’œil plus étendu nous conduit à ne point uégliger les forces sur lesquelles se fondent les combinaisons.
Nous savons que les éléments dans la nature inorganique tendent à se combiner à raison de leur opposition électro - chimique , et il s’ensuit que les combinaisons ayant lieu précisément par là , il ne peut jamais se combiner que deux corps , puisqu’il n’existe point une troisième force coopérante. Le soufre se combine avec l’oxigène , le sodium se combine également avec l’oxigène , et chacune de ces substances , après la combinaison , est à regarder comme formant simplement un seul corps de l’acide sulfurique
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ou de la soude : les deux peuvent être maintenant combinées , mais non comme trois , comme du soufre, du sodium et de l’oxigène , [mais seulement comme deux , de l’acide sulfurique et de la soude ^ et après que la combinaison a eu lieu, lorsque l’état opposé électrique a disparu , ils ne forment de nouveau qu’un seul corps. Celui-ci à son tour se combine avec de l’eau en sulfate de soude cristallisé, non comme les trois, l’acide sulfurique, la soude et l’eau, mais seulement comme deux, le sulfate de soude et l’eau.
De même le sulfate de potasse avec le sulfate d’alumine par l’opposition du premier, comme électro - positif, à l’autre, comme électro-négatif. Les deux forment maintenant un seul corps qui peut également de son côté se combiner avec l’eau. Pour pouvoir donc faire l’analyse chimique complète de l’alun cristallisé , il faut d’abord séparer les deux ingrédients dont il est immédiatement composé : ce sont l’eau/ et l’alun proprement dit. Ensuite ces ingrédients doivent être séparés , le premier , dans ses éléments , le second, dans ses ingrédients immédiats, le sulfatede potasse et le sulfate d’alumine ; ceux-ci doivent de nouveau être séparés , chacun dans ses parties constituantes, et ainsi de suite jusqu’aux derniers éléments. Tout ce qui est juste et admissible relativement à l’exemple allégué, doit également l’être
relativement à tout autre corps composé d’après le principe de la nature inorganique.
Lors donc qu’un minéral se présente à notre examen , la première question sera : quels sont ses deux ingrédients immédiats ? Il est facile de
résoudre cette question relativement aux minéraux plus simples ; mais lorsqu’il s’agit de ceux qui sont plus composés, nous sommes réduits à ne faire que des conjectures. Par exemple, dans le spath en table — CS2 les ingrédients immédiats sont la silice et la chaux. Dans le grammatite , dont la composition est exprimée par la formule suivante C S2 -k- MS* il est encore facile de trouver que les ingrédients immédiats sont CS* et MS 2, c’est-à-dire, deux combinaisons , qui chacune séparément peuvent constituer des espèces minérales particulières.
prenons maintenant un minéral plus composé; par exemple , l’essonite , dont la composition , conformément aux analyses de Klaprotb , peut être exprimée par FS-\-l±CS-\-$A S. Ici la division naturelle en deux se cache davantage , mais peut cependant être trouvée avec vraisemblance. Le minéral contient 5 AS contre l±CS , par conséquent ces deux ingrédients ne peuvent former une des mi-parties , puisqu’en ce cas leur nombre devrait être égal. Si d’un autre côté l’une des particules AS est mise avec FS, on obtient
FS-^AS comme un seul corps combiné avec CS-^-A S comme un seul corps , mais quatre particules du dernier combinées avec une du premier. Ce seul exemple pourra être suffisant pour me rendre intelligible. Il est clair que la constitution électro-chimique du minéral, si je puis appeler ainsi cette division , ou séparation chimique, doit être représentée par la même formule qui représente le nombre des particules binaires que le minéral renferme. Je trouve cependant qu’il est encore beaucoup trop tôt de faire un essai dans ce genre , d’autant plus que l’éclaircissement de ces problèmes nouvellement offerts à l’attention demande certainement plus que la vie et le travail d’un homme.
En attendant , nous ne devons pas d’un autre côté nous laisser effrayer par les obstacles , et ne pas croire qu’il ne soit point juste de partir de principes conséquents, parce que leur application est sujette à des difficultés qui pourraient même êtçe regardées comme insurmontables ; car il ne peut y avoir en chaque chose qu’un seul côté vrai , qu’il soit d’ailleurs facile ou difficile à découvrir.
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