‹ Nouveau système de minéralogieChapitre 19 sur 50 · de cobalt · texte numérisé non relu

de cobalt

q . . . . . de nickel.

Après avoir fait cet arrangeaient général ,

Hausmann distribue les minéraux en familles , substances, formations et variétés. Il appelle substance un groupe de corps inorganiques , qui ont de la ressemblance entre eux , quant à leurs caractères extérieurs , mais qui se distinguent par quelque propriété , tant extérieure que chimique , de tous les autres corps inorganiques. Les différences que l’on trouve entre des corps qui appartiennent au même groupe, c’est-à-dire'à la même substance, produisant des formations et des différences accidentelles dans les membres d’une même formation , donnent naissance à des variétés. Quant à la formation des familles , Hausmann s’exprime ainsi : « En distribuant les diverses substances sous leurs classes et ordres , il faut faire attention, non-seulement à leurs rapports d’affinité chimique , mais sur-tout à ceux de leur affinité relativement à l’habitude extérieure. » Il entend ici par habitude ( habitus ) la somme des impressions qu’un corps inorganique fait naître sur nos sens extérieurs. En rangeant ensemble les corps qui se ressemblent par cette habitude extérieure , on forme des familles (qui ne sont en effet que les sippschaft du système de Werner).

La base chimique du système de Hausmann est tellement conséquente , qu’on ne saurait lui

rien objecter, sinon l’existence de ses oxidoïdes ,

qui est contraire aux idées chimiques bien constatées ; mais Hausmann lui-même l’a prévu , et considère cette base comme adoptée pour ainsi dire en attendant.

Tandis que YVerner de son côté a sacrifié le principe chimique fondamental pour pouvoir former au commencement de son système le beau groupe de minéraux d’une nature chimique bien différente , mais qui se ressemblent par leurs» qualités précieuses de dureté et de transparence , en partant du diamant et passant par les zircones, les hyacinthes, les émeraudes,' les topazes , etc. , pour descendre par degré vers les pierres moins belles , moins dures et moins précieuses. Hausmann , dans un ordre inverse , a sacrifié ce principe soi-disant d’histoire naturelle , pour rester fidèle à l’arrangement chimique , en plaçant ensemble dans le premier ordre de la première classe , le diamant , le soufre et le gaz hydrogène. Ces trois corps sont aussi dissemblables que possible relativement à leur habitude extérieure, et déjà ce premier pas aurait dû le convaincre de l’impossibilité de se servir des deux*principes à-la-fois , puisque ce n’est point assez que l’arrangement en général soit d’accord avec le principe fondamental , mais qu’il faut que chaque détail en particulier le soit aussi.

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Pour pouvoir mieux suivre les deux principes de l’arrangement systématique, Hausmann admet un ou plusieurs ingrédients comme essentiels dans chaque substance ( groupe ) , et il considère les autres ingrédients comme déterminant les formations ; et s’étant laissé conduire dans toutes ces spéculations plutôt par l’analogie des caractères extérieurs que par le principe chimique, il a fort souvent sacrifié celui-ci aux premiers. Par exemple , dans la substance appelée oxide de zinc, et qui n’a pour ingrédient essentiel que l’oxide de zinc, il admet les formations dont il appelle la première zinkglas ; la seconde , gallmey ; la troisième , zinkblüthe ; et la quatrième , zink-ocker. Le premier de ces minéraux, appelé par M. Haüy zinc oxidé électrique, est un silicate de zinc avec eau de cristallisation ; le second est le carbonate neutre anhydre ; le troisième est la combinaison du sous-carbonate de zinc et de l’hydrate de zinc ; et le quatrième paraît être l’oxide de zinc non combiné. Hausmann a donc ici placé dans l’ordre des oxides pour le moins deux espèces qui appartiennent à la classe des sels métalliques , tout aussi bien que les carbonates de plomb et de cuivre, qu’il a placés parmiles sels. De même on trouve dans le système de Hausmann le dioptase (le silicate de cuivre) parmi les sels à base d’oxide de cuivre , tandis qu’il

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a classé le silicate de zinc auprès de l’oxide de zinc.

Dans la sous - division qui doit contenir des terres isolées , c’est-à-dire hors de toute combinaison soit entre elles , soit avec quelque autre substance, il a placé deux groupes, dont il appelle le premier havtstein ( pierre dure ) , et l’autre kiesel ('silice ). La première a pour ingrédient essentiel l’alumine , et contient les formations du saphir , du chrysoberylle , du spinelle , d’un pléonaste , de la gahnite , du corindon et du lazulithe. Ces pierres ne contiennent, d’après la définition de la sous-division, autre chose que de l’alumine hors de toute combinaison essentielle , c’est-à-dire chimique , avec quelque autre substance. Mais comment est-il possible de considérer les 4 p. 100 de magnésie dans le spinelle , les 25 p. 100 d’oxide de zinc dans la gahnite, et les 18 p. xoo de silice, ainsi que les 6 p. 100 de chaux dans le chrysoberylle , comme n’appartenant pas essentiellement à la composition de ces minéraux ? Bausmann a donc sacrifié ici non-seulement la conséquence chimique , mais aussi l’idée vraie de leur composition, pour pouvoir réduire sous une même substance tant de combinaisons différentes qui ne doivent point être considérées comme des terres pures , quoiqu’on ne puisse nier que la grande dureté qui leur est commune ne soit due à la quantité considérable d’alumine qui entre

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dans leur composition. D’un autre côté, on trouve dans la sous-division , minéraux terreux composés , c’est-à-dire minéraux qui contiennent des terres combinées entre elles ou avec des oxides, ou avec des oxidoïdes , que le qvartz nectique forme la première formation de la première substance. Or, on sait que le qvartz nectique consiste en silice pure , qui, par sa grande porosité], agit comme substance hygrométrique, et contient beaucoup d’eau interposée dans ses pores , laquelle eau il paraît que M. Hausmann considère comme un ingrédient plus essentiel que ne l’est la magnésie dans le sp'inelle , ou l’oxide de zinc dans le gâhnite.

En pénétrant plus avant dans le système de Hausmann , on trouve que la distribution en famille n’est employée que pour les silicates, et Hausmann imite Wernerà beaucoup d’égards*, de manière que la famille schoerl de Hausmann contient toutes les mêmes espèces de combinaisons chimiques différentes que le sippschaft du même nom chez Werner. Dans la famille de hornblende, Hausmann introduit un minéral qu’il appelle triklasit , et que l’on a d’ailleurs connu sous le nom de fahl unité. La composition de ce minéral n’est point encore connue , et celui qui , dans un 'système minéralogique où la chimie entre pour quelque chose , classe un minéral don t

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