‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 100 sur 310 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

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871. Noos avons i traiter, dans ce chapitre , nne question sur laquelle les physiologistes se débattent, depuis Duhamel et La Mire, sans être parvenus à s'enten- , dre même sur les mots qu’ils emploient, i plus forte raison sur les choses dont ils parlent. Comment, en effet, auraient-ils de*4dées justes sur le développement en longueur et en largeur de la tige, avant de s'en être fait «^exactes sur sa structure , dont le développement n’est qu’une fonction.’ et comment se fwaicnt-ils une idée exacte de la structure, d’après quelques tranches longitudinales et transversales , prises (à et là, comme le hasard les guide, sur les végétaux les plus hétérogènes, et sans s’astreindre à suivre l’anatomie comparée slo la même plante, depuis son état embryonnaire jusqu’aux plus hautes phases de son développement ? Comment enfin espérerait-on sortir du dédale de cette étude, sans être guidé par une théorie rationnelle basée sur l’analogie de faits longuement observés?

873. Rebuté, dès le principe de nos recherches , par le vide de cette incessante polémique et par la puérilité de la plupart des argumentations de nos physiologistes, nous eûmes hâte de jeter là les livres, et d’attendre la solution de la question des résultats obtenus par une autre méthode. Or, la solution nous est arrivée du même coup du sort qui nous en amenait tant d’autres J car, dans la nature où tout se tient, une révélation n’arrive jamais seule.

Je vais établir les faits, tirer les conséquences; je renverrai les réfutations à la fin.

873. Nous avons déjà démontré que le tronc proprement dit n’était que le déve-

loppement en longueur et en largeur de la tige proprement dite (177), et que la tigelle n’était que la portion aérienne de la radicule de l’embryon (799), dont l’extré- ■ mité opposée reste plus ou moins profondément plongée dans le sein de la terre; que le tronc, enfin, est tout cet entrenœud vertical qui se termine, d’un cdté, par la ramescence souterraine et radiculaire, et de l’autre, par la ramescence aérienne et foliacée (809). Nous avons ramené, dans un autre théorème (SSO), le tronc au type de l'ovaire, et l’ovaire , au moins le pluriloculaire, à celui d’une cellule engendrant, dans ton sein, une rangée circulaire de cellules closes , fécondes en développements internes de même nature, et susceptibles de se développer indéfiniment en longueur et en largeur. Mous avons fait voir ailleurs (553) que cette théorie ii’était que la traduction la plus fidèle des faits, en comparant, à un fruit développé, une tige naissante; une tranche du fruit de l’oranger, à une tranche de la tige encore jeune d’un pêcher (pl. 11, fig. 3). Quoi, en effet, de plus analogue sous tous les rapports essentiels? Que manque-t-il à celle-ci pour être prise pour une coupe transversale d’un fruit pluriloculaire à loges occupées par un seul embryon ? N’y avons-nous pas le péricarpe, les cloisons, la columcile médullaire? Et si ces loges circulaires étaient réduites à cinq seulement, tout en conservant leurs autres caractères de structure, quelle différence cette tranche offrirait-elle avec nne tranche transversale du fruit du pommier, prise à la hauteur de ses loges uniovulaircs ?

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