‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 117 sur 310 · STRUCTURE ET DÉVELOPPEMENT · texte numérisé non relu

STRUCTURE ET DÉVELOPPEMENT

espressiovs faciles à retenir, pour tlési' gner les formes innombrables des fruits ^ et la classification ompirique dont on s'est trop préoccupé, aurait fini, à force de rencontrer des exceptions ^ par donner un nom à chaque forqse spéciale. Est-ce que Pexpression de Cucurbitacée ne rappelle pas tout aussi bien la forme et les autres caractères du fruit de celte famille, que le mot PcponidCf qu'on avait voulu lui substituer? Si, par ce dernier mot, on n'a cherché à dési('ner que le développement extraordinaire qui caractérise la courge, le melon, le concombre, etc., il aurait fallu ou en inventeriin autre pour le fruit du Momordica elaterium^ et surtout un autre pour le fruit Je la Bryoinc, qui restent bien en arrière, sous ce rapport, ou démontrer que ces deux genres doivent être éliminés de la famille des Cucurbitacces.

110‘L Après avoir donné des noms aux formes si variables du fruit, il était conséquent de chercher à en donner aussi aux formes encore plus variables des loges; mais, dans celte tentative on n'a pas été plus heureux; on a désigné, par exemple, sous le nom de carpelle (petit fruit), la loge que Linné avait désignée sous le nom de Coque ou Capsule; non-seulement on a voulu voir une forme distincte dans une saillie, mais même encore un organe indépendant. Comme on avait remarqué des fruits uniloculaires, isolés, et indépendants les uns des autres, onétublil que le fruit à plusieurs loges saillantes n'était que la réunion , la soudure de plusieurs de ces fruits isolés. Ainsi le fruit de la Balsamine (pl. 4],fig. 7), de l'Oxalis (pi. 40, fig. 3), serait formé par la soudure de cinq fruits des uniloculaires, que nous avons démontrés être des fruits isolés, et disposés en spirale sur le Callha paluslris (pl. 14, fîg. 4 et 5). On n'avait pas besoin d'une plus ample démonstration à cette époque de créations de noms; on ne s'était pas arrêté à cette difficulté, que, pour se souder, il faut que des organes aient commencé par ae trouver isolés, et l'on n'avait pas cherché, par l'anatomie, à s'assurer de leur isolement préalable; si on eût procédé

avec celte méthode, on se fût bien gardé d'adopter la théorie et de créer le mot. C'e^t encore en vertu des mêmes préoccupations d'esprit que l^n avait vu , dans le fruit, une feuille dont -les bords se seraient soudés entreeux , comme si la feuille avait pu eoiidcr ses bords avmit de les avoir, cl si elle avait pu prêter sa forme à quelque chose avant d'être feuille.

1104 bis. Si l'on remonte à l'origine des diverses formes de fruits, on trouvera, dès l'iustant qu'elles seront susceptibles d'être aperçues , qu'elles préexistent toutes également à leur dévelopement, et qu'elles représentent, en débutant, les mêmes unités qu'à leur développemat complet; qu'elles émanent toutes eoGo, ainsi que les autres organes de la plante, du globule vésiculaire (525), qui est, d'après nous, le germe de toutes les créations organiques.

1103. La nomenclature que nous avons adopléedans la première partie de cet ouvrage (97) suffit à toutes les exigences de la description ; et, dans certaines circonstances exceptionnelles, une périphrase, calquée sur les formules de la théorie, est préférable au laconisme trompeur d'une fausse généralisation.

IIOG. Chaque loge du fruit est organisée,d'après la théorie, comme le fruit luimême tout entier , comme un fruit uniloculaire. Or chez les fruits uniloculaires on remarque que le style, en s'insérant, par une articulation distincte, sur Je sommet du péricarpe, semble se diviser en deux vaisseaux qui prennent, eu descendant, une direction opposée, et vont se réunir de nouveau à la base de Torganc. L'iiti de ces vaisseaux donne naissance aux ovules, et reçoit le nom de placenta; l'autre, doue d'une moins grande aclivtlé, et, par conséquent, moins durable, cède plus vite à l'effort du retrait des deux parois latérales de l'ovaire, et se fend en longueur, pour donner le jour aux graines à leur maturité; il prend le nom de suture, expression empruntée à l'industrie, et qui ne doit pas faire perdre de vue la destination physiologique. Il est probable, en effet, qu'oo découvrira uu

DES OnCANES FLORAUX. ETC. ' * âT5

jour quecevarsscan, en apparence suturai, n'est pas moins nécessaire à la fécondation de Tovule que le placenta hn-méme, commedansunappareiléleclro-dynamique les deux brandies opposées qui concourent à établir le courant.

1107. Chez les ovaires pliiriloculaircs , diaque loge a son placenta et son vaisseau suturai f ou plutôt anta(ronistc , à part; quoique ce dernier ne sé prête pas toujours à la déhiscence et ne se montre pas toujours d'une manière saillante.

1108. Le style, quelque peu apparent qu'il soit, et quand même il se confondrait avec le stigmate, n'est jamais la continuation imenédiate de la substance de l'ovaire; il y adhère par une articulation (483), de la même manière que le rameau à la lige sur laquelle il est empâté (901). La dissection démontre ce fait avec évidence.

1109. En parlant de l'évolution du péricarpe (427), nous avons été amené à nous occuper de ses fonctions, et nous les avons reconnues analogues, à une certaine époque, à celles que remplit plus lard le test, et plus tard encore, le périsperme [1]. Le péricarpe, comme tous les organes végétaux, a deux âges distincts, l'un destiné à aon propre accroissement, et l'autre oii il •e sacrifie à l’accroissement des organes qu’il enveloppe ; dans l'un il devient ovaire, <Ians l’autre il devient fruit, et la dernière période commence juste où l'autre finit. La structure du premier âge diffère autant de celle du second, que celle de deux organes de nature et de position différentes; maia, à tous les âges, les parois de l'ovaire, son péricarpe enfin (107), possèdent deux couches distinctes, dont les fonctions, sans doute, doivent être différentes aussi; l'interne {endocarpe)^ â tissu serré, devenant plus ou moins osseuse, ou pelliculeuse, et l'externe {eciocarpe), qui

[i] L’«fui!o;ie de «tructure du teit avec le péricarpe e*t un fait curieux i oh»crver dan* 1c fruit de (pl. 3o); dan* le jeune âge, le* deux loge* C 9) offrent à peine le germe de» aile» menjbrancuic* (fig. 4 « ^ qu’elle* doirenl porter k la ■iialurité. Le* vai**eaux qui *e distribuent dans la PHYStOLOCtl VtetTALB.

s'infiltre, en général, de suer gommeux, et qui, après sOo épuisement, ne semble plus queTépiderme de l'autre ; les^hii/jd noyau parvenus à leur maturité sont un exemple du premier cas ; le grain des céréales est un exemple du second (497). Mais, à nulle époque, ces deux couches du mèmeorgane n'interrompentleurs communications vasculaires; car l'ovuie qui pend aux parois de l'interne serait privé autrement des bienfaits de l'élaboration de l'externe , soit pour mûrir, soit pour germer. Le fruit de Passijlora nous offre un exemple curieuit de ce genre de communication vasculaire (pl. 38, fig. 1 , et pl. 57, fig. 7 cl 8); par une coupe longitudinale (fig. 1), on voit les ovules attachés à une membrane blanche, aussi peu épaisse qu'une feuille de papier («), qui tapisse tout le fond du fruit, et qui tient, par des brides espacées, à la couche extérieure (y$) épaisse, verdâtre, surtout vers son épiderme {ep) qui est lisse ; cette dernière couche est Veclocarpe, et la première l'e/idocarpe, et les bridev sont des organes vasculaires , qui ne se sont ainsi isolés entre eux que par l'épuisement dn tissu cellulaire dans lequel ils s'élaient formés. Deux tranches transversales du même fruit, mais l'une prise sur le jeune âge de l'ovaire (pl. 57, fig. 7) et l'autre sur l'âge plus avancé du fruit [ibîd,, fig. 8) mettent ce fait dans tout son jour. La fig. 8, sur laquelle on remarque trois placentas {pc), portant quatre rangées de graines {ov) parvenues à leur maturité, montre en même temps que ces placentas sont, par eux-mêmes, isolés entièrement de la couche externe et ectocarpique ; mais la membrane pelliculeuse, k laquelle ils appartiennent, comroanique avec cette dernière par les brides (/â), dont nous venons de parler , et entre toutes ces brides existe un espace vide et d'une assez grande di-

tubslinco de cet aile* partent ton* de la oennire inférieure, et *o ramifient par de* dichotoniet. Or, le te*t de l’ovule (fig. 5, pl. sp) préiente la même tlruclure vatculairo ; il e*t, sou* ce rapport, ranalogtie des parois de la loge , avant la formation de* aile* lalérale*.

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