PAK OIIDUK DE DATES
le<ï Siliquosa’y les Tricapsulai'cs sexpetulœ , les Coiymùijcnt*, les VmbcUi^ Jtra'y les Galcatœou f^et'ticillalœ {t\o% Daliiées), les Lactescentes on papposœ (Composées) , les Tricoccœ (Euphorbiacées) , les Mullisiliquœ, ou Muîticapsulares. — En I68â, Ray {Methodus naturalis) établit la distinction des plantes MoivocoTVLÉooaEs et DiGOTTLÉDorcis , qui forment deux subdivisions, dans chacune de ses deux divisions : BERBBS et ARBRES. Aux dénominations des classes adoptées avant lui, il ajoute les suivantes : apetalcEy monopeta^ ItBy S-3-5 petalaiy monospermæ, polysper^ r?ue, Arundinaceœ (Graminées), qui ont passé dans la nomenclature actuelle.
£n 1689, 3Iagnol {Prodromus historiée ge~ ncralis plantarum) formule le système de la classification des plantes par familles, que, dans doux mots du titre de son ou- •vrage, Blorison semble avoir pressentie ; il intittile son travail : Familiœ plantarum per tabulas dispositœ, et il développe son système de la manière suivante : • J'ai * cru apercevoir , dans les plantes, une affinité, suivant les degrés de laquelle on pourrait les ranger en diverses familles, comme on range les animaux. Cette relation entre les animaux et les végétaux m'a donné occasion do réduire les plantes en certaines familles, par comparaison aux familles des hommes} et, comme il m'a paru impossible de tirer les caractères de CCS familles de la seule fructification, j'ai choisi les parties des plantes , où se rencontrent les principales notes caractéristiques, telles que les racines, les tiges, les flenrs et les graines. Il y a même, dans nombre de plantes, une certaine similitude, uneafûnité,qui ne consiste pas dans les parties considérées séparément, mais en total; affinité sensible, mais qui ne peut s'exprimer, comme on voit, dans les familles des Aigremoines , des Quintcfenilles, que tout botaniste jugera congénères, quoiqu'elles diffèrent par les racines, les feuilles, les fleurs et les graines; et je ne doute pas que les caractères dos familles ne puissent être tirés aussi <les premières feuilles de l'embryon, au sortir de la graine* Je ne puis non plus' être de
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l'avis de ceux qui regardent les feuilles comme des parties accidentelles ; je pense que les parties qui ne servent pas à la fructification, ne sont pas plus accessoires que les bras et les jambes ne le sont chex les animaux. » 11 serait très-difficile de citer avec précision ce que les prétentions modernes ont ajouté de fondamental à ce programme tracé il y a près de cent cinquante ans par Magnol de Montpellier. Il avance même que chaque famille est susceptible de se subdiviser en plusieurs sous-familles : la famille des Culmifèrea en Froments ( Céréales ) et Gramens ; celles des Papilionacées (Légumineuses) en siiiculeuses , siliqueuses , vésiculcuses et cuchléifornies (cochleatœ) , etc. Il divise ensuite le règne végétal en soixante-seise lamilles rangées en dix sections , dans l'ordre, il est vrai, artificiel , de leurs racines, de leurs tiges, de leurs feuilles, de leurs fleurs ét de leur qualité d'arbres ou d'arbrisseaux ; classification qui enfreint le principe fondamental développé avec tant de vérité par l'auteur. Mais , à part ce défaut grave, on y trouve des familles très-bien circonscrites et fort naturelles : les Cn/mi/crof (Graminées), (riaotaginées) , Asperifoliœ (Borraginées), Pomifcrœ (Cucurbilacées), Capsulares (les Crucifères à fruit court), Sdiquosee (les Crucifères à fruit long), les Ombelliféres ; la neuvième section , qui comprend les Composées, disposées en sept familles; la dixième, qui comprend, rangés en huit familles, nos arbres fruitiers, nos Amentacées, nos Conifères, nos Acérinées,etc. — En 1690, Hermann {Flores Lugeiunobatavœ Jlores)^ divise 5,600 espèce* en 25 classes, fondées sur le nombre des graines, sur la présence ou l'absence de la corolle, sur le nombre de loges, sur la figure du fruit. — En 1691 , Rivin base sa classification sur le nombre, l'absence, la régularité des pétales; il distingue ses 18 classes sous les noms de monopetali, 3-3-4-5-6 pctali, polypetali, etc. — Enfia paraît Pilton de Toumefort , d'Aix en Provence, qui, dès 1694, dans ses /nj/itutiones herhariœ, réalise l'idée dont Magnol de Montpellier arait seulement réussi