DE L,V MÉTH. NATURELLE. «IB
sent ; de là il néglige tout ce qui est apparent, tout ce qui frappe les yeux, tout ce qui est abordable à tout le monde, pour arriver à un infiniment petit, à un des derniers mystères de la végétation; la tige, la feuille, le port, 1a corolle, les étamines, le pistil, il faut qu'il laisse de cèté tous ces caractères si frappants, si faciles, et qu'on retrouve à toutes les saisons, pour plonger dans la graine qui mûrit tard et qui tombe ensuite ; il attendra l'automne pour se décider sur la première de toutes les détermiuatious ; et quand, après ce premier pas, il voudra «aborder les déterminations secondaires, il se verra forcé de renvoyer le complément de ses études au printemps, pour que les feuilles et les fleurs reviennent. Aussi nous ne sachions pas qu*un seul élève, livré à lui-même et privé du secours des maîtres, ait jamais tiré parti de celte étrange classification; cl quand il a l'avantage d'être aidé par le maîlre, il suit longtemps en aveugle et se laisse conduire par la main.
1856. La Méthode naturelle^ avec la forme renouvelée, sons laquelle on la professe aujourd'hui, n’offre donc aucun avantage aux recherches élémentaires, elle n'a aucun des mérites de la méthode nrliricielie ; à cet égard, elle est tout arbitraire et de convention. Quant à la prétention qu’elle professe de réunir les plantes par leurs rapports naturels, elle en est restée sur ce point au vœu qu’exprimait Linné, et qu'Adanson chercha à réaliser; c’est encore un but {finis botnnices)^ dont on s'est peut-être plus éloigné qu'approché.