CHAPITRE PREMIER
ArniCÂTioRt BU funcTru rnsioLoeionu B là. emrms bu TtstTAuz.
S043, La culture eat l'art d’imiter les procédéart de reproduire lei influencea de la nature, dana le but d'obtenir, sur un terrain donné, des individus aussi nombreux et aussi beaux qu'il est possible, d’une espèce végétale, dont l'expérience a démontré l’utilité.
Nous avons décrit ces procédés et démontré ces influences dans le cours de cet ouvrage; il nous reste à exposer les procédés d^itation.
2043. NSTDaa ravsiQDX iv cbiuiqiie bo SOL (1350). Une première expérience a démontré que telle forme végétale n'accomplissait avec succès son développement , que dans un terrain , dont l'œil et le toucher pouvaient distinguer assex sûrement les caractères généraux. La chimie est parvenue à compter les substances terreuses qui rentrent dans ce mélange, et elle en a déterminé la nature; dès ce moment ,' la pratique est dans le cas de reproduire un terrain de toutes pièces,aou de rendre i un terrain donné la qualité qui loi manque, pour le genre de culture que l’exploitation réclame.
En conséquence, une société qui se plaint d’avoir on terrain ingrat, est une société qui s’accuse ellè-méme; ou c’esC une société d’égoïstes, qui aiment mieiw se ruiner que s'entr’aider, ou une société d’esclaves dirigés par des sots. En effet , le terrain le plus favorable à telle ou telle culture, étant une combinaison d’éléments . terreux , que les eaux pluviales ont enlea vés aux coteaux qui noos entourent , il n’est pat un rocher si pelé, que l’industrie éclairée de l’homme ne puisse en un an couvrir d’une couche suflitante du meilleur des terrains. Il ne faut pour cela que des bras, des iustrumaats de transport.
et une pioche; quant an temps et à la peine, ce sont des éléments qui diminuent en raison directe du concours de l'association. Égoïstes, vrais Polypes de la société, qui temblex vouloir vivre tout seuls, an milieu de tant de monde, sans rien recevoir, pour n'avoir rien A donner, ne vous plaignez pat, quand vous avez faim et froid •. dans votre coin de terre; la nature maudit l’homme qui vit seul ; væ solil
Nous n’avons en France, sur 54,000,000 d'hectares de toperficie, que 14,000,000 d’hectares labourables; jusqu’à ce que le bienfait de l’association nouaen ait donné au moins trente millions, la nature noos dira : væ solil Or, l’association et la distribution du travail sont dans le cas d’accomplir cette tâche, dans l’espace de sept ou huit années.
3014. Le meilleur terrain n’est pat celui qui est favorable à la culture jugée la plot utjle à l’homme, c’est celui qui convient à l’espèce que les besoins de la consommation réclament actuellement. La terrain à blé est un mélange de un tiers d’argile, un tiers de calcaire, et un tiers de sable, non comprit les engrais; dans la terre à seigle, les proportions de l’argile sont considérablement diminuées; elles le sont bien davantage encore, pour lès cultures de racines pivotantes. Mais les proportions, dans l’un ou l’autre cas, ne sont pas tellement ^arrêtées, que la formule en convienne à tous les climats; car le sol n’agissant pat seul sur la végétation, il est certain que set défauts te corrigent et ses qualités se détériorent par telle ou telle circonstance météorologique. Chaque bassin géogrdphique,^cltaque localité, doit rectifier la formule, d’après les résultats que l’expérience locale aura constatés ; et l’économie pu-
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bliqne doit viser dès lors & faire l'application de la formule, dans la sphère la plus large que puissent réclamer les besoins de la localité.
3045. Hais le sol n’agit pas seniemeot par ses caractères chimiques; il exerce une influence inséparable de la première, par ses caractères physiques. Il agit différemment selon qu'il est plus meuble ou plus tassé, c’est-à-dire selon qu’il est plus ou moins perméable à l’eau , à l’air et à la lumière, que doivent élaborer les racines. Sons ce rapport, l’amélioration du sol tient à l'oeuvre des machines et des instruments. L’aH intervient , pour disposer le sol , de manière à favoriser le jen des machines, et poureonstenire des machines
- capables de diminuer la fatigue et d’abréger la durée de l’opération. C’est encore ici un point, sur lequel chaque localité doit se créer nne formule qui loi soit propre; cette disposition du sol , qui convient à telle on telle localité, est défectueuse dans telle autre; cette charrue qui a produit des effets merveilleux dans tel pays, n’est plus qu’un instrument de rebut dans la localité bien souvent voisine de la première. La révolution ne s’accomplira, en agriculture, que lorsque chaque localité aura adopté en principe, que nul n’est plus compétent qu’elle, sur ses intérèU spéciaux. .
Le problème à résoudre pour chaque localité est celui-ci : associaa iss iirrcaèTs, nuTaisDiB LE rasVAit, Disrosaa li TsasAia, coasncnia lis nscaiass, os nATiixaa Qo’oa osTisnaE LS plos os Lseoeas, svacia noias M rasis, BS rsTisDxs er bx tsmps.
3046. PCMAGB ST PaSPASATION DSS SNSSAIS (1564). Quelle est la part pour laquelle les engrais entrent dans les inflnences de la culture ? quel est enfin le mode d’opérer de l’engrais ? Nous demandons unedé-^ finition précisent scientifique , et non une périphrase en forme de description. Il n’en existe aucune dans les livres ; nous ignorons donc complètement l’action du fuolage. Comment ose-t-on en conséquence donner les règles générales surs Ij fj. brication et l’utilité de tel ou toi engrais? Comment préteri une composition
les qualités dont on ignore la nature?
L’engrais profite-t-il à la plante' par la chaleur, dont sa fermentation imprègne le sol, par les sels solubles dont il enveloppe les racines , par l’acide carbonique ou les autres gax qu’il dégage? Dans le premier cas, une chaleur artificielle et souterraiue pourrait remplacnr entièrement l'engrais ; dans le second , on devrait constater la nature de ces sels , pour les administrer an végétal , à moins de frais, et en connaissance de cause; dans le troisième , rien ne serait pins aisé que d’envelopper constamment la végétation d’nne atmosphère d’acide carbonique. Noos sommes porté à croire que le fumage contribue spécialement au succès de la végétation, par la première et la troisième des trois conditions ; mais nous n’avons , par devers nous, aucune expérience directe; c’est aux agronomes à nous en fonrrttr que la science soit dans le cas d’adopter. Car, si la supposition venait à être démontrée, il serait facile , par une seule et même opération , d’imprégner le sol de chaleur, et de le couvrir d’une atmosphère d'acide carbonique; on y parviendrait, en distribuant,à un ou deux piedsde profondeur, un réseau de tuyaux , qui , de distance en distance , viendraient se mettre en communication avec l’air extérieur, et dans lesquels circulerait de l?acide carbonique émané d’un four à chaux. L’acide carbonique étant pins pesant que les antres gax atmosphériques, on n’aurait qu’à tenir les compartiments du sol entourés par des haies bien fournies, pour que le gax acide carbonique ne fût pas balayé par les cou- ‘rants de l’air.
* 3047, Quant à lacoarscTioa dss bscsais qui manquent si souvent à l’agriculture , elle est encore aujourd'hui toute empirique. Les engrais ^'obtiennent par le mélange plus ou moins prolongé des débris végétaux et des fèces animales ; les «•■- , rosTs , par le mélange de ces engrais aéee ‘ les éléments terreux ; les engrais deviennent composts dans le sein de la terre. Les fanes des végétana encore verts ferinonl, sans antre préparation que leur onfooiMcmeot iè»^at dans la terre, us
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