CHAPITRE IV
PBTItOtOCIS SXPiKiailfTAI.Be
SUS. Nous entendons, par le mot de physiologie expérimentale , la physiologie, qui se charge d'éclairer rapplication et la pratique, dans le but d'obtenir des résnltats utiles à rhumanité* Ici la physiologie réclame le concours des hommes et l'abondance des matériaux ; elle ne se concentre plus en un seul, elle devient l’âme de tout le monde; l’isolement et la solitude, qui protégeaient auparavant ses contemplations et ses recherches , sont le fléau de ses inspirations et de ses efforts; seule et livrée à elle*méme, c’est une force sans levier. Il faut avouer qu’en France elle sort rarement de cette dernière position ; aussi , au moindre effort qu’elle truie de faire, on la voit retomber sans retour dans son impuissance ; car rien n’est organisé pour la seconder ; tout , au contraire , semble avoir été organisé pour l’entraver ; et , si nous voulons démontrer celte assertion, il nous suffira de jeter un coup d’œil rapide sur l’organisation de nos sociétés savantes; car c'est dans leur sein seulement que l’on serait en droit de supposer réunies, toutes les conditions qui peuvent caractériser un foyer permanent de physiologie expcrimentale>
3113. SOCIÉTÉS SAVAIVrRS t!V SKXÉBAl.
Une société savante , et tout le monde sera d’accord avec nous sur ce point, devrait être une réunion d’hommes indépendants du pouvoir et des coteries puissantes, animés du même esprit, réunis pour le même but, occupés uniquement des moyens de l’atteindre, à l’abri de toutes les espèces de distractions : des distrac-* lions de Tambition , par l’impossibilité où leur profession les mettrait d’occuper une place dn plus et d’obtenir une autre place ; à l’abri des distractions du besoin , par le chiffre modeste et suffisant des émoluments attachés k leqr diplôme; à l’abri de la crainte du lendemain , par l’inamovibilité de leur charge, et par la garantie, que leur donnerait l’association , de fournir aux enfants , d’abord une éducation conforme à leurs goûts , et ensuite un travail conforme k leuréducation; réunion <de travailleurs aussi recueillis que des moines, aussi chastes que des hommes mariés, aussi désintéressés que l’État luiroéme. Â une réunion semblable, fournissez les livres, les documents, l’espace, les instruments de travail , les bras, l’eau et le feu en abondance ; clcotomandcz-lui
PHYSIOLOGIE EXPÉRIMENTALE, 6âl
•ninite One id^e neuve, une application de ridée à tel ou tel besoin de la société ; elle vous rendra une réponse satisfaisante au jour et à l'heure ; elle sera une source intarissable de bons conseils et de découvertes , de réformes morales et industrielles. Si l'on voulait élever un temple au Progrès, on ne trouverait point ailleurs de pontifes plus convenables. Mais, ditesmoi, je vous prie, dans quel lieu sont réunis ces solitaires , où est situé ce Port- Royal de la science physiologique, afin que j’aille de ce pas y faire des voeux solennels? Il y a vingt ans que je me suis mis en course , afin de découvrir le chêne séculaire qui l'ahrite , et j'en suis encore comme â mon premier pas. J’ai frappé à hien des portes ; elles se sont toutes grandement ouvertes devant moi ; mais après en avoir parcouru l’intérieur , j’ai eu hlte d'en sortir au plus vite ; mon illusion s'était dissipée en voyant de plus près; et de dessous ces trépieds il sortait une vapeur qui n’allait pas à mon ème.
SI 14. L’amhition , l’avarice, lajalousie, prenaient rang autour de l’autel , e( les coteries numérotaient leurs hanqueltes; car Alexandre, en venant les consulter, les payait, pour se faire proclamer le dieu de ce temple. La science n’en était point la divinité, mais la statue; on lui montait sur les épaules , afin de porter son encens ailleurs; on ne l’aimait pas pour ses charmes , qui enivrent et n’enrichissent pas , mais pour l’or que les crédules mortels suspendent è sa couronne. Le temple de Minerve me parut , au bout de huit jours, un grand baxar où l’on vendait des recettes, comme on vend â la Bourse des valeurs , avec des signes imaginaires ; le balancier de la hausse et de la baisse y entretenait seul le mouvement perpétuel; ler<*ssorten étaitaussi caché.La renommée de la publicité cotait, comme des oracles, les bourdonnements périodiques qu’elle recueillait dans le parvis; et, le lendemain , il restait de tout cela, ce qui reste
[i] Nou» clëcIsroDs que , dent tout ce chapitre, notre intention et de nous renfermer dana ka limites de la acicnce , aana faire l'application la plus
en général d'un oracle, de la fumée qui a coûté fort cher; voilà ce que je vis, et de ces sanctuaires-là, je ne voulus pas même être lévite, tant j’en découvrais la réalité à distance [I],
STI5. Ce qui a le plus contribué à rendre la science stationnaire en France, et ce qui s’est le plus opposé à la propagation de l’instruction, dans le pays le plus capable de l’univers, c’est, sans le moindre doute, la centralisation des emplois scientifiques dans la capitale. Paris, comme une insatiable machine pneumatique , soutire à toute la France ses capacités et ses utilités, qui viennent s’y heurter, s’y entrechoquer , s’y user en pure perte , souvent pour eux , toujours pour le pays. Que pensez-vous qu’on ait la force d’entreprendre, quand on s’est tant fatigué à parvenir ? et quel titre voulez-vous qu’on mérite, quand on s’est vu obligé de toucher à tant de cordes pour l’obtenir ? La science sans l’intrigue reste sans succès ; beaucoup d’intrigue et fort peu de science, et l’on est sùr de réussir ; jugez à quel genre d’esprits le chemin est facile. Une fois qu’on a franchi le seuil , on a intérêt à obstruer le passage; car, dans la grande curée du sanctuaire , moins on est d’appelés , et plus la part est grande ; il en est qui, pour leur lot,*onttroischaires, trois dignités, trois emplois, trois commissions lucratives = 60,000 fr. de revenu, ce qui suffirait amplement à entretenir douze savants moins occupés de leurs propres intérêts , et partant plus utiles à la cause commune. Après avoir intrigué pour soi, on intrigue d’abord pour ses enfants , qui sortent du collège , puis pour ses gendres, puis pour leurs enfants au berceau ; le système des familles naturelles envahit le sanctuaire; et conduit par un bras toutpuissant, il faut qu’un gendre soit bien lourd, pour se laisser devancer à la course par un parvenu non indigène. Hais cette puissance ne s’acquiert pas et ne se conserve pas sans réputation ; la réputation
légère à 1s politique. ?(olre livre l'sdreise à tous les partit , c'est-t-tlire qu'il ne doit eu supposer aucun de préférence.
PHTSIOLOGIE EXPÉRIMENTALE.
est une fortune; il faut la conquérir et la défendre comme une fortune ; quiconque ose y toucher doit être traité comme uo Toleur ; on Tassure contre les attaques ; on s'associe pour se la garantir, et Tassociatioo s'étend de Berlin à Paris , de Paris à Genève, i Saint*Péterbourg, à Vienne et jusqu'à Rome; on a un télégraphe , pour ainsi dire , à sa disposition : on se procure le couvert des ambassadeurs; on recommande une opinion aux chaires de toute l'Europe ; on analhématise l'opinion d'un ennemi : u N'en parles pas , écrit-on , si vous ne pouvez pas la réfuter; vantezmoi , je vous vanterai ; couronnez celle idée, nous couronnerons la votre, • et, de cette manière, on arrive à démentir Pascal : « la vérité semble la même en deçà comme au delà des frontières, la science a du moins son unité. • On s'assure des journaux , on s'assure des journalistes; la science a tes journaux subventionnés et set mignons académiques ; nul journal scientifique ne saurait se soutenir longtemps s'il ne se vend pas à une coterie ; toutes les coteries l'abandonnent aux étreintes occultes de la coterie que l'écrit offusque plus spécialement. Quant à l'auteur récalcitrant, toutes les armes sont bonnes pour l'abattre : le silence et le dédain , alors que sa découverte en est à I a première période, à celle de l'annonce; le plagiat, que l'on couronne, dès qu'elle est arrivée à la période de l'évidence et delà démonstration ; qu'il réclame ensuite, on ne l'écoutera pas plus qu'un prisonnier du guerre que le preneur aura mis à nu; tout cela est de bonne prise. Que si le plagiat oITre moins de chances de succès, il faut alors embrouillcrl^ découverte , tous les mois, tous les quinze jours, tous les huit jours, si cela se peut, sauf à uedire que des choses inintelligibles, pourvu qu'on arrive à rendre inintelligible la découverte de l'auteur. Plnfin a-t-on à reconnaître la vérité du fait? il faut ne pas citer l'auteur. A-t-on à la inodiHcr ou à l'appliquer en pnrlic? il faut construire la phrase, de manière que l'auteur passe, dans l'esprit (1(1 lecteur, pour avoir tort. Vous croirez qu'en tout ceci j'ai exagéré la peiulure ;
venez en jnger par vom-mémes, et vons resterez convaincus que je n'ai fait qu'en esquisser les principaux traits. Je l'aurais rendue hideuse , si j'avais eu la force d'entrer plus avant dans la spécialité des intrigues , et aborder celle qui se glisse partout, dans le laboratoire et dans l'herbier , et qui I peut-être , à l'instant oà j'écris, se trouve derrière moi à surveiller ma plume et à calquer mes croquis et mes analyses; si vous désires de plus amples explications , je ne pourrais vous les donner qu'à huis clos.
Tous ces abus sont déplorables , mats ils sont réels , et , je vais plus loin , ils sont ioévitabies; voulez-vous les faire c^ser? réformez de fond en comble nos institutions scientifiques, vieux monumenU qui ont fait leur temps , et qui jurent tous avec notre époque , ainsi que je vais Je démontrer, en passant en revue celles de cesinstilutioos, dont l'objetest eu rapport avec le sujet que je traite. Non pas que je soutienne que tout ce que je viens de dire s'applique eu totalité ou en partie à ces divers corps, mais parce que chacun de ces corps, par sa constitution, est dans le cas de fournir uo ample aliment à toutes ces sortes d'intrigues , et qu'avec une telle organisation , il n'eo est pas un qui soit favorable au progrès , alors même qu'il réunirait dans son sein les hommes les plus capables elles mieux iutenlionoésda pays.
SllC. AcsjsBMis pss sciiKCis. Cette corporation se compose de soixante-trois membres volants , aux appointements de 1,500fr. ; plus, de dix académicienslibres, n'ayaut droit qu'aux jetons de présence ; plus, d'un certain nombre d'associés étrangers ayant voix délibérative sur les points scientifiques , enGu , de cent correspondants étrangers ou régnicoles, mass non résidants à l’aris. Elle se divise en dix sections,composées chacune de six membres, à l’exceptiuu de la section de navigation, quio'nu a que trois. Elle nomme , parmi ses membres, deux secrétaires perpétuels inamovible8,auxappoiulementsde6,000fr.
clincnn; tous les ans elle élit un vice-président, qui devient président de fait l'auiiée
PHYSIOLOGIE EXPÉRIMENTALE. GiS
suivante, et cède le fauteuil au vice-président, à Peipiralionde Tannée.
L'Académie se réunit tous les lundis, en séance publique pour un certain nombre d'babitnés, afin d'entendre la lecture des mémoires, qu'on est censé présenter à sa sanction, et la lecture des rapports qu'il plaît à ses membres de faire sur tel ou tel mémoire. Car lorsqu'un mémoire est déposé sur le bureau, il est renvoyé à l'examen d'une commission de deux ou trois membres , selon que leprésident ju5e (le son importance. La plupart de ces travaux vont s'enterrer dans les archives, jusqu'à ce que l’auteur les en tire, pour les livrer à la publicité de l'impression ^ quelques-uns se sont perdus dans les papiers de MM. les rapporteurs ^ le mémoire du malheureux Abel eut ce sort; on s'occupa d'en retrouver le manuscrit , après qu'Abel en eut publié les résultats dans un journal allemand; et lorsque l'Acadénoie voulut faire réparation à ce génie précoce , Âbel était mort.
Si l'un des membres de la commission, cédant soit à un mouvement spontané, soit à l'importunité des sollicitations, sf décide à émettre son opinion sur un mémoire , il vient lire son rapport à une séance , le donne à signer à ses collègues (le la commission, qui n'ont souvent pas pris la peine d'en lire le contenu ! il élève la voix pour que l'Académie en adopte les conclusions , et le président déclare (jue les conclusions sont adoptées; cequi, pour le public, signifie qu'à la suite d'un sévère examen , soixante-treize membres ont prononcé sur la valeur d'un écrit, quand, en réalité, tout cela se réduit à un jugement émané d'un seul homme, et accepté de confiance par tous. 11 est peu de rapports qui trouvent l'Académie récalcitrante, ou il eu est peu qui la trouvent complètement compétente; les rapports, qui passent avec le moins de bruit, sont sans contredit les rapports de la section d« physiologie végélaioetde botanique; et , nous n'Iiésiluns pas de le dire, il n'est pas de section , dansl'Insliliit^ qui mérite plus un contrôle sévère , que celle dans laquelle ont pris rang les Touruefort,
les Bernard de Jasiteu, les Adanson et les Lamarck ; elle semble elle-même se rendre justice et décliner sa propre compétence ; car , pendant longteippê , elle s'est contentée de donner, dans ses rapports, les résumés du travail soumis à la sanction de l'un de ses membres, s'abstenant de toute espèce de critique, et terminant sa table de matière par une phrase flatteuse qui servait de conclusion. S'il nous était permis de prouver nus atsertionsen public et par la voie d'un concours non illusoire, nous nous croirions alors en droit de la déclarer aussi incapable de diriger les travaux dans une voie nouvelle, qu'incompétente à les juger. Depuis dix ans que nous l'observons de plus près, nous ne l'avons vue s'attacher aux vérités nouvelles que pour en retarder le triomphe, par la difficulté sans doute qu'elle éprouve d'en aborder la discussion; et dans les Annales des^ciences d^obset'va- /(OA, nous avons eu l'occasion de citer plus d'une de ces malheureuses tentatives. 11 nous serait difficile de préciser le pas qu'elle a fait faire en avant à la science depuis trente ans ; on nous dispensera sans doute de dire les pasqu'elle lui a fait faire en arrière. Ses prétentions se bornent à connaître autant d'espèces qu'uu jardinier exercé, et à donner des monograpbii^s qui , il n'y a pas encore dix ans, ne se distinguaient pas par le mérite des analyses. Elle s'est réformée sous ce rapport, grâce à l'influence de certaines publications , qui lui sont étrangères et meme quelquefois hostiles.
Les secrétaires perpétuels peuvent être considérés comme les directeurs de l'Académie ; ils en sont les organes publics, et en grande partie les administrateurs réels; ils lui servent d'intermédiaires auprès du pouvoir dont ils prennent le mot d'ordre; ils décident de beaucoup de choses en dernier ressort; et, sans être tenus d'en référer à l'Académie , ils donnent ou refusent des permissious ; ils ferment les portes des archives et du secrétariat à la presse indépendante , ils les ouvrent à deux ballants à la presse obséquieuse et docile; ilsaccordeut des faveurs,
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et expriment des volontés j ils suppriment en public la lecture de certaines correspondances, sauf à les oummuniqiicr en comité secret. Tout les ans ils rédigent , chacun dans sa spécialité, un rapport général sur ce qu’on est convenu d’appeler les travaux de l’Académie. Ce rapport renferme un extrait de tous les rapports faits il l’Académie , par les commissions , durant le cours de l’année passée. C’sst , comme , on le voit , l’histoire du bon plaisir des rapporteurs , mais non l’histoire de la science ; c’est le compte-rendu le plus forcément incomplet et infidèle que l’on publie à Paris; et, si l’on voulait prendre la peine de feuilleter aujourd’hui tous ceux qu’a publiés Cuvier, depuis dix ans, on aurait souvent besoin de remarquer la date, afin de se convaincre quece qu’on lit n’appartient pas à une époque oubliée. Cet inconvénient ne saurait certainement point tire attribué 1 HH. les secrétaires , qui ne se chargent en ceci que d’enregistrer les décisions des membres rapporteurs.
L’Académie, outre ses comptes-rendus annuels , publie aussi des mémoires, qui viennent toujours bien lard, et ne renferment que des travaux , à qui leur étendue ou leur peu d'importance n’ont pas permis de trouver place dans les autres recueils périodiques de la capitale ; et encore l’Académie se voit obligée d'élaguer largement les politesses des rapporteurs , et de faire un choix fort restreint dans la masse des travaux , que la conclusion des rapports condamne à être imprimés dans les Mémoires des gavants étrangers; sar il n’est pas permis au nom d’un étranger de figurer sous le même frontispice que celui d’un membre quelconque de l’Académie; espèce de dédain que les étrangers Jrançais rendentan centuple aux Mémoiresde l'Académie, en faisant imprimer un an d’avance leurs travaux dans les journaux mensuels.
Hais l’Académie , comme eorporation , ne s’impose pas d’autres travaux ; elle n’a pas d’autres objets de recherches à poursuivre. L’État la consulte quelquefois, la réponse se fait presque toujoursattendre; les particuliers ne la consultent presque
jnmals , \U en obtiendraient rarement une réponse. »
Le seul avantage incontestable qu'elle offre aux études , c'est de fournir aux au« teursune occasion hebdomadaire depren> dre date, et d'enregistrer dans les journaux les résultats de leurs expériences ; résuU tats que la presse cstcondamnée à publier sans contrôle, afin de ne pas s'attirer U disgrâce de oiessieursles secrétai res; car la faculté de contrôler un travail lu an sein de l'Âcadémie est un monopole aca> démique. •
La plupart des hautes places scienti* 6ques de la capitale sont données par le concours, ou sous l'influence plus ou moins immédiate de l'Institut ; et elles sont presque toutes occupées par un membre de l'Institut même, ou aumoinsparun de ses protégés. Lorsque le professeur est fatigué de professer, il se nomme lui-même un remplaçant, qui occupe à sa place la chaire, sans avoir droit aux émofa^ments; mais le choix que le professeurs fait d'un sujet, est une espèce de droit qu'il lui confère à la survivance, c'estunerecomman* dation anticipée àla bienveillance de Tin* stitut.
Enfin l'Académie possède , entre ses mains , un plusample trésor encore de faveurs et de grâces ; elle a des fonds en ar* gent comptant, une dotation qu'elle tient, en faible partie du gouvernement et de quelques particuliers amis des progrès de la science, mais en majeure partie de fa munificence du philanthrope Hoothyoo.
Elle peut disposer chaque année d'une soixantaine de mille francs qui sont destinés, par les vœux des donataires, à rc« compenser Icsdécouvertes età encourager les travaux , et que messieurs les membres ont droit d'appliquer aussi à l'encouragement de leurs travaux particuliers, avec l'approbation de l'Académie.
S117. Or, nous le répétons, d'une pareille constitution scientifique il ne saurait rien sortir d'utile au progrès réf^ulier des sciences , et la morale aurait autant à gagner que tes étudesà la réforme radicale de cette corporation. Sans doute l'Académie renferme quelques hommes d'un mé-
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