I. VÉGÉTAL — vcgetabile
15. Ce mot désigne l'idée générale du règne , son type dans ses rapports de ressemblance ou de différence avec l'idée tj'pique du régne animai. On dit une nourrilure végétale, par opposition A la nourriture animale ! physiologie et anatomie végétales, par opposition A la physiologie et l'anatomie animales. Oit ne dirait pas un végétal cryptogame , un végétal phanérogame, un vége'tal herbacé, un végétal potager, parce que cet épithètes, en exprimant des difl'érences entre les divers êtres do règne végétal, détruiraient l’idée de l’unité d'un type. Au pluriel, ce mot sst susceptible de recevoir des épithètes qu'il repousse au singulier, par ce que le pluriel fractionne , particularise l'idée gé- ■érale. Mais même alors ce mot conserve encore quelque chose de sa primitive ac-
ception : l'expression végétaux herbacés , cryptogames, ne s’emploie encore alors qu’en traitant d’un fait d’anatomie on de physiologie, qui met en rapport le règne végétal et le règne animal l'un avec l’aotrr.
Qu'est-ce qu’un végétal ? Il est plus facile de le décrire que de le définir. En général, chacun peut dire ce qui le distingue , personne ne saurait révéler ce qui le sépare. Il est plus aisé de voir où Huit le règne , que de découvrir où il commence; et lorsqu’on arrive sur les limites des deux règnes , A l'éponge et à l’hydre verte, il n'est presque plus possible de s'orienter. ,
Linné avait cherché A distinguer les végétaux des animaux , en ce que , disait-il , les végétaux croissent et vivent, et que les animaux croissent, vivent et sentent. Mais qu'est-ce que ia vie sans la sensibilité ? Qu’est-cs que la croissance sans la via ?