Craque articolatior caulinaire est
DONC OROANISBE SCR LS mAmS TTPI QUE LES ARTIGOLATIOMS DE l'ePILLIT.
297. 1'^ COROLLAIRE. Ce que nous venons de voir sur les spathes de maïs, se rencontre , sans aucune exception , sur toutes les articulations inférieures de la même plante, sur les articulations de tous les chaumes de graminées, et d'une manière aussi évidente que sur le maïs, sur tous les chaumes traçants de la même famille, et même de quelques familles différentes, mais ayant une organisation analogue.
DÉMONSTRATION GÉNÉRALE
coROtLÀiAt. Lorsqu'on observe un chaume développé, et qu'on le compare à la feuille parinerriéequi lui est adossée, on éprouve une certaine difficulté à con« cevoir que ce chaume ait pu appartenir à l'appareil de la feuille parinerviée; tant ce chaume a grossi, tant la feuille est restée réduite. Mais cette difficulté n'aurait quelque valeur qu'aux yeux du vulgaire ; le philosophe, pour qui les rapports organiques ne s'établissent pas sur des proportions , mais sur des positions, une expérience de chaque jour lui a démontré qu'une molécule presque insaisissable donne lieu à de gigantesques développements; qu'une spore (158) engendre les fougères en arbre; et quand, de deux organes appartenant au même appareil , il verra l'un absorber à lui seul toute la puissance de la végétation , et l'autre , qui est Je premier en âge, rester stationnaire et presque inaperçu, ce sera à ses yeux un phénomène, mais non une anomalie. Pour s'en rendre compte, il remontera Jiisqu'au.jeune âge des deux organes, jusqu'au berceau de ce développement si inégal, et là tous les rapports se rétabliront à ses yeux et lui peindront les analogies.
399. Si la plus simple nervure est un organe composé , elle est capable de se composer d'une manière indéfinie, de devenir arête, pédoncule, tige, et tronc même, sans s'écarter des lois de sa structure; fl ne lui faut pour cela qu'une sève plus abondante, et une plus puissante élaboration.
500. 3* coBOLLAias. Si l'entrenœud (365,3*), contre lequel est adossée la feuille parinerviée du bourgeon, est l'analogue de l'aréte et du pédoncule des paillettes de répillet, on est en droit de concevoir qoe cet entrenceud , que cette nervure (383), au lieu de continuer le chaume, eût pris son développement dans la substance de la feuille parinerviée, qui alors eût été îroparinerviée, c'est-à-dire munie d'une nervure médiane. Dans ce cas, on aurait eu de suite deux articulations entourées chacune d'nnc feuille complète;
et dans l'aisselle de l'inférieure, il n'y aurait pas eu de bonrgeon. Si le même mécanisme eût continué sur toutes les articulations supérieures, nulle part on n'eût trouvé de bourgeon à la base de l'enlrenœud. Or, c'est ce qu'on a lieu d'observer à la base des spalhes de maïs, et, en général, sur toutes les portions de chaume dont les feuilles simples et sans limbe se recouvrent eu s'imbriquant. Dans ce cas, on observe que les articulations se pressent, comme des grains de chapelet, et que nul entrenœud réel ne sépare les feuilles entre elles.
Toos LIS OROARtS CADLINAIRBS DONT NOUS VENONS DX NOUS OCCDPIca SONT OISPOSBS BN-
TBB Bux dansl'obdrx altbrnx ; c'est-à-dire
QOB 81 l'oROANR INFBRIROR EST PLACR BT SX DlBIGR A GAOCHB, l'oRGANR IHMÉDIATBHBNT StT- PBBIEDB SKBÀ PLACB BT SB DIBIGBBA A DBOITX, BT l'oRGANK IMMÛDtATEIIXNT SDPBRItOR A CB- LOl-Cl SERA PLACB BT SB DIBIGBRA A GAOCn,
et ainsi de suite.
501. DÉMONSTRATION. Nous avons démontré plus haut, que le chaume devait être considéré comme appartenant au même appareil que la feuille parinerviée, qui lui est adossée; que, dans le principe de la végétation, ils étaient destinés à constituer un seul et même organe. Or, si ce chaume s'élait développé en nervure médiane de la feuille parinerviée, il est évident que cet appareil serait devenu semblable à la feuille inférieure, et que sa nervure médiane aurait pris la direction opposée à celle-ci : c'est-à-dire que si la nervure médiane de celle-ci est dirigée à gauche, la nervure médiane de celle-là eût été dirigée à droite : en d'autres termes, qu'elles auraient alterné entre elles.
Or, cette nervure médiane, siellevientà se développer isolément et hors de la substance de la paillette, de l'appareil de laquelle elle est partie intégrante, etqu'elle produise à son sommet; comme elle continuera à obéir à sa première impulsion, elle conservera sa première tendance, et
7« DÉMONSTRATION GENÉRALB.
elle imprimera à «on premier jet «a preiniAre direction, eVst-i-dire que |a première Teiiüle dont elle couronnera «on •omnietalternera, par aa nerrure médiane, avec la nervure médiane de la feuille qui entoure ParliculatioD sur laquelle elle a pris naissance clle^méme. Cette disposition est invariable dans la famille des (graminées et dans les familles analogues ; tous les limbes dn chaume alternent entre «ns; et si, sur quelques espèces, telles que les Artmdo , ils semblent affecter la direction unilatérale, cela vient de ce que la touffe étant trop serrée et parlant trop ombragée, chaque limbe tord sa gaine pour venir, hors du g|roiipe, jouir de 1a clarté du soIriL
oOi. Ca même loi de développement doit, de toute nécessité, s'appliquer au bourdon que recèle la feuille parinerviée. En conséquence, la première feuille de ce bourgeon qui va surgir au dehors, sera ou imparinerviée ou parinerviée : sa nervure médiane, dans le premier cas, et le chaume qui lui sera adossé dans le second, seront dirigés dans le même sens que la feuille (,/î fig* 1, pl* 15) qui enveloppe l'articulation inférieure , et alterneront avec le chaume {cl), qui part de la base de la première feuille parinerviée. Dans le second cas , la feuille qui se développera au bout de T/entrencDud, alUrnera avec la feuille qui s'esi développée au bout de f’entrenœud inférieur (c/), et le reste du bourgeon ig)%e trouvera ainsi emprisonné entre deux feuilles parinerviées, et dans la bifurcation de deux cbaumes.
Cojitiauez sur le papier, d'une manière graphique, l'œuvre de cette organisation, et vous aurez une série de dichotomies et une ramescence flabeHiforme. Si les entrenoeuds sont très-courts , vous aurez une touife aplatie, qui, recouverte souvent a la base parles premières feuilles sa ns limbe, prend la forme d'un bulbe; mais alors, forcé de se développer dans un étui , si je puis m'exprimer ainsi , l'ordre d’alternation tourne sensiblement vers la spirale.
Celte loi de développement caulioaire est invariable, non-^eulenieni dans la famille des graminées , mais encore dans les
familles articulées et organisées comme celle-ci; par exemple, dans les Jridées, le Phormium J etc.
505. La LIMM DK LA riOILLS |>KS CKAinuèKS, îimbus {Im, pl. 8 , fig. 6â ; pl. 10, fig. 3) , EST posTsaisun kn poruatiok a la «aikk
IL tv'lN EST VAS LA CONTINCATIOR ; C’SSS OH NOOVEL OnGARB A qCI BLLK A OONKÉ If AISSAHPS, ET QCl TIXNT A ELLE PAH OKK AETICOLATIOH ; IL EST l'aKALOGUB DE L^nàTE (ot).
304. DEHOKSTiATioH. Plus une feuille est avancée en ège , plus son limbe est long ; plus elle est jeune, et plus son limbe est court; et si on cherche à l'étudier, alorti qu'elle est entièrement recouverte par les enveloppes du bonrgeon , on la trouve dépourvue de limbe; telle est la feuille de maïs (fig. 7, pl. 18) que nous ^vons extraite du sein de la plumuleen germination {iOid.f fig. 4); elle n'offre pas la moindre trace de limbe, et cependant ou sait avec quelle prodigieuse vigueur se développent, dans les airs, les limbes de ces sortes de feuilles.
Par la germination , on peut suivre de FœH chaque jour ce développement progressif, et assister, pour ainsi dire, à la naissance du limbe. On le voit poindre sur la figure 4 de la pl. 18. C'est d'abord une glande qui parait au dos du sommet de la feuille. A eptte époque , la feuille est close, sans fenlp latépaie et sans ouverture apiculnire (pl. 18, fig. 9); c'est une sommité de tige aussi imperfurée qu'une racine naissante (pl. 18, fig. 4 rd). A mesure que celle glande se développe, les organes foliacés que recèle la feuille externe que nous étudions se développent à leur tour, et finissenl par se faire jour, en distendant et ensuite en perforant la porliop apiculaire de la feuille qui les emprisonne. C'est la portion ainsi distendue et déchirée, qui entoure le chaume comme une collerette , et que nous avons désignée sous le nom de liooui: {U) (48, 4**) ; à cette époque , 1a feuille a 1p une gaine (48, 8**), organe primitif , l'ourreau d'abord dos ^
DEMONSTRATION gEnÉBALB.
maii eninite fendu plus ou maint prufon- Jrmcnt par devant j 9» une lijjuln (48, 4”), portion apiculaire tans vaisseau , espèce de débris plutdt qu'un organe roi çeneris; S9 enOu le Muss (4S, S»), dont le développement va toujours eroissant.
30ô. Ce limbe n'est pas la continuation des nervures de U gaine ; car, non-seulement, à leur point camoiun de jonction, on reoiafque une organisation qui n'est celle ni de la gaine pi du limbe, une organisation véritablemeiit articulaire; mais encore on peut s’assurer par la dissection que là se trouve une articulation : en effet la gaine , qui te (lécbire si facilement dans le sens de la longueur de ses nervures , oppose là une résistance contidéralile, qu’il faut briser pour passer dans le limbe, lequel, au-delà de cet obstacle, SC déchire aussi facilement que la gaine.
306. I.e limbe n’a jamais la même largeur que la gaine ; dans certaines espèces {Mastus) [1j,il est même comme pétiole à son point <rinter|ion. Dans d’autres, le limbo est réduit à la ténuité d’un filament tantôt lisse (Atibora minimai, tantôt couvert d’sspéritcs [Fesiuca helfro/i/ijrlla) ; c’est alors , par rapport à la gaine , une arête subapiculitire , uoe arête analogue à celle qu'on trouve au sommet despaillelles inférieuras ((e certains ÿromusi car, sur les paillettes, comme spr les feuilles, le LiMse et la cmoib ne te forment qu'après coup sur la paillette, qui, daus le jeune âge , est aussi bien close et imperforée que la osiss csoussiBs; aussi, lorsqu'on promène le scalpel de bas en haut , à travers la nervpre ou la réunion des nervures [9] qui donnent naissance à l’arôte, éprouvot.on les mêmes obstacles pour passer dans le corps de l’arête , que pour passer de la gaioe dans le corps des limbes.
>07. i” coBOLLsias. La gaine, la ligule et le limbe, ne sont pas des organes telleraeot eiceptionnels , qu'on ne Ica retrouve.
(il ÀnnaUt tltt sciencei nat., l. V, pt. 8, fif;. l. (»] Daas le* Brom\à» et le* Ftttuca^ l'aréto c*t foreniée ftui «ftépens Ue la rvuoiop de» Iret» nermre»
avec tous leurs caractères, dans plusieurs autres familles monocotylédonrs et dicotylédones (ISO); ainsi , les Bolygouées , les Ombellifères , surtout les espèces aquaiiques , ont des feuilles alternes, organisées comme les feuilles des graminées , U forme du limbe esceptée. Dans les Polygonum, le limbe sioiple tient par un pétiole cniirt à la gaioc , comme cela a lieu dans le Nastus (306). Hans la plupart des Umbclliférei , ce pétiole acquiert de grandesdiuiensioas, et se ramifie en feuille décumposée. Mais dans le principe leur gaine est imperforée ; plus tard le pétiole, de la feuille sa développe a l'cstrémilé d’une ou de trois à cinq iiervures réunies, qui disparaissent à ce point d'insertion; en sorte que si la ligule se montre quelquefois silloonée da nervures , les nervures médianes manquent, et la ligule est pariuervit^ (â7S).
308. Sur la lige dn Alelianthus major, cette ligule parvient à des dimensions esa traordiuaires pour un organe en apparence aussi secondaire , et elle conserve une grande intégrité sur ses bords; les deus nervures latérales sont très-saillautes et viennent se réunir au sommet, séparées eotre elles par tout l'espace qu'aurait divisé la nervure médiane, si ccUe-ci n’avait pas donné naissance , dès la base , au pétiole de la feuille [3]; de plus elle se confond avec la gaiue , et forme, , une fois développée, une collerette autour de la lige qui continue à s'allonger.
509. 9° cosoLiAias. Hais la ligule ne conserve pas toujours une forme aussi régulière ; elle apparaît le plus souvent décliiréc , et cuinnie rongée au somotet , souvent dentée par le prolongement des nervures; d'autres fois elle se fend en deux portions, en deux oreillettes opposées.
Lorsque cela arrive sur uue feuille dont la gaine est nulle, et que la division des deux portions de la ligule affecte une. cer- Uiiio régularité, ces deux divisions pren-
mèdîsnes, et même , dint certsines espèces , snx tiépenide» cinq qui lraver»enlU paillellc. t.3i] Ann. dê$ KUne$4 na/., t. Vlllypl.
DÉMONSTRATION GÉNÉRALE
nentlenom àe stipules (47). Jæ Ficus ruhifpno5a(pl. II, (ig. 7 et 8) fournit un exemple ftaiJUnl de cette transformation de la ligule en deux stipules, par la division dorsale et antérieure, de sa base au sommet. Dans le principe, ces deux stipules, soudées parleurs bords et au sommet (pl. 11, fig. 7 sti), forment la sommité close du rameau, et emprisonnent comme dans un légume uniloculaire, le bourgeon terminal destiné à continuer la tige. Le pétiole de la feuille (/î) est inséré à leur base; lorsque les deux moitiés latérales se séparent elles se rejeta tent comme deux ralves sur les deux côtés du pétiole (ffg. 8), et mettent à nu le bourgeon terminal {g fi fi') et les trois bourgeons axillaires {ggg)f qu'elles recé' laient et qui afïectent la forme de trois grosses glandes. Les deux latéraux (g) tombent; le médian seul^ga) se développe. Chez le platane , la gaine ne s'ouvre en stipules qu'à son sommet, on sorte qu'elle accompagne, en forme de fourreau, la tige de son bourgeon , jusqu'à une certaine distance du point d'insertion du pétiole; et qu'elle étale ses deux stipules en une sorte de collerette dentée, au sommet du fourreau. Le Passiflora alba (pl. 6, fig. 9 et 10) présente le phénomène du Ficus d'une manière presque aussi pittoresque.
Les stipules de toutes les autres plantes (p). 31, fjg. 7) ont toutes la même destination, et commencent toutes par être soudées ensemble, et par emprisonner le bourgeon dans leur capacité. Pour les observer dans celte disposition , on n'a qu'à les étudier dans leur extrême jeunesse.
510. Si, dans les graminées , dans le Naslusy par exemple, le limbe s'était formé à la base de la gaine, au lieu de se fermer à une certaine hauteur; ou, en d'autres termes, si dès l'instant de l'apparition du limbe la gaine avait continué son développement au-dessus du point d'insertion du limbe, et que toute la portion inférieure fût restée stationnaire ; qu'enfin la gaine se fût fendue longitudinalement, par sa lacune dorsale comme par sa partie antérieure, les graminées auraient semblé dépourvues de gaines, et leur ccmmatiox (51)
eût été entièrement analogue à celle da Ficus rubiginosa»
511. S* coaoLLAiai. En conséquence , U gaine et la Pigole sont deux parties plutôt idéales , que distinctes de l'organe destiné à recéler le bourgeon; c'est l'insertion du limbe qui est leur limite commune , limite infiniment variable ; et lorsque l'insertion a lieu à la base de l'organe , la ligule et la gaine sc confondent , et prennent le nom de stipule simple dans le Melianthus{ZOS)y et donble dans les autres genres.
313. Mais si la nervure médiane de cet organe ne se développe nulle part en pétiole , et qu'elle continue sa régétalion dans la substance de la feuille elle-même, la gaine, la ligule et le limbe resteront confondus sous uue seule et même forme, sous la forme d'une feuille perfoliée (pl. 7, fig. 30).
313. 4* coROLLAiax. Nous avons déjà eu occasion de nous assurer combien est variable le point d'insertion du pétiole , sur la gaine qui enveloppe le jeune bourgeon terminal. 11 aurait donc pu arriver que ce limbe ou ce pétiole se fût développé , juste au sommet de la gaine elle-même.
Dans ce cas , la ligule aurait disparu, et la gaine , surtout si elle avait épaissi sa substance, eût été un pétiole canaliculé à l'égard du limbe, et la feuille n'eût pas paru stipulée. Or, on doit assigner cette explication à tous les pétioles non stipulés des plantes; on les trouve toujours canaliculés (pl. 30, fig. 3 et 6 pt)y et c'est ce canal terminé en voûte, plus ou moins près du limbe, sur la partie antérieure du pétiole, c'est ce canal , dis-je , qui , en sondant ses deux bords , a servi de gaîoe au bourgeon naissant (g), et l'a recouvert de ton sommet voûté,' comme d'une ligule.
314. De là vient qu'en général les pétioles des feuilles , qu'on trouve munis à leur base de deux stipules fortement caractérisées , sont arrondis, et que , dans le plus grand nombre des cas contraires, on les trouve canaliculés.