‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 68 sur 310 · coRou.Ainc. De même que les · texte numérisé non relu

coRou.Ainc. De même que les

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DÉMONSTRATION GÉNÉRALE. 8t

chis dea épis (pi. 15, fig. 19) on des pani-

illpnlot qui sont antérieures en formation à la feuille (303) s'arrêtent dans leur dé- Trloppement, ou tombent (47), pendant que la feuille poursuit le sien avec énergie; de même le contraire peut arriver, c’est-âKlire que , dès le principe de leur formation , le limbe et le pétiole s'arrêtent, ou le pétiole seul se développe en vrille (49), ou en épine (50), enfin que les stipules survivent et grandissent ; et alors la plante n'ofl're plus que des stipules rangées sur deux rangs parallèles, et point de feuille. C'est le cas du Lailiyrus ap)taca.

31G. 6‘ conoLLAiBE. Ce que je viens de dire du pétiole et du limbe, par rapport aux stipules, c'est-à-dire à la gaine, peut se dire , de la même manière , de la totalité de. l'organe foliacé qui entoure l'articulation , par rapport aux divers appareils du bourgeon qu’il recouvrait dans le principe , et qui ont pris naissance dans la capacité de son enveloppe; c'est-à-dire que la gaine pourra rester stationnaire pendant que son bourgeon prendra son essor, pendant que la nervure médiane de la feuille parinerviée , de l'organe stipulaire de celui-ci , se développera , sous forme d'entrenceud (985); et si , dans cette hypotbèse , la nervure médiane de la gaine n'arrive pas jusqu'au sommet , qu'elle se soit tout à coup arrêtée, après avoir manifesté les premiers symptômes d'un développement pétiolaire, la gaine ne conservera alors que les apparences d'une petite collerette que le descripteur négligera , mais dont l'observateur ne manquera pas de tenir compte. Il arrivera même tôt ou tard , par le progrès de la végétation des organes supérieurs, que cette gaine, caduque comme certaines stipules, éphémère comme un organe appauvri , s'oblitérera de telle sorte qu'il n'en restera plus que la place, marquée par une tache circulaire , d'une couleur différente de celle des deux entrenœuds que son articulation sépare.

317. Or, c'est tous cette forme plut ou moins prononcée qu'on rencontre l'organe foliacé , sur tontes les articulations du ra-

rBTSIOLOOIl TtOtTAlS.

cules; elle est très-visible sur toutes les articulations d'un gros calibre du Poa aquatica [1] (pl. 10, fig. 5 Jl).

318. Si la nervure médiane, an lien ds s'arrêter après avoir manifesté une première tendance vers le développement pétiolaire , continue sa végétation dans la sein de la substance de la gaine, l'organa foliacé , même sur les plantes à feuilles composées (68) et décomposées (69), prendra la forme simple , ovale , aenminée , que représente la figure 7 de la pl. 18 ; elle prendra le nom de rotLiccLS (44), feuille en miniature et pour ainsi dire rudimentaire, mais qui n'eu possède pas moins toutes les facultés reproductrices ; car , comme la feuille, cette écaille a continué la tige , ou elle est capable de la continuer par son bourgeon axillaire. Le contraste de ces deux sortes de foliations se montre très-bien sur la tige développée de l'Asperge commune (Asparagus qfficinalis).

319. 7° coaoLiAiaa. Tonte tige est terminée par un follicule clos , qui la recouvre, par son sommet, comme d'une espèce de coiffe , et qui l'entoure complètement à la base ; c'est dans le sein de ce follicule ainsi clos , que s'élaborent l'entrenoend et la feuille suivante. Si certaines tiges, parvenues à leur plus grand développement , ne sont pas entourées par la base de chaque feuille on follicule, c'est que celles-cf sont restées stationnaires , pendant que l« tige continuait son développement en diamètre.

390. 8° coaoLLAiaa. La feuille , d'abordi close, ne se fend en général que sur la face opposée à la nervure médiane , et en dessoudant set deux bords.

391. 7* coaoLiAiaa. Jamais on ne trouva la feuille supérieure ayant ta nervure médiane immédiatement au-dessus de la nervure médiane de la feuille qui lui est

HHlvtrMl Jst ScUtuts H ds fludiuM*, secl. 2, mars 1817,11° i49-

PÉMONSTRATtON GÉNÉRALR.

iniinédiatement Ind^rieiirp. Cas daiix feuilles sont ou «Iternes (Fl, 1°), ou opposées (71, 3°), ou en spirsle (71, 4°), deux dispositions qui ne sont qu’Uno ntodiOcation de la disposition alterne,

B33. L’bpi et la eANicuLB (78, 6«, 7*), CBXZ LES GBAMINSES) SOUT OEOAHIsds SDE LE TYPE se CBADMB (86, 1°); ET, EK cd- BdsAL , l'iMPLOEESCEMCE (78), nABS TOÜTll LES ADTEEI PASIILLES , EST LA adpdTITlOH SS LA FOLIATION (63) CAULINAIEE.

333. Première partie. Et d’abord , quant à l’épi : soit urt épi de holium (pi. 15, fig. 11); en admettant que la tache circnlaire (/7) qui correspond k l’articnlalioh , représente la gaine rudimentaire (316), on trouvera , ce qU’indiqde d’avance la théorie, que l’épillet {le), (75, 13») que bons avons démontré être l’analogue du bonrgeon caiilinaire (g), que cet épillet , dis-je, alterne avec le limbe de la feuille canlinaire iniinédiatement inférieure , c’est-à-dire de la feuille qui termine le chaume que continue l’épi ; que , par conséquent , cet épillet alterne avec le bourgeon atillaiee de cette feuille (865, 3«). La aicui unique de cet épillet ne pourra manquer d’étre considérée comme la première feuille imparinerviée du bourgeon , lorsqu’on la verra, par la dissection, sortir du sein d’une feuille parinerviée, qui reste nichée dans la concavité dü rachis , que nons avons démontré être l'analogue et dn pédoncule des fleurs (385), et de l'entrenœud du chaume (896), et enfln de la nervure médiane détachée de toute paillette, Noua avons représenté (pl. 16, 6g. 15, 14) les formes les plus ordinaires sous lesquelles s’offre cette feuille parinerviée , cette stipule (609), sur presque toutes les articulations de l’épi du Lolitm [1].

Que si l'on continue i’observatiou stth

[i]i'aîtouTeDl rcncoDtré des paniculcde Lotium ptrtnnÊ , dont certaines articBlations du ractits par* tsienl une feuille coinpièw, qnsique rédulle.

les articulations snivantes , on ne manquera jamais de trouver que l’ordre d’alternation des organes est aussi rigoureusement observé snr l’épi que sur le chaume ) que les épiliets {le) et le rachis (ra) jr occupent respectivement les mêmes places que les bourgeons et les entrenoends snr le chaume.

334. Si l’épi vient à se ramifler (pl. 19 flg. 11) , déviation assez triviale dans noS champs , ce phénomène a lien d’après le même mécanisme que la ramlBcation du chaume (608).

536. Snr les épia de froment, TriHcam^ la fouille rudimentaire (qui n’est marquée sur les Lolium que par une tache) se montre à l’extérieur sons forme d’une collerette ( fi) (pl. 19 , 6g. 13) , en sorte gn’lcl riennemanque,à la démonstration , de font ce qu’elle est en droit d’exiger de saillant ; senlemrnt les épiliets sont tournés de droites gauche, an lieu d'être adossés, comme ceux du Loldtm, contre le rbchlt.

Mais ici la feuille parinerviée manqua toujours entre le rachis; et, d’un autre cAté les deux giumes sont tellement opposées entre elles, si bien insérées snr la même articulation , et tellement sondées à leur base , que , pour rester Adèle à l’analogie, qui est Un guide si infaillible dans l’étude de cette famille, on est ibreé de les considérer comme représentant chacune une moitié de la feuille parinerviée ; de sorte qUe chacune d’ellès agissant séparément et pour son compte , il s’ensuivra que l’une ou l'autre aura été la matrice de l'épillèt, qui , dès-lors, aura pris nécessairement la position latérale , an lieti de la position dorsale de lYpillet dn Loliim; et l’ordre d’altemation datera de l’une des glUmes , qui dérivent de la Ibnille parinerviée , au lien de dater du rachis, qui représente la nerVure médiane de cette feuille parinerviée.

636. Cette dernière interprétation noua ofIVe la transition la plUs naturelle à ta démonstration de la eAvtccix (73, 6»).

Nous avons déjà en l’occasion de Dlfrié observer que les nervures étant des organes cortipleiei et d’une structuré analogue, elles sont toutes sUsfceptibleà

•DÉMONSTRATION GÉNÉRALB.

’d# pWhdrB le dpTeloppcment qne l’on a lien de remarquer snr qu elqiiea-nnea j l|We , par cotis^qtient , s’il e«i démonlriî qiie la nervure médiane d’tine reiiille renferme en elle la proprWI# de se développer en pédoncule on entrenœud (389) , il est rigonrensettlent logiqtte de prévoir que tontes les nervure» latérales de la même feuille sont capables, en recevant la même impulsion que la médiane , de se développer de la même fb^nu.

337. Or, si cette déviation arrive ant deux néttUte» latérale» de la lénille parinerviée; et que leur bourgeon reste stationnaire A l'état d’embryon , l'articulation portera denx éplllet» »esiiles , si l’épillet se forme dès la base , ou pédonculés (886) strépillet se forme an sommet de lanérvttrO; enfin denx rameaux, si l'épillet ne commence A te former tur chacun de ce» développements , qu’aprét nn certain nombre de petites bifurcation» caulioaires.

338. 91, au contraire, Icsdeiix nervures latérales de la feuille parinérviée p.nrtagettt le» bienfbitt de cette impulsion nouvelle avec leur bourgeon commun , farticulatlon portera trois éplllcts [1] ou trois rameaUx ; et si chaque articulation du rachis reproduit le même phénomène ; un aura utae alternance de ramifications , comme , sur le chaume , on a une alternance de bourgeons. Cette alternance de ramifications est ce qu’on nomme panicule.

389. Admettons que ce développement ait lien , non pas par la feuille imparinerviée qui devrait sortir la première de sou sein (dans le cS» où celle-IA conserverait son impulsion gemmaire), et qUe chaque nervure de cette Ibullle impsrinerviée donne naissance A un rameau; dans cette hypothèse, la panicule sera formée par des semivertlcilles alternes, A trois, cinq , sept, etc., rameaux principaux , selon qne la fenille , ()Ui »e décompose ainsi , aurait dft avoir trois , cin^, sept, eto., nervures.

[i)Cc»t le cas de* Jfortitum, que Ton dciicoe •Mt le* Donu d'Hordeum,hexaiticum, Utraiticum, dittkhmt , selon qne lei trois épilleU merisSMl ,

RS

I S30. Kh bien ! non-seulement on retrouve CCH diverses dispositions Indiquées par la théorie , sur les diverses paniciiles des graminées, non-seulement il est facile de distinguer et de marquer du doigt , sur chacone de leurs articulations , et la (buille rudimentaire {Jl. pi. 19, fig. 3; etpi. 10, fig. S), et l’origine des rame,vUx Occupant la place théorique du bourgeon; malt encore il n’est pas rare de trouver, dans les champs de Rayf^ss, des échantillons de l.oliam (pl. 1S,fig. 11), qui, en se jouant de leur loi générique* se plaisent A peindre aux regards l’exactitude de ces suppositions ; et , comme chacune de ces déviations du type de l’épi vers le type de la panicule , laisse souvent h sa base quelques vestiges de l’organe d’od elles proviennent , il est facile , en restituant les anciens rapports d'insertion , de constater leur origine, et de donner à nos principes la plus éclatante application [3j.

Nous aurons lieu de revenir snr ce •njet en nous occupant plus tard des métamorphotes génériques.

381 . coaoitaiax Dt carra rRiniàas raaTia. L’ordre d’alternation et de structure se représente tout aussi rigoureusement, tur chaque bifurcation du rameau , que sur l’articulation principale de la panicule. 9ur chacune de ces articulations de seconde, troisième, etc. , formation, il est facile de distinguer 1° \* feuille rudimentaire, souvent réduite A une simple tache eircnlaire, 3* l’analoguedn rachis, 5° l’analogue du bourgeon qui continue la tige d’un cAté, en même temps que le racbis la continue de l’autre.

833. Denxièitie partie du théorème. Il eu est des inflorescences desaulres familles comme de l’inflorescence épi etesaicDta de la famille des graminées ; c’est-à-dire que ehex tontes les familles des végétaux les

OU que UDOU doux aTortfnl surchsqiic àrtièillltîoti.

[i] Annaht du fc\*nc9i 1 1

p. 1819, et t. IV, p. 974>

DÉMONSTRATION GÉNÉRALE

inflorescences sont la répétition de la foliation caullnaire (71).

Car tout rameau provient du bourf^eon éclos dans Taisselle d'une feuille et d'une tige; la disposition des rameaux entre eux doit donc être absolument la même que la disposition des feuilles entre elles. Si le contraire semblait arriver , il en faudrait conclure, ou que le phénomène est dà à une simple mudification accessoire du tvpe , on que la plante possède deux espèces de foliation. Soit, par exemple, VEuphorbia (pl. Si , flg. 6) : la foliation caulinaire est en spirale, et tout à coup le sommet de la tige se termine brusquement en une ombelle à cinq rayons, avec un involiicre à cinq follicules. Mais si l'on examine plus attentivement l'échantillon, on s'assurera que la disposition en spirale y est tout aussi distincte, quoique plus pressée que toute la tige inférieure ; il en sera de même des rameaux, qui partent chacun évidemment de l'aisselle du follicule correspondant. Si, enfin , on examine le centre de l'ombelle, le pointvers lequel les cinq rameaux convergent , on y découvrira en miniature («) la continuation de la tige qui est restée rudimentaire, la sève qui lui était destinée ayant été épuisée par le développement des rameaux floraux.

£n conséquence, dans le cas où la tige aurait continué à se développer , l'inflorescence aurait pris évidemment la disposition en spirale, au lieu d'affecter l'apparence de l'ombelle.

Plus haut, chacun de ces rameaux se bi furque ; mais on remarque que la foliation quitte la disposition en spirale, pour prendre la disposition opposée , et le rameau se termine par une fleur , qui est l'unique terminaison réelle d'un rameau.

333. L'inflorescence des ombellifères est formée d'après le type que nous venons de décrire.

334. Dans le Flbumum tirms (laurier tin) la foliation est opposée, croisée (71 , 3**). L'inflorescence qui prend la forme de corymbe ne déroge pas à la foliation; les rameaux sont disposés par paires croisées, ayant chacun à leur base leur follicule en forme d'écaille.

335. Dans les LiliacêeSf rinflorescenc« ne dément jamais la disposition en spirale de la foliation , vu que chaque flenr naît presque immédiatement dans l'aisselle de la feuille ; et lorsque ces fleurs et ces feuilles se pressent à une certaine hauteur de la tige , et que le haut de la tige cesse d'ètre florigère, on a alors cet assemblage de fruits surmontés d'une touffe de de feuilles , qui forme ce que communément on désigne sous le nom &tfniUs des ananas,

336. Dans les démonstrations spéciales , nous nous occuperons, avec plus de détail, de l'inflorescence qui donne lieu au réceptacle des composées ( pl. 32 , Cg. 1).

337. Il serait inopportun de fournir un plus grand nombre d'exemples à l'appui d'une proposition dont l'évidence ne saurait manquer de ressortir de la moins longue dissection.

338. I*** coROLLsiai. En remontant de la base de la tige, on s'aperçoit que la forme de la feuille se simplifie et s'amoindrit, à mesure qu'on approche du point où la tendance à l'inflorescence commence à se manifester; là, l'organe foliacé se réduit quelquefois aux dimeusions d'une écaille microscopique. Cette dégradation de forme a lieu d'une manière tellement continue, qu'il suffit de voir un échantillon vivant, pouren admettre l'évidence.

339. 2* coaoLLAiRH. Tout pédoncule de fleur s'est développé dans l'aisselle d'un organe foliacé; et si, sur certaines espèces , cet organe échappe à l'obserration, c'est, ou qu'il est tombé, ou qu'il est trop exigu pour être aperçu à U simple vue, ou que, parle développement ultérieur des organes auxquels il a donné naissance, il a fini par s'oblitérer en se confondant avec leur substance. Dans ce dernier cas , on en retrouve la trace soua forme d'une tache, en général jaunâtre oa rougeâtre. Ainsi, au premier coup d'œil, on serait tenté de croire que les fleurs se développent d'une manière anomale sur le bord de la singulière tige do Xjrlophjrlla

DÉMONSTRATIOîl GÉNÉRALE.

(pl. 98, fig. 9), tige qui affecte lea formes les moins contestables d'ùne feuille; ces petites fleurs ressemblent assez à des petites glandes développées sur les dents d'une feuille ordinaire ; mais, par un examen plus soutenu, on découvre l'existence ou au moins la trace d'un follicule écailleux sur chacune de ces dentelures , et cette écaille est la feuille dans l'aisselle de laquelle chaque petite fleur (fîg. 1S) s'est développée.

340. Comme en fait de décroissement il n'est pas de limite , il serait impossible de désigner les dimensions extrêmes auxquelles puisse parvenir l'organe générateur du bourgeon à fruit ou à fleur, le follicule de l'inflorescence ; ses dimensions varient depuis les feuilles du bananier jusqu'à la consistance d'une simple t<iche. Jfais dans la préfoliation extrêmement jeune , ces deux extrêmes n'ont pas de plus grandes dimensions l'un que l'autre ; ils sont réduits à lagrosseurd'une glande ; et ces deux glandes sont marquées, par les lois de la végétation, pour des destinées bien diverses.

341. Z* coaoLLAiax. Puisqn'à mesure que la feuille tend à donner naissance à un bourgeon à fleur , on la voit tendre à modifier , à simplifier, à amoindrir sa forme, il faut nécessairement conclure qu'elle tend aussi à modifier ses fonctions, à devenir un organe producteur d'un autre genre que la feuille , quoique ayant

même origine qu'elle ; de feuille à bourgeon à bois, elle devient feuille à bourgeon à fruit; de feuille caulinaire , elle devient feuille florale. Nous avons conservé à la première le nom de rsciLLi (42) ; nous avons donné à l'autre celui de volliccLB (44), mot qui , sans rien préjuger, indique suffisamment et l'origine et la nouvelle destiuation de l'organe.

342. LA RADICATIOIf A LIZO CHXZ LXS ORAaiIfXXS, LES PLANTES BULBEUSES, ETC. , d'arxis LE TvrB db l'inflorzscencb (352) ; BLLE SB rORMC PAR VERTiCILLES ALTERNES. |

SS

343. DEMONSTRATION. C'cSt SUT IcS tlgeS des graminées gigantesques, telles que la canne à sucre , le mais , etc., que ce fait paraît dans toute son évidence. Soit une tige de maïs arrivée à son développement complet; à mesure que ses articulations ressentent le voisinagedu sol, on observe, à la base de l'entrenœud, une couronne de tubercules blanchâtres, qui ne tardent pas à pousser devant eux la feuille dans l'aisselle de laquelle ils se trouvent, et à descendre vers la terre; après avoir brisé cet obstacle , ou après que cet obstacle, s'est de lui-même oblitéré , chacun de ces tubercules (« fig. 3, pi. 10) devient une racine , qui garde sa simplicité, tant que son développement a lieu dans les airs, rt qui ne se ramifie qu'.iprès s'être plongée dans l'ombre de la terre. Or, si Ton examine l'ordre dans lequel ces racines modI disposées , sur chacune des articulations qui leur ont donné naissance, 011 ne manquera pas de reconnaître que chacun de cesorganes, primitivement tuberculeux, alterne avec ceux de l'articulation inlérieure et de l'articulation supérieure; en sorte que la ligne perpendiculaire, qui passe par le centre d’une racine , ne peut traverser qu'une racine d'une troisième articulation, soit supérieure, soit inferieure ; elle passcà une égale distance de deux tubercules(ai), ou de deux racines (r<f) de l'articulation qui arrive immédiatement après l'articulation, laquelle sert de point do départ. Si, par la dissection et par une coupe longitudinale, on cherche l'origine interne, la matrice , pour ainsi dire, de chacune de ces racines, on reconnaîtra , sans beaucoup de difficulté , que chacune d'elles a pris naissance sur une des nervures longitudinales de l'enlrenœud à la base duquel un les voit. La fig. 2, pl. 10, peint aux yeux cette insertion. D'un autre côté, on observe, k l'extérieur de l’enlrenœud , une nervure qui offre des dimensions énormes par rapport à ses congénères , et qui fait saillie, comme une côte^ au dehors ; c'est la nervure qui correspond à la nervure médiane de la feuille dont sc couronne l'enlrenœud , et qui n'en est que la continuation ; de sorte que, mêmiÿ

DÉHONSTBATiON GÉNÉBALE.

sa

■prit U chut* des feuillM , il est encore làcila de s'assurer de l'ordre d'alternation de tout ces organes au moyen de cette nervure ; or , en s’orientant de cette manière , on ne tarde pas à se convaincre que ■hacun de cea verticilles radiculaires alterne avec le verticille immédiatement aupérieur et inférieur, de laniémeoianiire que l'enlrrnmud et que la feuille qu'il aupporte alterne aveo la feuille immédiatement supérieure et aveo la feuille immédiatement inférieure; c’est-à-dire qu'eq prenant, pour point médian d’un verliaille, le tubercule (« pl- 10, Cq. 3) ou la raoina (nf) qui a pris naissance sur la base de U nervure médiane ou cèle longitudinale de l’cntrencBud , le point médian des vertiojllet inférieur te trouvera du côté opposé.

344. Bamarques que les entrenœudsse raeeourcisseut,etque, psr conséquent, les inserliont des feuilles elles verticilles radiculaires se presseul d’autant plut qu'ils te trouvent placés plus prés de la hase de la tige, repprocUemenl qui est eusoeptible d’arriver à un tel degré, que les entrenoeudt disparaissent à l’oeil, et que les tubercules radiculaires semblent partir de la base de U feuille , cl non de i’eiilraoctud.

316. Or. sur les bulbes des liliacées, par exemple, ce dernier cas est la disposiliqn uormale, Bais l’ordre d’alternation n’en est pas moins invariable ; car les tubercules radiculaires parlent ici , comme elles les graminées, des nervures de la iéuille; et comme les feuilles de la bulbe alternent entre elles, il s'ensuit que chaque verticille do tubercules radiculaires alternerait avec le supérieur et l’inférieup, s’ils te développaient tous ensemble la même année : ce qui n’a pas lien elles toutes les bulbes. En effet, la feuille externe dure toute la saison ; et les autres , c'est-à-dire celles que celle-ci euipritunne dans ta substance , n'étant pas en contact immédiat avec le sol , ne produisent point de racines.

La bulbe n'a donc qu’un seul verticille de radicelle chaque année. Maison observe i sa base un plateau qui indique asscx

clairement encore l'qrdre d’alternation , par les débris qu'il conserve de toutes le* feuilles des années précédente*. La ligure 1 1 de la pl. 1 , représente une section traus- ' versale de la feuille externe d'une bulbe de UjacinlliHf non uriplus , section prise très-prés du plateau radiculaire ; on y volt que les racines (r<fl correspondent cbacn»e à une nervure de la feuille , et que c’est sur une nervure que la racine prend naissance.

âfb. Le fig- Bi pL S8, peut donner une idée de la formation du plateau radiculaire des bulbes. Les bulbes de tulipe qui sont destinées à végéter l'année suivante (/i), n'ont point de plateau ; mais la bulbe qui commence à pousser des feuilles («) laisse déjà voir à sa base une couronne de petits tubercules qui cherclienl à se faire jour an-debors sous forme de racines , ef à élargir le cercle du plateau, que l’on distingue à peine sur les autres,

3l7. l"' coaoLuias, En conséquence, par sa structure , la radication du maïs ne diffère en aucune manière de l’inUoreacence de sa panicule. On retrouve , sur la première comme sur la seconda , la feuille réduite (7< pL 10, Cg. 3), aualessus d’elle un verticille alternant avec le supérieur et l'inférieur, et qui est une dépendance , une décompoiilioo , pour ainsi dire, du système des nervures ; en sorte que la loi d'alternation des organes dans celte famille se montre invariable de U base jusqu’au sommet du cbanme.

Ôl8. 2’ coBOLLsias. Les racines tronquées , prœmorsa ( â4, 5» ) ne tirent pas ce caractère d’un mécanisme différent de celui que nous venons de décrire; leurs racines se supt développées par verticilles. Il est des palmiers, dont le stipe ne tient au sol que par les rerlicilles de sas grosse* racines, cramponnées au sol, comme tout autant de cènes emboîtés les uns dans les autres, et dont le stipe termine le sommet. Et il ne làudrait pas croire que cea racines se sont toutes développées daoa le sol , et qu’elles ont clé ensuite mises à i nu par l’action des eaux ou des éboule-

DÉMONSTaATION GBMÉRALB. 87

«flaU ; «*r, aiati qu'on pout *'«a «Murar. dao« no* *ermi «ur les Pandamu, le* Poihat, elo>, on le* roil sortir en naue de U Im»« de la tige aérienne , cosoine de gros stolon* blancs , qui semblent *e diriger vers le oieli empêche* qu'ils sont, par le* verticUles ioférieurs, de se diriger immédiatement vers la terre qui le* attitré.

610. 5s Goanu.sias.Le*racin*s, comme le* rameau* , tirent leur origine d’un organe vasculaire, plu* ou moins enfoncé dans le tissu régénérateur; car ce que jusqu'ici nous avons désigné sous le nom de nervures, est un faisceau d'organes vasculaires. Hais les radioelles ne difiârent de* racine* que par leur* proportions, sorte* d* différences relative* qui ne sont que des différences d’âge , c’està-dirs que des différence* passagères.

Les radioelles sont aux racines , ce que les rameaux de deuxième formation sont aux grosses branche* (58), et ce que les rameaux de troisième formation sont aux rameaux de deuxième formation, ainsi de suite. Or, de même que les rameaux, de quelque étage, de quelque formation qu’ils soient, ** développent tous d’après le* mêmes lois ; de même les radicelles de deuxième, de troisième, etc., formation, doivent se développer d’après la même formule que les grosses racines.

Sxarainon* la formation d’une grosse raoine appartenant â un des verticille* dont nous venons d* parier (543) (pi. S, 6g. 10); nous trouverons que, dans le principe, le tubercule («) est imperforé comme une grosse glande ; qu’il s'allonge et se distend pendant quelque temps sans donner le* signes du plus petit déchirement ; mais bientét on découvre que son épiderme s’est déchiré cirenlairement en deux moitiés, dont l’une (A) reste attachée à la surface de l’cnlrenœud, sous la forme d’une gaine (86), et l’autre, emportée par le sommet de la racine , se développe sou* la forme d’une coiffe (2S) qui subsiste aussi longtemps que |e développement radiculaire a lieu dans l’eau.

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