Les radicelles de deuxième , troi
sième , etc., formation , ne surgissent pas plus de la surface des racine* jeune* et encore tendres , que les rameaux caulinaires de dcuiième, troisième, etc., formation ne surgissent immédi.alemcnt de la surface des rameaux verts et jeunes. Lorsqu’elles se bifurquent, c’est vers leur sommet, et o’est par un nouveau déoiiire. ment du sommet , dont les débris subsi*. lent sous forme de gaine. Ce débris, moins régulier que la feuille , n’en joue pas moins le même rôle que celle-ci ; il recèle comme elle , dans son sein , le bourgeon d’une racine , comme l’autre recèle le bourgeon d’un rameau.
531. l’ne foi* que les radicelles sont passées à l’état de grosses racines , de sscisES-utsis, elles acquièrent, comme les BSÀSCBSs-uÉBts (38), la propriété de pousser de* aoenssons sovBBTirs de racine* ( 3g ). Ce u'eit pis encor* le lieu de donner plu* d’extension à ces analogies ; il sulbt de les avoir déduita* par un corollaire foodameotal.
338. 4^ coBOLLMXB. La gain* radiculaire étant le débris d’un organe qui s’est déchiré pour ouvrir un passage â un organe interne de nouvelle formation , il est évident que la forme qu’elle adoptera dépendra du mode de traction , dont le déchirement est la conséquence, il n'est donc pas de l’essence de ce débris de conserver la forme d’une gaine. 8ur les racines pivotante* ( 83, « ), comme , par suite du développement trsnsversal des organe* internes , l’enveloppe externe et primitive s’est trouvée distendue dans la sens de |a largeur , plutét que dan* le sens de la longueur de la racine | le deebiremant s’est opéré iongitudiualemeut de cbaqua cèté; et sur le Anrfù comestible, chacun a pu remarquer deux petit* débris lanaéolés, aigus, adhérant intimement à la racine , ayant le même couleur qu’elle , la pointe en bas et l’insertion au collet ; ce sont les analogue* de ls gaine radjoulaire des graminées; ce sont, si je puis di^à m’exprimer ainsi, les deux cotvlbooii* de la racine, le* antagonistes des deux cotylédon* de la plomule (188).
88 DEMONSTRATION GÉNÉRALE
355. LA FEUILLE ou PLUTÔT LE FOLLI- CtTLE, SANS PESDEE SON UNITE ORGANIQUE, .FEOT SE DECOMPOSER EN AUTANT DE FEUILLES qu'il a de NERVURES.
354. DÉMONSTRATION. NoUS RVODS déjà démontré que chaque nervure du follicule a par-devertelle la faculté de donner naissance à un pédoncule (539).
355. D’un autre côté , nous avons fait voir que ce pédoncule, né d’une nervure médiane , n’etait pas un orqane d’nne structure tellement simple, qu’il ne puisse, ■dans certains cas, acquérir à son tour un certain nombre de nervures , séparées entre elles par un parenchyme cellulaire <196), de telle sorte que, s’il reste stérile , il prend la forme et Joue le rôle d’une véritable feuille. Or, cette modification du pédoncule se réaliserait tout aussi bien sur chaque nervure latérale , que sur la nervure médiane, si chacune d’elles se trouvait placée dans les mêmes circonstances favorables.
356. Mais si cette déviation avait lieu , alors l’articulation qui supporte le follicule embrassant, supporterait un verticille d’autant de folioles que le follicule possédait primitivement de nervures.
357. Du reste, les feuilles pétioléesde certaines espèces , en décomposant la simplicité de lenr type , nous fournissent l’exemple le plus positif de la théorie du problème. On voit en effet sur le même individu , la feuille simple par son caractère spéciGque, devenir bilobée (pl. 8, 6(5. 105), tribolée (6g. 104), enfin multilobée , et cela d’une manière si peu limitée , que chacun de ses rameaux isolément décrit serait dans le cas de donner lieu à la création d’une espèce différente; et ce genre de mystification n’a pas manqué aux descripteurs de plantes exotiques, quand, pressés de publier, ils ne les ont étudiées que dans l’herbier.
358. Or , lorsque les feuilles se décomposent ainsi , chaque lobe est organisé comme la feuille entière, ayant sa nervure médiane, qui, dans la feuille entière , est une des nervures latérales; de cette fa-
çon , lorsque la division des parties arrive jusqu’au pétiole, la feuille simple est remplacée par tout autant de folioles qu’elle a de nervures ; elle forme un verticille au sommet du pétiole. Si le pétiole devenait tige ( r.6 ), le mot de verticille serait le mot propre pour désigner cette espèce de feuille.
359. La feuille parinerviéc des graminées, en se divisant en deux portions, dans la concavité du rachis des Lolium (pl. 16, arrive de passage en passage jusqu’à représenter deux follicules uninerviés (5î3j.
560. COROLLAIRE. Levcrticillc de feuilles (pl. 7, fig. 25) étant une simple décomposition d’une feuille cauiinaire sessile et embrassante (56, 5“), il s’ensuit ou bien l“qtie chaque verticille doit alterner avec le verticille inférieur d’un côté, et avec le verticille supérieur de l’autre (301), de manière que, si l’on parvient à remarquer , dans un verticille , une foliole que ses dimensions permettent de considérer comme l’analogue de la nervure médiane, on est sûr de retrouver la foliole médiane du verticille supérieur et du verticille inférieur sur le côté opposé de la tige ; ou bien 2* que, si le verticille possède deux folioles médianes opposées diamétralement l’une à l’autre , et que chaque verticille puisse être considéré, comme émanant de deux feuilles sessiles et opposées (71, 2«), on est sûr de trouver que les folioles médianes de tons les verticilles se croisent à angle droit (71, 3“), comme l’auraieut fait les feuilles elles-mêmes, si elles étaient restées simples.
361. 11 est une remarque qui ne saurait échapper à l’observation , c’est que la disposition verticillée suppose toujours une articulation sur la lige; d’un autre côté, il n’existe pas une seule articulation de tige sur laquelle on ne trouve inséré un système foliacé, avec son bourgeon axillaire.