TOÜTS CELLOL EST UNE TSaiCClK
IMPERFORÉR. LIBRR XT ISOLEE DK SRS CONCR- HKBRS, MAIS TRSÀST PAR DS XILR (1S3 1°) A LA PAROI DR LA CRLLDLR QDI l’kSTKIOPPE , COMHK l’oVDI.R (117) TKSAIT A LA PAROI IS- TCRKR DR LA LOSR DD PÉRICARPR (167).
500. HTPOTRKSR. Lorsqu'oi) observe une tranche fraîche de tige herbacée et spoogieiise, telle que celle du Cucumis sativus (pl. 48, Cf;. 9), dont la Cg. 2, pl. 5 représente un fragment grossi cent fois, on distingue sur ce plan un réseau transparent à mailles hexagonales, au milieu duquel sont plongés des ovules, très-opaques au moins k leurs extrémités; chaque maille du réseau représente la coupe transversale, le plan d’une cellule (ce); chaque tache ovale et noirütre est un paquet de vaisseaux (va). Nous avons à démontrer : 1" que chaque cellule a sa paroi propre; qu’elle est circonscrite par une vésicule externe, distincte de la vésicule voisine ; 2» que chacune de ces vésicules tient, par un /li/e, à la paroi de la grande vésicule, dans le sein de laquelle elle se trouve emprisonnée.
DÉMONSTRATION GÉNÉRALE. 121
501. 0B81BTATT0N PKKUMINAIBE. On Serait tenté de croire, à la première inspection, que ce joli réseau ne diffère pas du tissu artificiel dont il imite si bien le mécanisme; qu'il ne se compose enfin que de fils partis de la même li{][ne, et qui, se nouant alternativement les uns avec les autres, forment les mailles transparentes, qu'ils circonscrivent, en brisant les rayons lumineux. Ce serait une erreur d'optique que l'on réfute, en variant les effets de la lumière, et en ayant recours au raisonnement ; car si l'on coupe l'organe verticalement, comme on l'a observé coupé horizontalement, on obtient toujours, et quelle que soit l'épaisseur de la tranche, le réseau aussi régulier et à mailles aussi beiagonales; or, si le tissu végétal était un tissu à claire-voie, on n'obtiendrait jamais les mailles toutes au grand complet; il y en aurait toujours bon nombre qui présenteraient des solutions de continuilé.
502. Mais, en faisant varier le jeu de la lumière, au moyen du miroir réflecteur que l'on tourne de droite à gauche et d'arrière en avant , on s'assure que la lumière n'arrive à l'objectif qu'en traversant une membrane transparente et imperforéc, car les rayons se dessinent à travers les mailles, comme à travers un écran de papier, qu'on chercherait à éclairer de la même façon. On s'assure que chaque cdté de ces bezagones n'est que la tranche , n'est que le profil de l'une de ces parois membraneuses , enfin qu'on a sous les yeux une organisation absolument semblable à celle d'un rayon tfe ruche, dont une tranche superficielle ne présen. terait pas , à l'œil qui l'observerait de champ , un réseau différemment conformé.
505. Sur les bords déchirés des tranches qu'on observe, les membranes {mm, pl. 5, fig. 2) se révèlent plus facilement, en formant des plis qui dévient la lumière transmise, et se peignent en noir sur une substance qui , distendue , ne sc distingue plus. Enfin il arrive fréquemment que l'on rencontre des ouvertures, qui offrent un certain nombre de globules dis-
tants les uns des autres , et que le mouvement duliqnide ne parvient pas à déplacer.
La fixité de oes globules indique l'existence d'un diaphragme. On voit quatre ou cinq de ces diaphragmes granulés sur la fig. 2 de la pl. 5.
504. Chacune de ces mailles est donc le plan d'une cavité close de toutes parts.
Il nous reste à démontrer que chacune d'elles jouit d'une paroi qui lui est propre.
505. DKMONSTRATtori. Il yavait déjà longtemps que la discussion s'était établie sur cette question , lorsque nos recherches nous amenèrent à la décider autrement que par des dissertations physiologiques. Ceux qui admettaient que les cavités n'avaient point de paroi propre, qu'elles étaient analogues aux cavités de la mousse de savon, tiraient leur opinion de ce que les mailles ne se séparaient pas d*eJ)e$-mêmes sous les yeux de l'observateur ; car alors l'observation microscopique n'allait pas jusqu'à y toucher avec le moindre simulacre de scalpel; nous l'avons déjà dit : voir et dessiner; puis disserter sur des dessins, c'était le nec plus ultrà de la méthode académique: un adversaire survint , qui soutint le contraire, parce qu'ayant placé un tissu herbacé dans l'acidc nitrique bouillant, il avait obtenu des cellules isolées : et personne ne fol là pour lui faire observer que l'acide nitrique pouvait bien avoir corrodé ce qu'il semblait avoir isolé; que cette expérience était sans doute propre à prouver, ce que l'on savait déjà, que chacune de ces mailles est close, mais non pas que chacune d'elles a sa paroi propre. Soit, en effet, une cellule déniche d'abeilles ; si vous enlevez toutes les cloisons des cellules qui l'entourent, et que vous usiez un tant soit peu les arêtes * des angles , votre cellule , isolée ainsi mécaniquement, aura l'air de jouir d'une paroi propre ; quoique réellement sa paroi lui soit commune avec toutes celles qui convergent vers elle; mais, de part et d'autre , on n'y regardait pas de si près.