Que l'on trouve dans le règne vé
DÉMONSTRATION GÉSÉRAtE.
fartai une cellule pltia comp](>te el niieiii iaôlée de nés cor{jén^resf|ue notre cellule factice â) ! mais le calibre en est tel , que l'analyse ne réclame plus le secours des puissants microscopes; nous avons donc rencontré une cellule qui se laisse aborder par l'anatomie, et dont le scalpel peut nous dévoiler les mystères.
603. Or, travers la transparence de la paroi externe , on observe deux sortes de (v)obules en mouvement : 1° les uns qui SC dirigent de gauche à droite, et qui, arrivés au cuUde«sacde l'extrémité, prennent la direction parallèle, mais en sens inverse de la première, la direction de droite h gauche, jusqu'à l'extrémité opposée, oii ils tournent le cul-de-sac pour reprendre la direction de gauche à droite, et cela sans fin , jusqu'à l'extinction de la la vie; 3** les autres, d'un plus grand diamètre, moins nombreux, qui s'arrêtent à la ligne de démarcation et tournent sur eux-mêmes sans se déplacer, obéissant ainsi et à la loi de leur propre pesanteur, et an double mouvement que leur impriment les deux courants simultanés du liquide au fond duquel on les voit plongés.
603. Mais, en analysant le phénomène, on découvre que la ligne de démarcation des deux courants eu sens inverse , au lieu d'èlre parallèle aüx deux bords, se dirige obliquement, en écliptique et non en équateur; on observe en même temps des séries de globules verdâtres, immobiles , parallèles à la ligne de démarcation , et qui forment de chaque coté une couche verdâtre qui paraît tapisser le tube extérieur. Si le tube était une vésicule sphérique, la disposition en spirale de ces séries de globules apparaîtrait dans toute son évidence ; ici , il faut avoir recours au raisonuement pour compléter le fait.
604. Pour s'assurer ensuite que la circulation s'opère sous cette couche verdâtre et globulaire, el que cette couche tapisse la paroi externe de la cellule, on ii'a qu'à couper obliquement le cylindre avec un rasoir; on voit le liquide, obéissant à sa propre impulsion et à l'action que les parois exerçaient sur lui , s'écouler au-dehors; la partie la plus épaisse
(«), celle qui se coagule au contact de l'eati, SG traînant contre la paroi verte (/3) qui la retient et la chasse aii-dohors (pl. 60, fig. 5) ; le tube est vide de liquide, et avec l'aide du scalpel, on s'assure que la couche verdâtre (^) adhère, comme un tube plus interne, à la paroi absolument incolore d'un tube externe et cartilagineux (y). On obtient ce dernier cylindre, entièrement dépouillé do substance verte , en le lavant à plusieurs reprises dans l'eau distillée ; il s'olTre alors avec l'aspect d'un tube de verre à paroi d'une minime épaisseur.
605. Ainsi, la vie de la cellule résulte du jeu de trois éléments : 1® d'une vésicule externe , incolore, à paroi sans organisation visible, dont l'unique fonction paraît être d'aspirer le liquide ambiant et d’expirer le liquide interne ; 2* d'une vésicule organisée en séries de spirales de vésicules qui sont infiltrées de matière verte; 3"enfin, d'unliquideélaboré, inerte par hii-mème, mis en mouvement par h seule influence de la membrane verte ; car le mouvement cesse dès qu'un accident a produit la moindre solution de continuité sur le tissu vert.
606. Que les spires de globules soient plus ou moins serrées sur la membrane verte , cela n'est pas un caractère essentiel ; et l'on accordera , sans beaucoup de difficulté, que les phénomènes de la vitalité auraient tout aussi bien lien, dans l'intérieur de la cellule, si les tours de spires se trouvaient plus écartés ; mais alors les intervalles paraîtraient incolores par réfraction , à cause , soit du peu d'intensité de la couleur inbérenle à uneanssi mince membrane, soit pliitdt à cause que les globules seuls des spirales sont infiltré# de cette couleur. Dans ce cas, si l’écorce s'effaçait sur notre Chara hispiday en s'amincissant, comme elle s'efface sur les autres espèces de ce genre ; que l'entrenœud restât à des dimensions microscopiques, quelle différence remarqueraiton entre un filament de confervefpl. 58, fig. 2) el une lige articulée deCAura> aucune qui soit réellement essentielle. Or les rameaux naissants du C/rorn(fig. 1. /9) réalisent cette hypothèse; et, si on les détachait
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de la tige maternelle pour tes soumettre, ainsi isolés, à roLservatinn, je doute rju'on neprit pas ces sommités pour des sommités deconferves J mais,<^ cet üge, les rameaux conferroîdes du Chara laissent lire, dans Pintérieur de leurs entrenœiids, le mouvementdii lic^tiide, aussi distinctement que nons Payons observé dans le sein des grands eotrenœtids. Quant aux tours de spire de la substance verte , on ne les y distingue pas encore , par la raison que les globules encore réduits à de minimes dimensions , sont inaccessibles a nos moyens d’observation microscopiqne(180).
Or le long filament d’une coiiferve s’incruste de calcaire , comme le tube du Chara; scnfementla croûte, étant ou trop mince od non cristallisée, ne s’oppose pas i la transparence des parois, comme chez les CAnm ; chaque entrcncpiid se compose d’une vésicule incolore à parois cartiiagi* neoses, tapissées d’une membrane verte danslaqtieîle serpentent des tours de spire verts (pi, 58, fig, 1). Leur intérieur est rempli de liquide j on ne l’y voit pas circuler, à la vérité j mais le lecteur m’a devancédansPexplicatton de cette diffère lier; car la circulation ne peut être reconnaissable, il l’œil de l’observateur , qu’à la faveur des globules que le liquide charrie; or , si les globules ne se forment pas dans nn liquide en mouvement au sein d’une cellule , le liquide paraîtra en repos ; et c’est ce quia lieu chez les conferves. Mais l’analogie y démontre évidemment ce que l’observation directe est impuissante à y découvrir: la circulation.
G07. Eiinu nous avons déjà démontré l’analogie de toutes les cellules du tissu cellulaire avec les entrenœuds d’une conferve(586), et , par conséquent, avec la cellule factice (606) du Chara ; il est donc nécessaire d’admettre à priori que toute cellule verte est organisée comme les deux que nous venons de décrire ; qu’elle se compose 1^ d’une membrane incolore; S^d’une membrane verte qui tapisse celleci et qui est organisée en spirale ; 5* d’un liquide qui circule , soit visiblement , soit invisiblement.