Or examinons d’une manière hypo
I thétique les divers phénomènes optiques auxquels la disposition des tours de spirè>, routés dans un cylindre peu résistant, est dans le cas de donner lieu.
641. Admettons que l’intérieur du cylindre ne renferme que deux tours de spire , espacés comme sur la fig. 1 , pl. 2, mais dont le tissu soit d’une transparence telle, que, réduit à sa simplicité , il sc confonde avec le tissu qui Pemprisonne.
Ces deux spires seront ou dirigées dans le même sens, ou leurs fours se croiseront entre eux à leur rencontre mutuelle. Dans le premier cas, sur les boi^s du cylindre observé, on devra remarquer un point opaque fig. 1 , qui correspondra au tournant d’une spire ; car , en ce point, la substance de la spire doublera d'intensité aux yeux de l’observateur, ptiisque les rayons lumineux, pour arriver à l’objectif, auront à traverser ces deux épaisseurs presque superposées ; lu cylindre aura donc deux rangées de points que , par le jeu de la lumière , les obser- I valeurs seront exposésà prendre pour des
DÉMONSTRATION f.ÉNÉllALE,
porcs, et l’organisalion de la fij. l*"* apparaîtra avec l'aspect de la fîg. 1 â ; dans le second cas, c'csl-à-dirc si les trous des deux spires se croisent entre eux , I»? cylindre offrira trois ran(jées longitudinales de'puints alternes , la médiane (x) résullaiil de Pinlersectiun de deux tours de spire, et les deux latérales du phénomène d'uptiqiic que nous avons admis dans le premier cas.
L'organe vasculaire, organisq comme le montre la fig. 1*'°, apparaîtra alors à rpLservaleur avec l'aspect de la fig. 10, pl. S j ce sera un tube poreux à trois rangs de prétendus pores disposéaen <juinconce.
Glî. Si, au lieo de deux spires, le cy* liiidre en engendre trois {iOui,, pl. 2) disposées dans le uicme ordre et avec les oiémes espacements que dans le second tas, le tube organisé comme, sur la fig. 2 apparaîtra avec l'aspect de la fig. 11 j et il ol frira à l’œil de l'observateur quatre rangs longitudinaux de préleudus pores disposés encore en quinconce^
Cl3. Si le cylindre engendre quatre spires dans sou intérieur, cl avec les mêmes circonstances que ci-dessus, cette organisation, que représente la lîg. 4, apparaîtra avec l'aspect de la fig. 13, et le cylindre offrira sur sa surface cinq rangées longitudinales de prétendus puresdisposés en quinconce.
ùii. si le cylindre , se dé-primant , ne renferme qu'une spire, niais dont les tours soient aussi rapprochés que sur la 1^ lumière sur les tournants cl les points d'ililcrscctiun des tours entre eux , l'organe prendra l'aspect de la vésicule fig. 15, et offrira, sur la surface observée, six rangées longiludinales du prétendus pores disposés en quinconce , trois rangées sur un des bords et trois rangées sur l'aulre.
Gl5. Que si enfin les tours de spire se pressent comme dans la fig. 1 1 , et que l'organe vienne à sc comprimer de manière à ce que les deux moitiés de la spire se sup(>rposent, les points d'intersection, qui, dans l'bypulhèse, sont les seuls points supposés visibles, donneront à la surface externe du cylindre l'aspect criblé de la fig.l G.
G IG. Nous venons de raisonner d'après la suppositiou que la spirale se déroulait contre la paroi d'un étui cylindrique;
I mais c'est le cas le moins ordinaire et peul- I être le moins naturel ; Je cas normal, c'est que l'étui , au moins à un certain âge, soit prismatique, et que sa section trausversale soit un polygone ; or , si l'étui est un prisme à six pans (pl. 2, fig. 6), il est évident <|ue chacun de ces pans figurera une tangente, par rapport autour de. spire qui sedéroiilera contre ses parois, comme un cercle s'inscrit dans uii polygone; l'étui cl le lourde spire n'auront donc entre enx que six points de contact («); mais ces si]t points de contact sc dessineront à l'œil de l'observateur par des taches plus ou moins distinctes, puisque chacun d'eux sera la somme de deux épaisseurs, de l'épaisseur <le l'étui et de l'épaisseur de la fibre de la spire; le tube olTrira donc à l'œil de l'observateur, au microscope, trois pans, et sur chacun d'eux une rangée longitudinale de prétendus pores ou des prétendues fentes, selon les accidents de la réfraction ; et il aura l'aspect de la fig. 8.
617. Si les tours de spire sont inscrits dans un étui prismatique, à douze pans (pl. 2, fig. 7), l'étui, en tournant sur ton axe, au foyer du microscope, offrira, par la même raison , six rangées longidudioales de prétendus pores ou de prétendues fentes , qui résulteront du pouvoir réfringent des douze points de contact du lourde spire , avec les douze pans qui figurent les tangentes. L'observateur aura sous les yeux la fig. 9, pl. 2.
G 18. Mais comme la forme prismatique de l'étui dépend du nombre de compressions exercées sur sa surface parles tubes contigus, et que , dans son trajet , le tube observé peut avoir rencontré un plus ou moins grand nombre de tubes congénères; d'un autre cèté, comme les points de contact peuvent être, sur des organes aussi élastiques, des points plus ou moins ma- Ibénialiqucs , il s'ensuivra que le même tube sera dans le cas d'offrir, sur une portion de sa longueur, des porcs; sur l'aulre des feules; sur une autre , des rangées
DÉMONSTRATION GÉNÉRAI.K. ÎJiK
moiM nombreuses; e^ifin, en reprenant, Taule (le compressions, sa Torme cvlindrique, où (léS'Iors les tours de spire s'appliqueront, se dessineront intégraleiucnlsur la paroi , on aura des raies circulaires au lieu de fentes; elle tube deviendra ainsi, d'après l'ancienne méthode d'observation, tin vaisseau mixte f un tube à la fuis po~ ixuXf fendu cL rayé, Malheureuses lialiuciiialiousduot vraiment nous rou(|issous d'avoir à faire une si prolixe justice !
G49 . Or, lorsqu'une fois averti par ces données, on s'applique à observer plus attentivement les or^Mties que l'ancienne niclliode désignait sous te nom de tubes poreux ou fendus, il <Ievient impossible, Cil vérité, de se soust rairc à révidence de rexplicatioii. Soit, en elTet, le groupe de jeunes vaisseaux («) surgissant en spirale du sommet du vaisseau principal C,
pl. 4i). Une loupe un peu forte suflit pour embrasser d'un seul coup d'œil tout l'ensemb/e de cet appareil , qui est extrait du style du Periploca, ûg. 4. Te gros vaisseau j3 semble rayé, les petits sont criblés de Tentes apparentes. Mais si les raies de l'un étaient réellement des solutions de continuité, on n'aurait qu'à courber le tube pour rendre béante chacune d'elles. Or, la plus forte flexion ne produit pas l'ombre de cet efTet. Siles fentes des autres étaient réellement des solutions de coutinuité, on n'aurait qu'à promener le dos de l'atgui/le sur leur surface, pour leur faire suinter l'air ou le li(|iiide que leur capacité doit renfermer. Kiifin , un œil exercé à ces sortes d'observatious reconnaît facilemeol, sans avoir recours à nu senl procédé de manipulations , que ces prétendues raies ou ces prétendues feules sont les ombres des organes iuterncs des spires , quand clics ne sont pas des globules externes à lasurfaccdu tissu; et à la faveur de la spire que toute cellule élaborante recèle dans son sein, il explique noD-setilcmenl Paspect, mais eucore l'ordre et la disposition de ces taches si fécondes en illusions.
650. Biais ces organes élémentaires ont donné lieu à d'autres illusions (|u'à celles qui émanent de leur surface; et celles-ci
ne sont ni plus ni moins grossières que celles-Li. Eu observant, par réfraclion au microscope , une tranche transversale de bois (ce qui était, il y a dix ans, en PAcadémic de France , de la physiologie végétale transcendante), on remarque, outre le réseau des cellules quadrilatères cunéiformes, qui convergent vers le centre du tronc, on remarque, dis-je, des courbes concentriques composées chacune d'une série d'orifices , à travers lesquels la lumière passe librement, et d'où sortent, en se déroulant, des lanières en spirale- Comme ces orifices sont vides sur la tranche microscopique , on a admis qu'ils ajjpartpnaicnl à des tubes vides dans le végétal; comme ensuitr, on en voyait librement sortir des spires, on a admis que tout cylindre à spires était vide et rempli d'air; que ces cylindres, par leur structure et leurs fonctions, jouaient chez les végétaux le même ruie que les trachées chez les insectes. Quand ensuite , en coupant transversalement un cep de vigne à l'époque de la sève, on en voyait sortir avec bruit de l'air et du liquide, le raisonnement SC chargeait de concilier les deux expériences, et l'on faisait sortir Pair, des tubes à spirales, des trachées. Nos physiologistes n'avaient jamais eu l'idée de pousser Pobservatiuo et le raisonnement plus loin.
051. Blais ces raisonnements n'avaient certainement pas le mérite de la logique vulgaire, et il n'est pas un de nos ouvriers funtainiers qui voulut se reudre complice d'un raisonnement semblable. Que diraiton de lui , si , en observant de champ un bout de tuyau extrait d'un puits artésien, et le voyant vide d'eau et rempli d'air, il décidait que dans le puits il n'éuit pas rempli d'autre chose?
052. 11 est évident, en effet, que si vous placez sur le porte-objet du microscope une section transversale d'un tube qui, dans son intégrité, était rempli de liquide, le liquide s'écoulant pendant le trajet ou sur le porte-objet , le fragment de tube observé de champ apparaîtra vide.
053. Il est évident encore, ipPalors même qu'on trouverait un tube plein d'air ,
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156 DÉMONSTRATION GÉNÉRALE
il ne s'ensuivrait pasqne ce tuben'aitjaoiais servi à contenir d'autre substance ;car tout vieillit et tout s'épuise dans le végétal , tout se sacrifie aux organes plus jeunes. Les loges vides du fruit ont été juteuses dans l'ovaire ; les cellules vides de la moelle des troncs ont été aqueuses et vertes dans la tigelle. Personne n'admettra, sans doute, que les cellules soient des trachées, parce que nous avons démontréque dans certains cas, on les trouve remplies d'air (pl. 5, fig. 5) (651). Donc CCS tubes, évidemment spiraligères , pourraient bien être surpris remplis d'air , après avoir sacrifié à d'au* très développements le liquide qu'il est de leur nature d'élaborer. Enfin, des vaisseaux chylifères peuvent sc trouver accidentellement remplis d'air comme les sim* pies cellules; ce sont alors des vaisseaux frappés de mort; et c'est ce qui explique comment il arrive qu'une trauebe de bois mort offre tant de trachées, et qu'une tranche de bois jeune et frais (pl. II, fig. 1,5) n'en offre pas du tout.
654. Ainsi, les physiologistes manquaient aux premiers principes de la logique, en déduisant la structure d'un organe, des effets de son déchirement; ils manquaient aux premiers principes de la physiologie, en admettant qu'un organe a été toujours vide, parce qu'il arrive une fois de ne pas le trouver plein. Ils raisonnaient du tout par quelques-uns de ses débris ; ils raisonnaient de la vie par quelques accidents de l'Âge. Aussi les idées de ces messieurs avaient-elles besoin d'élre adoptées de confiance ; elles ne supportaient pas la vérification ; et quand il leur prenait fantaisie de se diviser d'opinion, la polémique eût été interminable, et la science n'aurait pu suffire à contenir les résultats divergents qui auraient surgi d'une telle discus* sion. Aujourd'hui on commence à s'apprivoiser aux nouveaux puincipes,et la physiologie a fait un pas en dix ans; elle consent à raisonner comme toutle monde : c'est du progrès à reculons, mais c'est toujours un progrès; on n'abandonne pas d'un seul coup tout l'appareil de la nomenclature microscopique; l'aveu serait une défaite; mais on admet quelques dou-
tes sur ce qu'on croyait avoir vu : les pores pourraient bien être des points, les points (les globules , etc. Encore un peu de patience , encore quelques inductions vérifiées par l'observation, et nous aurons amené nos observateurs tardigrades à ne plus parler, dans leurs livres, de tout ce qu'ils croyaient avoir vu.
655. 1° Tout vaisseau, si long etsi cylindrique qu'il apparaisse à l'instant de l'observation , a commencé par n'étre qu'une vésicule close de toutes parts, d'abord arrondie, puis allongée (pl. 49, fig. 6,
qui a pris naissance sur la paroi externe d'un autre vaisseau {va /9), au lieu de naître, comme les autres cellules proprement dites, sur la paroi interne de l'organe g^érateur.Il est évident alors qu'elle est remplie d'un liquide élaboré, et non d'air, puisque, placée dans l'eau, elle acquiert une bien plus grande transparence que dans l'air, ce qui serait le contraire si elle était remplie d'air; dans l'eau , en e/fet, elle devrait paraître noire.
656. Tout vaisseau , même alors que le champ du microscope ne peut plus en égaler les deux bouts , conserve sa structure primitive et ses fonctions d'organe élaborant; il est rempli d'un liquide organisant ou organisateur. Afin de dégager l'observation de toute cause d'erreur , de doute ou de confusion , on n'a qu'à se servir des tiges délicates des cucurbUacées , des balsamines f des Chelidonium ^ etc.; car chez ces plantes, les vaisseaux ae distinguent nettement du reste du tissu cellulaire , et l'on voit d'un coup d'œil ce qui appartient à leur structure ou ce qui leur est étranger. Or , si l'on place sur le porteobjet une tranche transversale de la feuille ou de la tige du Cucumis ( pl. 48, fig. 8 et 9), quelque mince qu'elle soit, on est frappé de la diflerence qui existe, sous le rapport de Ia transparence, entre le tissu cellulaire et les paquets ovales de vaisseaux. Ceux-ci sontsi peu transparents, qu'ils en deviennent opaques et noirs par réfraction. Pour leur rendre la transparences du reste du tissu , on n'a qu'à faire bouillir la tranche dans de l'acide acétique qui dissout les substances résineuses cou*
tennei, tans atta<]aer les tissus qui les contieunent; alors le paquet de vaisseaux se distingue à peine du tissu cellulaire, si ce n’est en ce qu'il oITre çà et là deux ou trois orifices béants de gros vaisseaux ; c’est une tranche ainsi préparée que représente la fîg. 3 de la pl. 5. Les taches ovales delà tranche sont donc des paquets de tubes qui, par leur compression mutuelle , deviennent hexagonaux , et qui sont pleins , non d'air , mais d’une substancerésinoide, d’une sève qu’ils élaborent au profit du développement du végétal.
657. Si l'on observe , dans leur longueur , des fractions de ces paquets obtenues par le déchirement longitudinal du faisceau vasculaire, on distingue très-bien, au microscope , que l’intérieur de chaque tube est envahi par une substance que l’air a de la peine à chasser au-dehors , à cause de sa consistance sirupeuse; mais on voit que les bulles d’air s’introduisent dans leur capacité, comme dans la capacité d’un tube thermométrique, ce qui n’aurait pas lieu si chacun de ces tubes était rempli d’air, si c’était un de ces organes qu’on avait désignés sous le nom de trachées.
Cette expérience se peint encore mieux aux regards, lorsqu’on prend pour sujet de l’observation la tige du Chdidonium majui. Les vaisseaux , en effet , y étant injectés d’une sève résino-gommeiise de couleur jaune, il devient évident, à la couleur seule, que le tube vasculaire n’est pas rempli d'air ; et tous ces tubes sont réellement des tubes à spirales qui se déroulent d’elles-mémes, sous les yeux de l’observateur.
658. Mais, à cété de ce fait évident, s’en trouve un autre non moins évident encore, c’est que l’air circule, comme la sève , dans chacun de ces paquets de vaisseaux; c’est qu’on l’entend quelquefois sortir, en sifflant, d’une coupe transversale de la tige d’un cep de vigne , par exemple, an printemps, lorsque, dans la tige, il était plus raréfié ou plus comprimé que l’air extérieur; cela est incontestable, et cela s’explique fort bien d’après ce que nous avons dit des interstices cellulaires
(507). En effet nous avons démontré que chaque pile de cellules en tuyaux d’orgue (ce pl. 4, fig. 3) était séparée de sa voisine par une interstice (ùi<) vide , dédoublement plulât qu’un organe, dans lequel l’air s’introduit et circule , comme dans toutes les capacités organiques qui n'élaborent rien. Ces interstices jouent là le râle de vaisseaux aériens, vaisseaux aussi longs que l’entrenœud ; mais ce sont des vaisseaux bien passifs , des négations d’organes, qui n’ont rien en propre , et dont les parois mêmes sont à autrui.
Or, les vaisseaux à spirale n'étant que des cellules agglutinées en faisceaux , comme les cellules octaèdres dont nous venons de parler, doivent laisser nécessairement entre eux les mêmes interstices que celles-ci , les mêmes lacunes dues au dédoublement de leurs parois; et ces lacunes seront acquises à la circulation de l’air extérieur , tout aussi bien qne les lacunes des cellules. C’est ce qu’on observe, par réfraction , sur un fragment de faisceau vasculaire qu’on a soin de recouvrir d’une nappe d’eau; on voit, en effet, à mesure que l’eau se glisse , en vertu de la capillarité, dans le tube de l’interstice , le cylindre se fractionner en bulles noires plus ou moins allongées , qui finissent par s’échapper hors de l’un ou l’autre des orifices , sous forme de bulles d'air.
659. Il est vrai que l'on voit aussi l'air se glisser quelquefois dans les tubes vasculaires, surtout dans ceux dont la sève est plus liquide; mais cela vient de ce qu'en coupant le fragment de tige dans l'air , la sève s’est échappée de l’orifice inférieur du tube amputé , et a été remplacée par de l’air qui s’y trouve ensuite emprisonné, lorsqu’on observe le fragment recouvert par une nappe d’eau . Pour parer à cet inconvénient, on n’a qu’à faire les sections sous l’eau même, afin de conserver ainsi les rapports des lacunes aérifères et des vaisseaux séveux , à l'abri des illusions qne l’expérience dans l’air est dans le cas de faire naître.
660. Il pourrait se faire pourtant que l’air envahît un tube vasculaire dans la plante etavant toute section. L’air se glisse
DÉMONSTRATION CÉNÉRARE.
iSS
bien dans une cellule du tissu cellulaire | pourquoi ne se glisserait-il pas aussi dans une cellule vasculaire? Les parois deTune ne sont pas autrement organisc^es que les parois de Pautre. Mais, en admettant la parité de la str'icture, il faut admettre la parité de la fonction j or , Pair ne sc glisse dans une cellule que lorsque celle-ci a sacrifié le produit de son élaboration au développement des organes voisins; qtPelle a cessé d'élre organe élaborant; enfin, pour me servir d’une expression triviale, qu’elle a fait son temps , et qu’elle est devenue inerleetpassive. L’air alors séjourne dans son sein sans décomposition et sans perte; la paroi cellulaire n’a plus rien à lui soustraire pour l’assimilation Or, un vaisseau fait son temps comme une cellule ; il vieillit comme une cellule ; il devient inerte comme elle ; il sèche sur pied, et Pair y pénètre et y séjourne alors , sans être plus exposé à s’assimiler que dans la cellule. C’est dans ces circonstances qu’à la rigueur l’observation pourrait surprendre le tube vasculeire rempli d’air; aussi trouvera-t-on plus de ces tubes vides dans la lige âgée f^iie dans la tige jeune, dans le bois mort que dans le bois vert. Nous avons déjà fait remarquer que les tranches d’une jeune tige de pécher (pl. lî, fig. 5) n’uffrentpas un seul de ces orifices vides qui sont si nombreux sur une tranche de bois vert ; et pourtant l’on ne niera pas que les vaisseaux n’existent en nombre incalculable, dans la tranche mince d’un jeune rameau de pécher ou de tout autre arbre. Mais ici le diamètre de ces vaisseaux est trop capillaire pour que Pair en chasse les liquides séveiix, avec autant de facilité que des gros troncs vasculaires, que Poil trouve sur la tranche d’uuc tige plus avancée en .âge,
CON^CLÜSION.
601. Les organes élémentaires du tissu végétal ne se distinguent, à nos moyens actuels d’observation , que par leur origine, leur développement et la nature des substances qu’ils élaborent ; sous tous les Autres rapports ils sont identiques.
Les organes arrondis, comme les organes tubulaires , émanent d’un globule élémentaire de la paroi génératrice.
Ils SC composent ; 1" d’une vésicule externe, incolore et diaphane, perméable à Pair et aux liquides uc son choix, mais nullement capable de les élaborer h son profit ou au profit des organes voisins ; 2" d’une couche interne glutincuse, colorée d’abord en vert, tapissant entièrement la vésicule externe, et d'un tissu tellement continu , tellement un , que la moindre solution de continuité suffit pour frapper de mort son élaboration , et arrêter le mouvement qü'cllc Imprime au liquide; 3" d’une spire qui sc dessine k travers cette couche, et parait jouer vo très-grand rôle dans Pacte de la végétation.
Une cellule qui engendre pap sa paroi interne s’arrondit, et puis, par la pression de ses congénères, elle devient polvèdre, et les cellules qu’elle engendre s’arrondissent et se pressent comme elle ; une cellule qui engendre par sa paroi externe reste allongée et donne naissance à des cellules qui s’allongent à leur tour; arrivée à certaines dimensions, elle prend le nom de vaisseau.
G62. Les trachées, ou vaisseaux aériféres, ne sont que des vaisseaux où Pair est entré artificiellement cl par suite de la section transversale. Dans la plante, ces x’aisseaux, vides en apparence, étaient remplis de sucs séveiix.
663, L’air, pendant la végétation, ne s’introduit que dans les interstices, soit vasculaires, soit cellulaires , ou bien dans le sein des cellules ou des vaisseaux qui n’élaborent plus.
CCI. Une paroi couverte de globules peut avoir Pair d’élre criblée de trous.
665. La manière dont les spirales dévient la lumière et projettent leurs ombres sur la paroi transparente de l'étui, dans le sein duquel elles sc déroulent , est dans le cas de faire paraître, à un œil pea exercé, un appareil régulier de JerUes , de pores f ou àe rubans circulaires j les tubes poreux, fendus, rayés, et les tubes mixtes, n’ont pas d’autre origine.
DÉMONSTRATION GÉNÉRALE
666. Donner iin nom à dos fonnos de cellules , ce ser.iU vouloir nommer chaque feuille du mî^me arbre , d'aprt's scs contours et ses dimensions; ce serait ridiicille, car rien n’est ridicule comme de vouloir fixer, par des mots, ce qui varie de sa nature.
667. l*** conOLLAiRK. Dans nn organe jeune, les tours de spire sont plus espacés entre eux que dans un orpanc i\(»é. Quelque al1onp,é que soit IVlui vasculaire, la spire arrive jusqu’à son sommet, où les tours se pressent bien plus que partout ailleurs; d’autres tours de spire viennent s’intercaler entre ceux de la première spire ; ils remplissent les espacements , et finissent tous ensemble par former, en s’agqlulinanl, un troisième tube continu. J’ai tout lien de croire qu’on en trouve, dans certains tubes, plus d’une couche superposée. Or toutes ces circonstances ne sauraient s’expliquer qu’en admettant que fa spire croit pour sa part et indépendamment des or[jânes qui l’enveloppent; qu’elle devance en développement la vésicule générale ; qu’elle jouit d’une vie si active que, la capacité du tube ne suffisant plus à sa marche rapide , elle est forcée de se replier sur elle-mèmc et de rapprocher scs tours entre eux.
668. La spire est élastique; elle a un certain r»îssort plus ou moins énergii^iic ; car on la voit s’élancer dVIle-mème , par l’orifice que la section du tissu lui a ouvert.
669. La spire est-elle solide on creuse? est-ce l’analogue d’une verge ou d’un tube ? je penche pour la seconde hypothèse, mais je ne trouve rien à l’appui, si ce n’est son pouvoir réfringent, qui est supérieur même à celui des poils remplis de liquide, toutes choses égales d'ailleurs.
670. 2* conortAiRB. Les spires résistent à la décomposition qui dévore les tubes, dans le sein desquels elles se sont développées (637); à plus forte raison doivent-elles résister à la cause qui frappe de mort la fonction , et oblitère la couche organisante interne. Si donc, comme nous l’avons établi, par l’observation directe
et par l’analogie, tontes les cellules élaborantes ne Naiiraieut fonctionner sans spires, il faut que nous retrouvions les traces des spires dans les cellules qui ont cessé d’élaborer. Or, ici l'observation ne fera pas plus défaut à l’analugic; car, en portant plus spécialement son attention sur ce point, on ne manque pas de décoii. vrir, dans le sein des cellules devenues médullaires, des traces non équivoques de spires qui tapissent leurs parois, avec lesquelles d’abord, grâce à leur pouvoir réfringent , elles semblaient se confondre. En faisant varier Icjeu de la lumière, on les rend encore plus visibles. Nous avons eu soin de ne pas oublier cet accessoire si important du tissu sur la figure 2, pl. 5, et la figure 5, pl. 3. Les cellules, dans les(;uelles on distingue le mieux les spires, sont marquées ce sur la large figure de la pl. 5.
G71. En nous laissant guider par l’analogie, nous pouvons maintenant nous rendre compte des rides ondoyantes qut sillonoeDl la surface de certains grains de fécule , et que nous avons dessinées sur la fécule de tulipe, dans le Nouveau sjrsterne de Chimie ot'ganiqne. Il serait difficile, en ciTel, d’expli<|uor, autrement que par l’empreinte des spires internes , les ondulations qui sc dessinent en relief sur la surface d’une membrane aussi mince que l’est celle du tégument, cl que distend une substance gommeuse homogène.
672. 3* coRoiLAiBE. Les poils articulés, se composant de vésicules organisées comme les vésicules d’un tissu cellulaire ordinaire, il n’y aura plus rien d’étonnant que l’on vienne à découvrir des spires dans le sein de cliaqiie articulation ; et nous sommes porté à croire que les raies qui se dessinent à travers les parois des articulations des poils de Vlmpatiens balsamina (pl. 41, fig. 19 /â) ne proviennent pas d’un autre ordre de phénomènes. Ces raies se montrent plus distinctement dans les articulations incolores {fi) que dans les articulations colorées («) ; les articulations incolores ne sont plus élaborantes, elles ont fait leur temps (660).
ICO»» DÉMONSTRATION GÉNÉRALE.
673. Â* coROLtAinn. Il faut donc ran{*cr parmi les rêveries de Tancicnne physiologie la communication directe des spires avec les cellules opaques de Pépiderme , que Ton a désignées sous le nom de sto* mates (pl. 3, fig. 8 si). Ce qui a donné lieu à cette idée, c'est Panalogie de forme qu'on a cru remarquer entre certaines de ces cellules (ibid.f fig. S et lesstoma* tes respiratoires des insectes. Or, une fois Pexistcnce des deux organes analogues admise chez les végétaux, il était conséquent de les faire communiquer ensemble, comme chez les insectes. Blais, malheureusement pour la théorie, il se trouve, par l'anatomie , qu'aucun vaisseau ne part d'un stomate, et ensuite que rien n'est pins variable que l'aspect et la structure des stomates des diverses plantes; et la forme quia servi à établir leur définition (pi. 4, fig. 6 jr/) est peut-être la moins commune de toutes. Ce sera le sujet de l'un des théorèmes suivants.
674. 5* coaoLLAiBz. En admettant que les cellules vasculaires se développent sur la paroi externe de la cellule génératrice, au lieu que les cellules médullaires se développent sur la paroi interne, nous n'avons voulu exprimer qu'une différence relative et non une différence essentielle, qu'une différence qui explique les formes et non une différence qui s'attache à l'organisation. Car il paraîtra rationnel d'admettre que, si une cellule génératrice a la faculté de produire par le globule intégrant de sa paroi externe, elle a la même faculté par le globule de la paroi interne, Nous avons démontré , en elTct (549), que sa paroi étant composée de globules homogènes, on ne saurait refuser, à l'un quelconque de ces globules , ce que l'analogie ou l'observation directe amenaient à accorder à tout autre de ces mêmes globules, qui aurait été dans le cas de recevoir les bienfaits de l'impulsion fécondante, de l'impulsion vers le développement.
Mais s'il arrive que la cellule -vaisseau engendre à son intérieur, de même qu'à Süu extérieur; comme elle engendrera,
dans l'une et l'aulrc circonstance, sons l'influence de la même fécondation, et que, du reste, les cellules internes se moulent sur la capacité maternelle , il est évident que ta nouvelle génération finira par se composer de cellules aussi allongées que la cellule génératrice, infiltrées des mêmes sucs , parce que , par leur origine, elles sont destinées aux mêmes élaborations; en un mot, ce sera une génération de vaisseaux dans l'intérieur d'un autre vaisseau. Et si chacune d'elles engendre de la même manière qu'elle a été engendrée , et ainsi de suite , on finira par avoir des emboîtements de vaisseaux, comme, dans nos autres travaux d'anatomie et de physiologie animale, nous avons prouvé qu'on avait des emboîtements de muscles. Or, c'est ce qu'on observe sur certains gros vaisseaux. Il ne sulfit pas, pour dégager toutes les fibrilles, de rompre la gaine la plus externe; on n'étale, par ce procédé , que la rangée la plus externe. On trouve que chaque rangée plus interne a sa gaines générale, et que chaque paquet de la même rangée a sa gaine spéciale ; enfin , que pour parvenir àdégager la fibrille du centre , il faut déchirer autant de gaines qu'il a de rangées concentriques autour de lui. Mais comme ces gaines sont assez résistantes, le metUeur procédé à suivre dans cette expérience, c'est la macération. C'est par ce moyen que nous avons désemboité le paquet de spires que représente la fig. 3 de lapl. 2.
675. 6* GOROLLAiRB. D'après ce que nous venons d'exposer sur le mode de développement externe d'une cellule vasculaire, il est évident que tout vaisseau, s'il n'a pas été arrêté plus haut dans son développement, et si aucune cause étrangère n'est venue contrarier la régularité de ses jets, il est évident, dis-je, qu'il sera toujours plus grêle à la base qu'au souimet ; car au sommet il sera plus ramifié qu'à la base, et vers le haut sa gaine sera plus distendue que vers le bas. Mais cette ramification ne se concentre pas dans la capacité de la cellule génératrice , qui finit par servir de gaine à la génération
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LÉMOXSTBATION CÉNÉRALK. * iM
tïonVeîîi*. Si cliaqiîe Vaisseau produit à rexlërieur^ au lieu de produire à l’inlérieur de sa propre substance , la raminca> lion évidemment aura lieu , non dans une gaine , mais en s'éparpillant à travers les interstices des grandes cellules; clic simulera alors , dans l'intérieur de ce végétal, la ramescence (73) extérieure de la plante. Alors, si l'on compte les vaisseaux sur une tranche supérieure d'une tige , on les trouvera certainement en plus grand nombre que sur une tranche plus infér'icure; cela estévident. Or, c'est ce qu'on observe facilement sur les tiges les moins vasculaires. Sur celles de la Balsamine ou de la Kumeterre , non -seulement on voit le nombre des vaisseaux diminuer jusqu'à ne plus offrir que cinq troncs principaux, en descendant du haut de l'articulation vers la base; mais encore on voit que ce nombre diminue par la convergence de deux de ces troncs vasculaires en un seul; et là on est arrivé à la naissance de la bifurcation.
6/6. 7® coROLLAiBK. Nous avons féservc, pour le dernier corollaire , le chapitre le plus curieux des illusions auxquelles ont donné lieu les spires, selon les circonstances qui accompagnent leur développement dans le sein d'une cellule.
G77. Nous avons déjà parlé des spires qui se dessinent si bien, à travers les parois du test du grain de pollen de la Balsamine (pi. 41, itg. SOyd). Ici on ne saurait se méprendre sur leurs caractères.
Jfais qu'on observe le même pollen à nn état plus jeune, les parois transparentes du test transmettront d'autres images (y fig. 30); chez quelques-uns la spire sera complète; chez d'autres on verra deux courbes parallèles traversées par une courbe en sautoir ; chez d'autres on aura trois fentes apparentes, disposées sur le champ du test, comme trois bâtons d'armoiries; chez d'autres, enfin, le champ de l'écusson est occupé par une croix.
Cependant ce sont là tous les mêmes organes, destinés aux mêmes fonctions, composés des mêmes pièces. Plus lard , rOTStOLOCtl TÉCtTALI.
c'est-à-dire à l'époque delà maturité, leur aspect est le même , et l'un n'offre rien aux regards de plus ou de moins que l'autre. Donc , si à un âge moins avancé on remarque des différences entre eux, ces différences d'aspect ne doivent tenir qu'à des différences de développement, et non à des différences d'organisation.
Or, nous avons diqà évalué quelquesunes des illusions auxquelles peut donner lieu la disposition de la spire ; U ne sera pas dinicile, avec ces données, de s'assurer que la disposition de la spire est, dans nos grains encore jeunes du pollen de la Balsamine, la cause des différences d'aspect que nous venons de remarquer.
Supposez, en effet, que la spire développée dans le sein du tissu glutineux d'un organe jeune , atteigne, par un des points de deux ou trois de ses tours, la paroi du test, en poussant devant elle, comme par une hernie, la substance de la vésicule glutineuse qui l'emprisonne} par suite du jeu de la lumière, le test semblera marqué de trois bâtons alternes , de trois fentes même. Supposez, au contraire, que la capacité du jeune grain ne suBise pas au développement de la spire, les tours se repliant sur cux-mémes se croiseront en sautoir, ce qui aurait également lieu dans le cas où deux spires se développeraient, mais en sent contraire l'un de l'autre , dans la capacité du même organe. Mais à leur première apparition, ces deux spires, encore sans caractère, si elles prennent naissance an même point de la paroi ou dans deux points rapprochés, se superposeront nécessairemeut, en obéissant à leur direction respective, et offriront, sur la transparence du test, une croix régulièrement conformée, comme l'est celle qu'on aperçoit sur l'un de ces grains. 11 suBit d'énoncer de pareilles explications pour en faire comprendre la justesse. Je doute qu'à la faveur de ces données un observateur avisé se laisse jamais prendre, dans la suite, aux illusions qui pourraient émaner de cet ordre de phénomènes; et il est probable que si notre livre avait paru trois ans plus tùt, nous aurions été dispensé
aiijonrd'hai de nous livrer aussi longuement que nous allons le faire à la réfutation de la production suivante.
tn I8i8, M. Ch. Moyen , de Berlin , avait annoncé, dans sa Physiologie végétaie, que les cellules des parois des anthères renfermaient souvent des fibres ; car cVst ainsi qu'il désignait les spires. Cette découverte, ou plutôt celte indication si vague , nVt.iit qu'un cas particulier de la loi que nous venons de démontrer, savoir : que toute cellule élaborante renferme , comme les vaisseaiit, des tours de spire qui se déroulent contre ses parois. Mais l'indication n'avait pas d'autre prétention.
En 1850, parut un volume in-4®, qui certes ne se réduisait pas à une simple phrase. C’était un travail ex projesso sur les fibres des cellules des anthères, accompagné de prés de 360 analyses d'anthères, sous le nom de : De celhtlis antherarum phrosis f necnon de granorum potlinarium formis commentatio ; aiit.
J,-E, Purkinje, Il ne s'agissait de rien moins, dans cet ouvrage , que de classer les végétaux par la forme des fibres (car l'auteur n'avail pas vu autre chose) des anthères des plantes j chaque plante en elTet, d'après l'auteur, avait ses fibres de forme différente; et quelquefois ces formes étaient assez bizarres pour servir de caractère saillant.
Notre section de physiologie de l'Institut, qui ne manque jamais ces occasions de malheur, s'empressa, dans la séance publique de 1833, de signaler le mérite de cette production par une mention honorable et par une médaille de 500 fr«, prise sur les fonds de M. de Monihyon.
Or, jamais peut-être ouvrage n’a moins mérité la faveur que M. de Monthyon avait accordée par anticipation aux bons ouvrages ; él ce que nous écrivons ici , nous l'avons déjà itnprimé [1], et nous ne sachons pas avoir été contredit par des obset-VatioDB plus récentes.
[i] Bulletin leienlifîquo et industriel du Réforptttlour, colon. 5*ettuiv. tsoct. 1BS4.
L'auteur, dont le travail annonçait un début d'amateur qui met pour la première fois l’œil au microscope , semble avoir dessiné, sans en évaluer les circonstances, toutes les formes qui se sont présentées à ses regards; aussi lui est-il arrivé de prendre des accidents pour des faits , des effets d'optique pour des formes , des effets de désorganisation pour des images normales; et lorsqu'il s'est trouvé possesseur d'un assez grand nombre de ces croquis , il a composé le texte explicatif; c'est le plus souvent ainsi qu'on fait un livre. Vraiment il faudrait avoir le livre sous les yeux , en lisant cette brève réfutation , pour prévoir à quel genre d’hallucinations on s'expose , quand on n'a pas d'autre méthode d'observation , au microscope, que l'ancienne méthode académique ; voir, dessiner et raisonner.
Une membrane qui commence à s'humecter d’eau, en déviant les rayons lumineux de deux manières différentes, ne manque jamais d'ètre prise par l’auteur pour une membrane fibreuse; car tout ce qui est plus transparent est fibre à ses yeux. Cest ce qui lui est arrivé en observant le tissu des anthères de la violette ( pl. 15, fig. 0 de son ouvrage) ; tissu qui, à lui seul y lui a montré , 1° des membranes supportées sur 9 à 10 fibres, comme un banc de bois sur 9 à 10 pieds de chaque côté ; 2® des membranes percées de grands Irons , et supportées sur tout autant de pieds; 3® des membranes crénelées et ponctuées de trous; 4® des cellules incisées d'entailles sur leurs deux bords ; 5® enfin , des cellules coupées p.ar des fibres arquées et parallèles. Or tout cela se réduit, par une observation mieux dirigée, à une couche de cellules aplaties, et à une autre de cellules dans le sein desquelles les spires ont conservé toute leur élasticité. Chaque fibre arquée de l'auteur n'est que la portion du tour de spire , qui est tournée du côté de t'œii de l'observateur.
Chez le Pentstemon puhescenSf le pollen est trigone et divisé en trois compartiments cellulaires, cohvergenls vers le centre; il affecte la forme générale dit