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D£MO!96TRâTION GÉNÉRALE. 163
potlcD Je VEpilohittm (pi. 51, fi^^. 6 du prêtent onvra^je). Or, que Ton examine, â vue d'uiseau , un groupe serre de ces poilrnt, et d'après !a mélliode de l'auteur, on aura une surface de cellules à trois fibres convergentes chacune , ou à six fibres , quand l'adhérence de deux grains de pollen sera telle, qu'au jeu de la lumière ils se confondront entre eux. C'est ce qui n^a pas manqué d'arriver à l'auteur. {yojrcz la table IX, figure 5 de ses plan» cbes. )
Des cellules en spirales, serrées les unes contre les autres, peuvent donner lieu aux roèines illusions d'optique que les grains de pollen dont nous venons de parler. Et c'est à cette sorte d'illusion que nous sommes redevables des cellules fibreuses, que l'auteur croit avoir dessinées sur le Cactus f lab. XIII, fig. 2, et sur un grand nombre d'autres figures qu'il serait inutile ici d'énumérer.
Dans le Zamin ^ l'auteur a pris pour des fibres la séparation des interstices de ces cellules allongées, que l'on rencontre si distinctement sur l'épiderme du grain des céréales.
Dans la Couronne impériale, il a pris la superposition dos tours de spire aplatis, pour une réticulation de fibres.
El c'est à U faveur de cette préoccupation d'esprit, que l'auteur est venus bout de couvrir scs planches d'organes imaginaires, qu'un seul théorème aura réduits, Je pense , pour toujours , à leur juste valeur, en établissant que touts crllcle, a
QüFLQOn OBCAKR Qo'rLLR APPARTIRKVK, POS- SÈDR, PANS L'iXTRnèr DR SON ELABORATION, UN 00 PLCSIRCRS TOURS DR 8PIRR, QUI SB DÉ- VELOPPENT AVEC ELLE ET SOOVENT PLUS VITE
qu'elle. On conçoit en effet, par ce simple énoncé , comment un élément semblable existant dans ur.e cellule transparente, peut donner lieu aux illusions les plus variées, sous iSnfliience de la réfraction , de la dessiccation du tissu , de l'ag* glutination des organes, de leur superposition, de leur imbibition,etc. ; et, dans ces causes d'illusion, vous avez toutes les découvertes malencontreuses couronnées par nostitut de France en 1835.
678. LFS CELLULES OPAQUES DE l'bPIOBRMB DK LA PEOILLE, LFS STOMATES ENFIN (p!. 3, fig. 1 , 2, 8 Si)f SONT AUSSI RIFN IMPERFORÉES QUE LES AUTRES CELLULES DU TISSU VÉGÉTAL, ET LEUR ORGANISATION VARIABLE A l'iRPINI EST TOUTE GLANDULAIRE.
679. nrpoTBÈSB. Soit la cellule st (pl, 4, fig. 6) appartenant à l'épiderme de la feuille de VAlisma pîantago ^ c'est une de celles que les botanistes avaient prises pour type du caractère du stomate^ pièce compliquée, d'après eux, de l'appareil respiratoire des plantes, sur laquelle on devait remarquer une fente bordée de deux petits sphincters coussinet, à la faveur desquels la fente s'ouvrait ou se refermait, selon que le végétal aurait eu besoin de respirer. II s'agit de prouver qu'au sujet de celte fente, comme de bien d'antres (037), les physiologistes n'avaient pas assez raisonné le témoignage de leurs yeux.
680. DEMONSTRATION. Il est évident, par tout ce que nous avons dit plus haut (628), que la grande transparence n'indique pas, sans autre examen, une perforation, sur un tissu végétal observé au microscope.
£t pourtant, l'organisation que les physiologistes avaient prêtée aux organes qu) nous occupent , n'élail pas basée sur une autre indication. Si nous n'avions ici qu'à réfuter, nous serions en droit de nous contenter de celte forme négative ; mais nous avons à démontrer ce qui est réel, sans trop nous attacher à ce qui est imaginaire, et nos preuves ne doivent pas s'arrêter aux artifices de Pargumentalion.
6SI.Ce n'est point une fente que U portion médiane du stomate (pl. 4, fig. 6, St); car une fente destinée à introduire l'air, et se refermant sur l'air, au moindre mouvement qui menacerait d'y introduire une autre substance, celle (ente, dis-je, devrait paraître noire, lorsque l'on observe la membrane épidermique par réfraction sous une nappe d'eau. Nous avons déjà fait remarqher, on elTet (636), qu'une bulle d'air observée sous l'eau pa-
ir
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raît nolri»; or, le conlraîre arrive h noi •tomalea les mieux caractérisés ^ jamais leurs prétendues fentes ne paraissent plus transparentes que sous une nappe d'eau ; il est donc cTidcnt qu'elle ne sont pasdcs> tinées à absorber ou à introduire de l'air d'une manière mécanique.
682. Du reste, jamais il n'arrivera àun observateur exercé, de rien observer, sur leur surface, qui ressemble au jeu de deux bords qui s'écarteraient ou se rapproche^ raient, pour ouvrir ou refermer cette prétendue fente^ car la dessiccation de la membrane, qui, h la ri(jueur, est dans le cas de produire l'apparence illusoire de ce mouvement, le fait de telle manière qu'on ne saurait se méprendre sur la cause de ce mécanisme forcé; dans ce cas , en effet, les deux prétendus sphincters se rapprochent lentement et s'accolent pour ne plus se séparer, ou pour ne se séparer qu'en se couvrant de liquide, souh lequel la fente se reforme peu à peu. Or, le contraire devrait arriver si cet organe n'était destiné qu'â introduire de l'air; ce ne serait certes pas l'eau qui aurait la puissance de le faire rouvrir en deux battants.
685. Mais si l'aspect pour ainsi dire tribolé des stomates n'est pas dû à la présence d'une fente longitudinale bordée de deux sphincters longitudinaux, il faut nécessairement admettre que c'est l'effet d'une structure spéciale. Or ,il est évidentqu'cn admettant, dans le sein d'une cellule, la présence de deux autres cellules longitudinales séparées par un intervalle vers le milieu de leur longueur, on aura tout ce qu'il faut pour produire aux yeux de l'observateur , par le jeu de la lumière, l'image du stomate dont nous parlons ; les deux cellules, en effcl, plus infiltrées que la portion qui les sépare, plus réfringentes, par conséquent , soit h cause de la nature du produit de leur élaboration , soit à cause de leur convexité, dévieront les rayons lumineux bien plus fortement que l'intervalle, lequel sera tellement transparent qu'il en paraîtra perforé, sans plus ample examen. Or, on peut artificiellement reproduire cette image de stomate, aussi complètement qu'on est en droit de le
désirer , sur les cellules isolées que nous avons démontrées imperforées (511). Les grains de fécule à demi vidés par la chaleur, les grains de fécule verte (pi. 29 , flg. 7) épuisés à demi par la végétation, offrent cette fente et ces deux sphincters sur leur surface qui s'affaisse ; car l'affaissement refoule la substance élaborée vers U circonférence ; ce qui, sur des grains primitivement sphériques, occasionnerait l'apparence d'une perforation circulaire , et sur des grains allongés et ovales, doit produire nécessairement l'image d'une fente. Les grains de pollen transparents et à test membraneux sont peut-être, detous les organes cellulaires isolés, ceux qui mettent l'explication dansuneplusgrande évidence. Soit en effet le pollen de la pl. 26, fig. 8, et celui de 1a pl. 24, 6g, 8; dans l'eau il. s'arrondit; sa surface n'offre pas la moindre solution de continuité; mais, à mesure que l'eau du porte-objet s'évapore, on voit peu à peu ses grains s'allonger en navette et se creuser d'une fente longitudinale (pl. 14, 6g. 7, et pl. 26,6g. 8,«). Sous cetaspect, chacun d'eux a par devers lui une fente et deux sphincters, tout aussi bien caractérisés que chez les stomates (pl. 4, fig. 6, 5^). Mais à quelle cause est due cette con6guration? à un simple pli, à un simple affaissement de la partie centrale du grain de pollen; et si cet affaissement était durable , par suite d'une organisation spéciale du grain de pollen , le physiologiste n'aurait pas manqné de le décrire, avec les caractères du stomate le mieux caractérisé. Or , lorsqu'une cellule se trouve dans une lame de tissu végétal , on conçoit par combien de circonstances cet affaissement central, celte dépression de surface, ce simple pli d'une membrane, peut être rendu durable; c'est là le cas de DOS stomates.
684. Mais qu'on se garde bien de croire que la forme des stomates , que son caractère systématique, soit aussi invariable, dans la nature, qu'il paraît l'èlre dans les descriptions et sur les planches de nos livres de physiologie ; l.i forme des stomates varie, dans les limites le plus étendues, selon l'espèce de pUntee, et quelquefois
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même «elon U page de la feuille aur laquelle on cherche à étudier ces organes ; cette forme Tarie autant et plus peut-être que celle des grains de fécule et des grains de pollen.
685 . Sur la page in férieure de la feuille de \'Ipomœacoccinea(Ÿi. 3.Cg.2),on trouve les stomates avec ou sans sphincters , et , par conséquent, sans fente j sur les uns la fente est remplacée par une dépression circulaire, et les sphincters sont réduits à un simple rebord marqué d’une série de granulations j sur les autres ni rebord , ni granulations.
686. Sur la page supérieure de la même plante, on voit des stomates pour ainsi dire enchâssés dans un autre stomate, le plus interne servant comme de fente au plus citerne J on en voit d’autres, circulaires et crénelés, dont les sphincters, au nombre de cinq à sii , semblent rayonner autour d’un beau globule, qui n’a rien moins l’air que d’une fente ; enfin , de nuance en nuance, toute celte complication 6nit par se réduire à une simple cellule plus opaque quo les autres (pl. 3, %• 1» «)• .
(^7. Sur répiclerme de VIris (pl. 3, fig. 8)mémeab»eocedetous les caractères assÎQDes aux stomates; et, à lafiguro que nous en duonous et qifi a été dessioée, avec tous les accidents de surface quePé* tude la plus minutieuse a pu nous faire re> marquer, chacun comprendra que le nom de cellules arrondies et plus opaques est Je seul qu'il soit permis de donner à cette sorte de stomate.
688. £nGn, sur la feuille du Sediim (pl.4, 8), ces organes finissentpar se dé>
poiiiller de tout ce qui a pu faire illusion chez les autres plantes. Eu effet, placez un sac plein de gobules verts, une cellule isolée de la fécule verte do PÉrable au centre de Pune des cellules vides (ce) de Pépiderme du Sedum, et vous aurez alors Vimage de ces stomates (^J).
[i] Celle surface épidermique le compote, comme on k voit »ur la fi(;urc , de deux couche» de cellule» affai»*écs, l'utie d'hexa(;ones (c«) ( c'est la couebo iulcme) , et f aulrc de parsllvlogrtaunvs irèa'OiloQ-
689. Dans le cours de Pétude à laquelle nous nous sommes livré , sur la nature et les fonctions de ces organes , il s'est présente à notre observation une circonstanco qui semblerait militer en faveur d'une partie de l'opinion ancienne , de la partie physiologique , et qui nous servira cepen* dant à achever de détruire Pautre, qui est son rapport anatomique.
Ayant eu à examiner Pépiderme de la feuiUc du Canna [1] (pl. 3, fig. 7), nous y cherchions vainement les traces des stomates ; mais, à leur place, nous avions sous les yeux des boules noires plus ou moins arrondies, qu'à leur seul aspect il nous était permis de considérer comme des vésicules pleines d'air (636). Or,ccs vésicules noires n'étaient autres que nos stomates infiltrés d'air (j/) ; niais la plus forte pression , pourvu qu'elle n'allàt pas jusqu'à déchirer le tissu, ne parvenait Jamais à pousser cet air au-dehors de la vésicule ; il n'y était donc pas entré mécaniquement et par une fente accessible à nos moyens d'observation , puisque la pression aurait suffi pour rouvrir celte même fente. 11 me vint alors dans Pesprit de le déloger ou au moins d'en diminuer le volume, à l'aide de réactions chimiques, afin que le stomate , reprenant sa forme primitive dans toute son intégrité , me fournit le moyen d'en reconnaître la structure, que la première expérience nous indiquait suffisamment comme devant être vésiculeuse. Persuadé , par d'autres expériences, que Pair renfermé accidentellement dans les cellules végétales est de Pair atmosphérique, Je promenai, sous la membrane, un fragment de phosphore, et peu à peu les cellules perdirent de leur convexité et de leur tension , et elles arrivèrent, en s'aplatissant, c'est-à-dire en se vidant de leuroxy(;éne, jusqu'à reprendre, d'une manière suffisante à l'observation, la forme que nous avons rcproduilo sur la 6g. 4 si de la pl. 3; forme d'un stomate
gé» (es) , qui coupcnl lrtn»Tcr«âlcmenl le» hexagone» (c’e«t In couche externe , la couche vraiment èpiilcrmiquc , celle sur laqucilo on trouve ordiuaircueut Ica iloatatcs).
DÉMONSTRATION GÉNÉRALE
les
orJinair«, mais ü\in stomale encore assez distendu par Pazote almosphériquc, pour nous r<^véler sa structure vésictilouse. Mais qu'on examine leur conn(Tiira(ion de plus près ; qu’on se rappelle ce que nous avons établi, au sujet des efTets des spirales , sur la réPraction des rayons lumineux (641), et l*on ne manquera pas de retrouver, dans chacun de ces stomates, tes traces les plus évidentes d'une spire. Nous sommes assuré désormais que, dans l'image de ces tours de spire, nos lecteurs ne verront pas de nouvelles fentes; on est maintenant trop birn averti à cet égard.
An reste, il n'est pas sans intérêt de faire observer que les créateurs du système des fontes viennent de faire Justice de leur opinion; nos premières démonstrations leur ont paru sufnsantes, et, définitivement, ils ont vu que les stomates n'étaient pas fendus, comme primitivement ifs avaient vu des fentes sur les stomates. Pour nous , qui n'avons jamais cru que voir soit synonyme de démontrer, nous avons cherché h porter la dernière main & ce chapitre, crainte qu'un beau jour il ne leur prenne fantaisie devoir^ une troisième fois, qu'il ont mal vu la deuxième, et qu'ils avaient mieux vu la première.
690. Kn conséquence, les stomates sont des cellules du tissu épidermique , qui élaborent encore, alors que celles d'une plus ancienne formation ou d'une organi> sation plus énergique ont fait leur temps, se sont épuisées après leur complet développement, se sont aplaties après leur entier épuisement , et ne se dessinent plus , aux yeux <lc l'observateur , que par le réseau vasculaire qui circule autour d'elles. Les stomates sont organisés comme toutes les autres cellules ; ils ont leur vésicule externe incolore, leur vésicule élaborante et colorée, et leur spire; trois éléments de vie, mais aussi trois sources inépuisablea d'illusions microscopiques*
691. 1*' coaoLLAiRx. Mais si ces cellules élaborantes de l'épiderme épuisé, si ces aloroales encore munis de toutes les pièces nécessaires à un développement uU
térieur, étaient venus à suivre la seule direction que leur position au milieu de ce tissu distendu leur laisse libre, et a faire saillie au-dehors, nos stomates, sans aucun doute, auraient reçu le nom de glande, et Jamais nom ne leur aurait été mieux appliqué; car toute glande a commencé par être aussi peu saillante que les stomates. Soient en effet ces glandes en aiguillon qui rendent 1a surface des tiges des cucurbitacées si raboteuses; si ou les observe sur l'épiderme de 1a tige encore très-jeune , on les y retrouvera sous la forme de stomates (pi. S, fig. 1 , g/), qui rappelle évidemment certaines formes des stomates de Vlpomæa (pl. S, fig. 1 ), et ce n'est que bien plus tard que ces glandes non saillantes prennent leur essor au-dchors (pl. 5, fig. 5), en poussant devant elles tout l'appareil du tissu cellulaire éptderinli|iie, en durcissant, en ossifiant pour ainsi dire leur réseau vasculaire.
69S. Dans l'ouvrage ci-dessus, nous avons cité un fait qui vient à l'appui de l'analogie de nos stomates avec les glandes eu saillie; la macération, en effet, produit sur nos stomates le même effet que le développement normal ; ces organes s’enflent, font saillie en dedans et en dehors de l'épiderme, et, pendant que tout s'aplatit autour d'eux, que tout s'épuise, eux seuls semblent recevoir de cette circonstance délétère une nouvelle surexcitation, une nouvelle activité.
695. S* conoLiAiKR. Dans le jeune âge de la feuille, toutes les cellules de répiderme qui, à l'époque de sou enfler développement, sont épuisées et aplaties (ce pl. 5. fig. 8); dans le Jeune âge, dis-je, toutes les cellules étaient des stomates aussi illusoires que les stomates de l'Jge avancé; la feuille, au premier âge de son développement, paraît privée de ces organes , par cela seul qu'elle en est couverte.
95« THEOnÈME.
694. LES CLANDKS ÉpiDCnXIQUES DES FEUIL- LES BT DES JBUNR8 POUSSES 80^T DES OftOANKS P0LLIMQDK8.
DÉMONSTRATION GÉNÉRALE. ig7
695. DiMOKSTRATio;*. Qil'on efatnine k la loupe la stirracc des folticule» de Pinflorescetice feiDelle du lioiiblon. ainsi que la page inrérieurc et exiérieure des Jeunes feuilles et uiAine des jeunes pousses de la méene plante^ on remarquera qtiVlic est pour ainsi dire saupoudrée de petits corps sphériques , qui , à r<ril nu, fiaraissent tout autant de petits points dorés.
Obseryé k un Grossissement de cent fois , chacun d'eux, avant sa dessiccation, soit spontanée , soit artificielle, apparaît avec l'aspect, la forme, la structure, et surtout le A//r des grains de potlen ; ils ont environ 1 J7 de millimètre. Mais l'analogie, ou plutôt ridenlité de nature devient complète, si on a soin de poser ces grains dans une goutte d'eau ; car, presque aus« sitôt, surtout en çté^cliacnn de ces grains éprouve une secousse qui le fait brusque* 0 ment tourner sur lui-lhèmej et il tance, par Pouverture de soiiA/fc, un boyau gliitineux qtii se tortillé en sortant, et semble s'allonger indéfiniment) on croirait, h ce curieux spectacle, avoir sons les yeux le pollen de la Passillore (pl. 57, fig. 3). des Onagrées (pl. 3t,Gg. G) elVelui d'une foule d'autres plantes ; car celteexplosion, surtout avec la circonstance du long boyau, est le caractère exclusif d'un organe poU Unique.
695. L'analyse chimique ne dément pas celte belle analogie) la glande pollinique des feuilles de houblon , d'après l'analyse comparative que nous en avons publiée, dans le Nouveau Sjrthme de chimie oi-ganiquCf se compose, comme le pol* len le plus richement organisé, d'un test celluleux, d'une vésicule plus interne, d'un tissu plus interne et glulineux; lacire, la résine, J'Iiuite essentielle, remplissentet colorent en jaune doré les mailles de son tissu teslacé.
697. Cet organe est donc un potlen avec tousses caractères essentiels; mais, parla localité qu'il occupe, cet organe ap* partient h la classe des glandes, et U va nous servir de chaînon, pour lier tout ce dernier système d'organes avec celui de la poussière fécondante; car, de dégradation en dégradation de formes, il nous
sera facile d'arriver, de cette glande si éminemment polliniqiie, jusqu'à la glande la plus simpleâ nos moyens d'observation, la plus pauvrement organisée) de même que , de dégradation en dégradation de formes, nous sommes arrivé (GU8}, du pollen Icmieux isolé et le plus riche en tissus, au pollen presque cellulaire des Orchidées. Ce qui , en effet, nous porte à admettre que des organes aussi disparates en apparence sont également des organes puiliniques, doit nécessairement, et par la plus rigoureuse des consé<|uences, nous porter à admettre que les glandes épidermiques, si réduites qu'on les suppose, sont destinées aux mêmes fonctions. 11 existe là une évidence d'analogie, qu'on ne saurait transmettre par un autre raisonnement que par celui qui tient compte de la dégradation des formes accessoires , une fois qu'il est démontré que le caractère essentiel n'est attaché ni à l'une ni à l'autre de ces nuances.
C98. Or, en suivant la même série de raisonnements, nous voyons la forme, si riche, de la glande des organes foliacés du houblon passera celle des glandes de l'érable (pl. 39, fjg. 4), qui ne laissent pas d'èire encore bien organisées) puis, de modifications en modiUcalions, nous arrivons jusqu'à la glande cristalline, jusi|u'à la vésiculelimpidc du Mesembryanthemum crystaltinunif ou des jeunes pousses des Chenopodium. Une fois arrivés à ce degré de décroissement, nous n'aurons pas Je peine à faire un dernier pas, et à admettre que la glaudeépiJcrmi()ue aurait pu, sans se dépouiller de ses fouctions, ne faire aucune saillie au dehors, tout en conservont sa structure intime, filais alors quel nom aurait-elle pris dans la classiûcation?
CXLGl DS STOMATE.
Il n'y a donc plus rien de si étrange à admettre que le stomate soit dans le cas de jouer un rôle polliniqtie) car nous avons démontré d'un côté l'analogie étroite du stomate avec toute espèce de glande, et de l'autre nous venons de démontrer l'analogie encore plus frappante peut-être de la glande avec le grain de pollen.