‹ Nouveau système de physiologie végétale et de botanique fondé sur les mèthodes d'observation qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organiqueChapitre 85 sur 310 · PROBLÈME · texte numérisé non relu

PROBLÈME

716. LA CKLLOLR GK*(KRATRIGI BTANT OOVnil, AVEC LES TROIS àLÉMRNTS CONSriT0AKTS DK S05 RLASORATION, AVRO LES TROIS CO.VDIriORS KSSBRTISLLKS DK SON KXISTRNCS (1* VK- BICDLK INCOLORE KT ARSORBANTK; S** HEMBRANK COLOnÉK AT KLABORAMTK; ô**SeiRR), TROOVEI, DANS l'un PB CBS TROIS BLBMKKT8, LA CACSC IMMRDUT8 DB LA DISPOSITION (593) RT DI LA STHKTRI1 DBS ORGANBS DB CRAQUE BSTfiCB DK PLANTB.

717. De théorème en théorème boqs sommes parvenu k démontrer qu'il y a rudiment d'organe partout où se montre un globule organisé et non artificiel qoi fait saillie au-deliors; en sorte que ces sortes de globules n'ont besoin que de subir l'impulsion du développement, pour

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acquérir lea formes et les dimensions, et occuper la place des or{j.ines foliacés que Ton remarque sur te végétal qui s'accroît. Or la place de chacun de ces or{*ane$ est preeiistanle au développement ^ la dispo> sition relative des organes de la même plante doit donc se retrouver à toutes les époques de robservalion, que les or(;anes soient visibles au microscope ou à la loupe, à la loupe ou à l'œil nu; qu'ils soient globules on expansions membraneuses.

7lS. Donc, s'il nous était donné de lire, dans Tintérieur d'une cellule élaborante, la disposition relative de ses trois éléments constituants, et en même temps, et par le même coup d'œil, d'embrasser comparativement la disposition régulière des organes rudimentaires, des globules enHn, il est permis d'entrevoir que là se trouverait U solution du problème.

719. Eh bien, nous avons, dans les entrenœuJs delaconferve de nos ruisseaux, aux niaments de laquelle nous avons ramené le type de toute lige arliciilée [1], nous avons, dis-je, le concours de ces circonstances qui paraissent devoir nous fournir les moyens de résoudre la difllculté.

790. 8i l'on examina donc un tube de conferve parvenu au summum de son développement , c'esUi-dire à l’époque de sa fécondation hermaphrodite (pl. 58, ^8* f observe, sur la surface des entreiiŒuds encore Intègres (y), une disposition de globules d'une admirable rcgu/arilé; Ils tout rangés en quinconce; mais en même temps l'oti remarque que cbâcund'eiix est superposé à l'intersection de deux tours de spire, que sa place correspond au point où deux spires d’une directhm opposée, deux spires de nom contraire , se croisent; on ne trouve pas un seul globule ailleurs. Que si le tube de conferve ne renferme qu'une seule spire dans son sein (fig. 9, 10, 11), alors nul globule ne se montre ; la spire est un ruban qui ta déroule avec monotoraieetsans

[i] Sur Ut tittut organlquêt S c4>- ^Ufnoirt ti« la sociéii d'Âittoir* nuturelU d* JParit, iBsy.

le moindre accident de surface; mais que deux spires viennent à se développer à la fuis dans le même tube (Hg. 19), dès-lors partout où elles se rencontrent il y a globule , partout où elles s'accouplent il y a génération rudimentaire. On a ainsi un treillage de losanges, à chaque angle desquels se trouve un globniecommeunetête de clou. Que si unelroisième spire se présente et se déroule avec la même régularité, elle coupera chaque losange en doux autres losanges, et, aux rangées de spire des globules^, elle intercalera , par ses accouplements, une rangée intermédiaire de globules que l'un voit dessinés entre les grandes spires, sur les fig. 1 et 19. Ce phénomène est constant comme une loi.

791. Mais si chacun de ces globules s’était développé en un org.ane foliacé (188), dont il recèle dans son sein le germe, la foliation cautinaire eût alTeclé la disposition en spirale; en appliquant la même bypothèseati tubey^fig. 1 , la foliation eût été en verlicilies alternes. Mais alors l'épaisseur (le l'écorce eût soustrait à jamais aux regards les rapports de la disposition des organes externes avec la disposition des organes internes; et les calculs les plus ingénieux ne seraient pas parvenus & faire retrouver le 01 de cette admirable analogie, qui va nous révéler et réduire en trois ou quatre formules, mises à la portée de tout le monde , ce qu'on aurait demandé vainement aux plus longs calculs algébriques.

799. LA SriSK KST L'XLévSRT GKKélATROR nu DSVBLOPPBIiailT BT DB LA DISPOSITION DES ORCANXS.

795. Tant que la spire est seule dans une cellule, elle reste inféconde faute d'accouplement ; rien en effet ne s'accouple avec soi-même. Qu'il en naisse deux, trois et davantage, mais parallèlesàla première , ayant la même direction et le même nom, encore infécondité, parce que la rencontre est impossible : tel est le cas de la spire multiple de la fîg*8, pl. 5. Mais que deux seulement se développent à la fois avec des directions contraires, il y a nécessairement rencontre, nécessairement accouplement , nécessairemeut

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génération. Nos deux spires sont ici PéquU Taleot des deux tubes de la conferve (pl.58, fig.1)qui se sont approchés par attraction au sein des eaux , et qui , emprisonnés k la fois dans le sein d'une vésicule , et forcés de s'y développer en s'enroulant , se seraient rencontrés forcément. L'une des spires est mâle, l'autre est femelle; et la comparaison est ici une similitude.

7S4. Car la spire est un organe cylindrique qui transmet les rayons lumineux , à la manière des filaments végétaux de la forme la plus simple. Et si la structure de la spire ne nous paraît pas plus compliquée, la cause en est dans les limites de nos moyens d'observation. En effet, tout filament confervoïde , lorsqu'il en est encore réduit aux dimensions de la spire, offre le même aspect, la même simplicité.

725. Quoi qu'il en soit, et sans chercher du reste à entrer plus avant dans la région des hypothèses, alors que, sur le terrain des faits susceptibles d'être observés, nous trouvons amplement de quoi résoudre le problème; sans tenter de savoir quelle est l'espèce d'adhérence ou d'agglutination qui associe la spire à la membrane verte, et avec les matériaux de quelle substance , de la sienne ou de celle-ci, a lieu l'organisation du globule engendré; en nous arrêtant enfin à l'écorce du mystère , nous avons entre les mains le fil de ce labyrinthe jusqu'à présent inextricable, et nous possédons un secret qui nous permet d'assigner à chaque organe sa place , et à tous les organes leur disposition. Nous avons le moule pour façonner l'argile , pour organiser la matière , il ne nous manque que le feu pour l'animer. Mais la nature n'a pas fait l'homme créateur, elle ne lui a départi que le roledesimpie observateur; la hardiesse de nos tentatives doit se concentrer dans ce cercle , qui est encore assez vaste à parcourir. 11 est assez beau pour l'homme d'être appelé à rivaliser, sinon de puissance, du moins d'intelligence avec la nature qui crée, d’être appelé à la comprendre, sinon à l'imiter, ou du moins à rimiler par des images.

720. Et c'est ce qu'il nous reste à faire, après le résultat que uous venous d'obte-

nir. Nous allons modeler un végétal, par la seule combinaison des trois éléments qui entrent dans l'organisation de toute cellule.

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