BIS MODE&KE
de choses chaudes. Tout a l'heure c'était un homme qui parlait chaudement de choses affli géantes.
Eh bien! voyez-vous, cette manière cacha un désespoir sérieux qui se contient à la vérité et se modère , mais qui empoisonne toute notion , et restreint toute ardeur. Qui , il y a chez nous- une école que Rappellerai volontiers restrictive et atténuative , école qui prend tous les masques et toutes les allures dans le passé pour empèchei l'enfantement de l'avenir , école qui fait du christianisme , qui fait de la mélancolie , qui lait de la bigoterie et du satanisme sucrés, qui (ait un peu de religion pour tuer la philosophie, un peu de philosophie pour nier les satisfactions probables du sentiment religieux, école qui pense mal de toutes choses , qui a besoin de Belzébuth pour expliquer le monde , et du bénitier pour le purifier, et qui , lorsqu'elle n'ose pas arborer franchement le drapeau réactionnaire , vous dit fraternellement : Vous aviez cru que l'histoire vous ferait désirer le changement de nos misères; je l'avais cru comme vous. Tous nous étions abusés. Pratiquez le jeûne et F abstinence !
M. Michelet est un des hommes les plus exu* bérans de cette école. M. Michelet a assez de
verve encore pour se consoler lui-même de son doute; il manque de véritable puissance, parce qu'il manque de conclusion.
Les conclusions ne manquent pas à M. Marc Girardin, et il a moins de puissance encore. Aussi bien il ne se contraint pas à cacher le mal, il s'enhardit vertement à le louer. Sa figure jeune, ointe et tendue , offre des signes presque incompatibles de finesse et de pesanteur, d'altière provocation et d'incertitude mal déguisée. Sa parole aigre, j'allais dire fausse, trahit un fiel secret emmiellé par des façons gentilles et allantes . Son geste affecte de n'être pas gêné parce qu'il l'est réellement. Son esprit ne craint aucune question, pas les plus présentes et les plus sanglantes même. Il intercale dans une légende allemande l'apothéose du ministre régnant, quelquefois de celui qui régnera demain. M. Girardin fait son cours avec les notes confidentielles que le ministère envoie au journal des Débats. Il a introduit dans sa leçon la polémique personnelle et mauvaise de son journal. Il a reçu la mission difficile de narguer la jeunesse en face, et de pervertir les idées là où l'on devrait les épurer. Il s'en acquitte très fièrement. J'ignore comment on accueillera à la tribune cette éloquence plai-
2o8 PARIS MODERNE.
santé, si scrupuleusement parodiée par le tripoteur électoral de Saint- Yrieix ; mais je sais bien positivement que la morgue oratoire de M. Girardin n'a peur que d'.une chose.... d'encourir la disgrâce des ministres , en ne s'échauffant pas assez pour eux?.... — Non. M. Girardin craint de mériter la jalousie de M. Thiers en sophistiquant plus drôlement que lui.
M. Marc Girardin rappelle trop cette partie perdue de la jeunesse qui, destituée de toute foi, a recherché l'humiliation de la livrée monar- ( hique , et troqué la raideur honnête des lettres pour un peu de puissance et d'or. Cette littérature vénale , gonflée de prétentions historiques, date du ministère Martignac; elle est entretenue par les fonds secrets de l'Instruction publique ; elle étale sur les boulevarts et dans les antichambres son luxe mercenaire et sa verdeur gâtée. Honte à vous, jeunes hommes, vous pouviez être les princes de l'intelligence française: et vous avez mieux aimé être les valets de ses oppresseurs!
Les pires choses ont leurs antécédens. Avant que le Journal des Débats donnât à M. Marc Girardin d'abord la suppléance historique de M. Guizot, puis la chaire de poésie française d'où ce pauvre M. Laya est tombé sans bruit
dans la fosse, — le Journal de l'Empire avait déjà installé en Sorbonne M. Lacretelle, professeur d 1 histoire ancienne , vieillard dont les cheveux blancs ne devraient pas suer si complaisamment pour la propagande doctrinaire , s'ils voulaient être plus respectés. M. Lacretelle est un de ces gros mimes pleureurs, qui alongent avec la mythologie classique leur période carrée , qui se gonflent de vent la bouche , les narines et l'esprit, qui flamboyent de l'œil pour remplacer l'absence d'une seconde épithète paresseuse, qui défaillent en de balbutiantes émotions pour se dispenser d'une péroraison mal apprise. Sa faconde hydropique et essoufflée emprunte à sa gesticulation exterminante et à ses foudroyantes intonations un certain ronflement qui parodie F enthousiasme. La charrette de Salmonée imitait aussi les carreaux de Jupiter.
M. Victor Leclerc , doyen de la Faculté des Lettres, professeur d'éloquence latine , est, comme M. Lacretelle, un fantôme oublié et déchu. Sa parole n'a pas cet embonpoint luxuriant; elle n'a pas non plus les mêmes sollicitudes servilea^ peut-être ne saurait-elle pas les dorer et les déguiser aussi bien. La vieille rhétorique qui fait sonner sa phrase, a laissé à son esprit des traditions de iv. 14
pédanterie rude et heurtée, qui excluent les souplesses haïssables des ambitions plus nouvelles.il me semble que M . Leclerc eût été un excellent professeur de déclamation romaine au premier siècle de l'ère moderne ; il eût parfaitement exercé le larynx des jeunes patriciens à scander les vers de Stace. Son emphase inoffensive et nasillarde eût ra conté la prise de Thèbes par Thésée à la multitude qui souffrait le despotisme de Domi-
M. Patin, professeur de poésie latine, appuie une opinion modérée sur des études consciencieuses un peu minutieusement perdues.
M. Gerusez, , suppléant de M. Villemain dans la chaire d'éloquence française, appartient à la même nuance du parti libéral, qui enseigne probement une bonne part des doctrines jeunes et progressives , réservant pour des temps meilleurs une part plus ardente et aussi plus méditée. L'éducation de la maison d'Otrante a probablement laissé a M. Jay l'envie de mourir maître d'école. Il a fait prêcher une croisade contre l'enseignement public par l'écho innocent de quelque thermidorien. Son instinct réactionnaire a désigné pour première victime M. Geru-
tiz£chj^
sez,le moins doctrinaire de tous les jeunes professeurs de la Sorbonne. M. Jay s'est acquis le ridicule de prendre la carmagnole de Victorin Fabre pour forcer la porte de V Université, et le mérite d'avoir hâté peut-être pour M. Gerusez l'heure des encouragemens et. de la grande publicité.
On a dit que M. Cousin, en prenant pour suppléans d'abord M. Damiron, ensuite M. Poret, avait voulu que la pâle honnêteté de ses diacres fit désirer de voir sa jonglerie triomphante reprendre possession de la chaire d'histoire de la philosophie moderne. Nous ne croyons pas que M. Cousin ait assez de courage pour se poser de nouveau en face de la jeunesse sans avoir deux sergens de ville à ses côtés.
Non. La Sorbonne n'aura plus de ces bouches grandement ouvertes, appelant de loin un auditoire désœuvré , comme font les trompettes des charlatans par les carrefours; elle n'aura plus de ces fanfarons de science qui ne portent bien la livrée d'un parti que parce qu'ils savent porter celle de tous ; elle n'aura plus de ces prophètes qui évoquent bruyamment la démocratie pour la mieux achever. ~ Allez entendre la simple et scrupuleuse leçon de grec de M. David, le fils du régicide, — et l'enseignement des littératures
étrangères où M. Fauriel met toute la rigidité de son vieux dévouement et toute la lenteur de ses convictions. — Voilà ce que la Sorbonne a perdu et gagné à la révolution de juillet.
Le Collège de France a toujours eu une attitude plus grave et plus décidée. Fondé par François I er , pour la culture des connaissances supérieures et récentes, qui ne rentraient pas dans le programme de l'Université, successivement doté et agrandi selon cette vue d'innovation, il est une protestation vive et un aiguillon incessant contre la routine des facultés constituées. Les doctrines les plus avancées qui ont éclaté en France depuis le calvinisme ont toujours eu des représentans dans ce choix des sciences et des hommes (i).
(1) Voyez Pasquier, Recherches de la France, liv. 9, chap. 18, où est racontée la fondation du Collège de France depuis Ramus jusqu'au temps où vivait l'auteur. Il est clairement établi par une lettre latine de Budé, que traduit et explique Pasquier, que l'idée première de cette fondation appartient à François I er : depuis que • j'ay eu cet honneur d'haleiner le roy, écrit Budé, il lui est sou- « vent advenu de déclarer publiquemeut, non par hazard, ains de « bon sens et propos délibéré, qu'il voulait baslir , dedans Paris, « les villes de Rome et d'Athènes, pour y planter à bon escient la « langue la tine et la grecque, et tout (Tune main immortaliser sa; « mémoire dedans la postérité. •
Les chaires de langues orientales , sont occupées par des spécialités européennes. M. Silvestre de Sacy, prince des orientalistes , perpétue et soutient sa gloire au 1 milieu des innovations de Gœttingue et de Berlin. M. Burneuff, fils, qui joint a une connaissance approfondie du samskrit les plus ingénieuses découvertes dans la langue zendj M. Stanislas Julien, qu'aucune idée générale ne vient disputer à l'étude opiniâtre de l'idiome chinois-; .M. Alix Desgranges, se recommandant par une habitude complète de la langue turque et par des négociations intelligentes et fermes; Mj Gaussin de Perceval, qui promet aux travaux de son père un continuateur habile, jouissent d'un crédit universel et mérite.
M. Elie de Beaumont a trouvé dans la géologie une célébrité originale et particulière. Le repos de M. Biot offre a M; Libri l'occasion de se placer par- la publicité du professorat au premier rang des mathématiciens. Les études médicales assureront à M. Magendie une noble réputation, quoiqu'elles aient laissé dépasser son système.
Dans ces derniers temps, Cuvier faisait au Collège de France un cours d'histoire des sciences naturelles, où la philosophie se mêlait de
plus en plus à l'érudition , et qui jetait dan6 le cadre tracé par Condorcet en son livre fondamental Des progrès de l'esprit humain, tant d'abondantes notions rectifiées aux sources mêmes , tant de faits importans savamment déduits des plus frivoles, que vraiment le professeur semblait ravir l'armure complète du passé, et qu'à l'immensité de ce cadavre dépouillé par lui, on ne pouvait calculer sans effroi les luttes héroïques qui avaient du précéder sa victoire.
En ce temps-là M. Daunou appliquait à l'étude de l'histoire la philosophie sévère du dixhuitième siècle , dont il dépassait pourtant les par une érudition détaillée à l'infini , et par le sentiment pratique de l'esprit révolutionnaire. M. Daunou est un de ces hommes rares à qui il est donné de perpétuer le siècle fini au profit du siècle nouveau, et dont la longue opiniâtreté d'intelligence ne peut être attribuée qu'à la droiture d'un caractère éminent. La démission récente de M. Daunou, motivée par la probité ferme qui marque toute sa vie, a amené au Collège de France M. Letronne, dont l'érudition archéologique n'a pas cette pointe politique dont son prédécesseur a usé aux plus mauvais jours.
LES cocas PUBLICS. 2l5
En ce temps-là, M. Tissot fiit réintégré dans sa chaire de poésie latine dont la restauration l'avait violemment exclu. La gloire de M. Daunou est d'avoir protesté contre l'empire; celle de M. Tissot est d'avoir souffert à cause de lui Et comme M. Daunou teignait toutes ses narrations des doctrines du consulat, M. Tissot aussi glisse dans tous ses commentaires le souvenir de l'empereur. M. Tissot a conservé de ses malheurs, une habitude douloureuse qui cher* che l'élégie , qui s'émeut préférahlement pour les Niobé et les Laocoon, qui du reste s'est laissé quelque peu attendrir par les innovations, et n'a reculé devant aucun encouragement.
En ce temps là aussi, Andrieux, courbé vers la tombe, amoindri chaque jour par la mort, n'ayant plus de la voix qu'un souffle, et du corps qu'une petite apparence, venait encore nous prêcher la raison avec la tendre familiarité cPun père, le goût avec des souvenirs un peu rétrécis et des théories un peu tombées, la vertu avec le charme d'une honnêteté élégante , le dévouement avec l'autorité d'un exemple long et intègre.
Cette chaire où Andrieux lisait si bien, contait si bien, montrait tant de bienveillantes solli-
3l6 PARIS MODERNE.
citudes, aiguisait de si innocentes apostrophes contre l'audace romantique , laissait éclater une indignation si persuasive contre les corruptions et les lâchetés du pouvoir , cette chaire de littérature française a été accordée à M. J.-J. Ampère , que des travaux difficiles de critique littéraire avaient déjà fait remarquer. Ça été une grande révolution qui a élargi les théories de cet enseignement, élargi la manière et les idées, qui lui a donné une érudition plus étendue, une poétique plus libre et plus systématiquement sociale, une sève enfin de jeunesse qui n'exclut pas son austérité antérieure. M. J.-J. Ampère a bien vraiment grand nombre des qualités délicates et sévères de ce très vénérable Andrieux ; et si Ton a égard à toute la supériorité des temps ^ on peut dire que l'un continue l'œuvre de l'autre. Ainsi les scrupules qu' Andrieux trahissait dans les attouchemens de la forme , M. J.-J. Ampère les a quelquefois manifestés dans les investigations du fonds. Poussé par la nécessité de ses prolégomènes à s'expliquer sur les questions flagrantes , sur le 1 8 e siècle et le catholicisme , il y a montré une réserve indécise qui trahit peut-être , dans les grandes difficultés , un cœur pas assez chaud , un esprit pas assez. fort. Nous signalons avec tristesse ce retour vers le passé, que se mena-
gent quelques esprits chatouilleux et fins , qui préfèrent les lignes nettes et purement tracées du vieil édifice social, aux aventureuses poursuites de l'avenir. Nobles esprits, vous nous avez montré la lumière où il fallait aller; et voilà que vous êtes attardés sous les ombres paresseuses et tranquilles. Nous vous reverrons à la tête des colonnes où nous portons obscurément la chaleur et la peine de la journée.
Le jeune professeur de littérature française s'appuie sur des traditions domestiques. Son père a rêvé un cycle christiano-scientifique* qu'il a déjà essayé de formuler dans son cours de Physique générale et expérimentale. Ces efforts isolés des hautes intelligences sont une révélation de plus en faveur des cycles de la pensée future.
Du reste, entre cette opinion et celle de l'école à laquelle nous nous honorons d'appartenir , il y a une opinion intermédiaire qui doit ni>tfs dispenser de la réfutation. M. Th. Jouffroy^ récemment arrivé au Collège de France , enseigne la négation du dogme chrétien.
La révolution de juillet a créé trois chaires au Collège de France :
Celle à y archéologie est restée inoccupée depuis la mort de Champollion, ainsi qu'un lieu néfaste.
3l8 PARIS MODERNE.
Celle $ économie politique, — où M. J.-B. Say a paru un moment avec ses lunettes d'écaillé , son pupitre de citronnier, son individualisme farouche , et ses touchans souvenirs du fauteuil
noir d'Adam Smith, — échue à M. Rossi, le magis ter des doctrinaires , est livrée à un flux aigre d'arguties dissolvantes, de définitions inutiles et de principes d'un égoïsme anarchique.
La chaire des législations comparées résume à elle seule les progrès du siècle , l'ardeur de la jeunesse et la plénitude des opinions démocratiques. Sans doute M. Lerminier a un talent assez solidement cambré pour se servir de base à lui-même ; sa parole pénétrante , son œil qui plane , son bras qui frappe pourraient , par leur propre force , remuer et incliner un auditoire. Sa tête et son cœur sont assez haut placés pour lui assilrer quelque part un commandement et une illustration. La verve sans cesse jaillissante de son esprit, et la durée inaltérable de son activité suffiraient encore pour le maintenir au rang où son talent se serait soudainement établi. Mais la puissance des doctrines auxquelles il a consacré son éloquence donne une splendeur particulière à sa vaillante nature; c'est elle qui nous enhardit à promettre de grandes chose» à
sa vie , et la vraie gloire à son nom. Philosophe et historien, idéaliste et réaliste , à quel feu aurait-il trouvé la double trempe de son génie ? Ses élans vers les cieux métaphysiques , sa convoitise ardente de la terre positive, à quelle source les entretiendrait-il, si ce n'est au foyer de nos désirs modernes et plébéiens ? On ne peut déployer aussi largement son organisation que sur la vérité. La croisade sainte de toutes les émancipations peut seule satisfaire le développement de toutes les facultés. M. Lerminier a son dévouement aux doctrines progressives par l'étude profonde de l'antiquité, par la recherche vive du 1 8 e siècle, par la méditation de ce qui est antérieur et postérieur au christianisme. Ayant le passé sous «es yeux , et l'avenir devant, il marche avec une hardiesse intelligente ^ et une raisonnable indépendance dans les voies égalitaires que le présent voudrait vainement entraver. Sa réflexion passionnée discute les principes qui ont dirigé les législations humaines ; elle entre aux plus efficaces mystères des religions, des philosophies et des arts; elle dévoile les sanctuaires et déchire les énigmes; elle foule aux pieds les inepties actuelles avec une magnanimité si sereine qu'elle ne peut être le prétexte d'aucune indignation. Allez donc , maître ! promenez impassiblement
vos foudres ; avancez fièrement sur les sommets que vous avez gravis. Vous avez dignement inauguré le plus bel enseignement qui ait été écouté par les générations contemporaines. Les sympathies de la jeunesse ne vous ont pas manqué; ses vœus et ses espérances vous accompagneront en tous temps.
À présent , nous avons évoqué toutes ces doctorales intelligences, quelques unes défuntes déjà, d'autres prêtes à trépasser, d'autres mûres, d'autres livrant impurement leur jeunesse, d'autres la vouant à des autels prédestinés; nous avons demandé à chacune un cri et un signe en passant; nous avons osé les marquer au front de l'éloge et du blâme , plus encouragés par l'utilité publique que confians en notre jugement ; nous avons vu dans cette savante foule des représentans de toutes les époques , de toutes les idées , de tous les regrets , de toutes les prévoyances, de toutes les présomptions; nous n'avons point cherché à passer un même niveau sur tous ces symboles ; mais nous les avons secoués par leur côté dissemblable et original.
Il nous a semblé que sous la diversité de ces manisfestations, sous le calme apparent de toutes
ces assemblées, il se tramait une conspiration ardente, irrésistible, concentrique, radicale, contre le vieil état de l'Europe.
Je sais dans la bonne ville de Paris, en dehors du criticisme de la presse périodique, trois grandes magistratures publiques, le pouvoir, le théâtre, le professorat philosophique. Il faudra bien que le mouvement né dans la science , emporte l'art et le gouvernement dans les voies réparatrices de l'humanité.
Hippolyte FORTOUL.
mmm
wwm