‹ Nouveau théâtre de salonChapitre 112 sur 132 · ROBINEAU, ANTOINE · texte numérisé non relu

ROBINEAU, ANTOINE

ANTOINE, à part.

Ceci est au-dessus de mon intelligence.

ROBINEAU

Quel désintéressement chez une soubrette !

Ah! monsieur, ce n'est pas une soubrette de comédie!

ROBINEAU

Elle m'a regardé... avec des yeux. . Antoine, sans être fat... je le dirai en confidence...

ANTOINE

Arrêtez, monsieur, avant que vous alliez plus loin, la délicatesse m'oblige de vous prévenir que je l'épouse.

ROBINEAU

Antoinette?

ANTOINE

Oui.

ROBINEAU

Heureux coquin ! D'ailleurs je suis amoureux pour la \ ie

de la divine Clairon. A propos, sais-tu pourquoi je n'ai pas fondu l'épée à la main sur ces lansquenets?

ANTOINE, simplement.

Parce que vous aviez peur.

ROBINEAU

Du tout. Il y a une loi qui ordonne... non, qui défend de tirer l'épée chez le roi; alors, je n'ai pas voulu la tirer chez ma reine. Tu attesteras que j'ai dit ce mot-là.

Oui, monsieur, voulez-vous que je le mette en quatrain?

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