‹ Nouveau théâtre de salonChapitre 6 sur 132 · I.E COMTE · texte numérisé non relu

I.E COMTE

Comme la villageoise se contente de verroteries, parce qu'elle ne connaît pas les diamants.. . et vous, madame, vous en contenteriez -vous, d'un pareil amour?

LA COMTESSE, comme si elle était piquée.

Monsieur le duc d'Âlbonza, croyez-vous avoir le droit de m' adresser cette question?

LE COMTE

Oui ; mais je vous reconnais aussi le droit de ne pas l'honorer d'une réponse.

LA COMTESSE

Alors, je réponds... Eh bien, non, je ne serais point satisfaite d'un pareil amour. L'habitude est un mécanisme qui n'a pas ses rouages dans le cœur. Quand l'amour cesse d'èlre une passion, il devient un acte de politesse. Je préférerais un mari qui m'accablerait de sa haine; il pourrait se relever jusqu'à l'amour. Toutes les grandes passions de l'âme sont sœurs; mais l'habitude n'appartient pas à celle noble famille ; c'esl une vieille rentière qui a de petits revenus, et dépense toujours le lendemain ce qu'elle a dépensé la ville; je me crois trop grande dame pour vivre dans sa société.

LE COMTE, a part, à la comtesse.

Ti <■— Lien, Clarisse ! (liant.) Alors, madame, je vous plains ; cette vieille rentière l'ait son petit ménage dans votre maison.

LA COMTESSE

Voua connaissez donc bien mon mari?

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