H. WURTZ. — MALADIES EXOTIQUES
limité aux genoux, presque toujours envahil le reste du corps.
Douleur épigastrique intense.
Dyspnée considérable; orthopnéo.
Pas d'éruption. Abaissement do la tempera l ure de la peau .
Engourdissement. Troubles de la inutilité et de la sensibilité.
Épanchement constant do sérosité dans les cavités splanchniques.
Diminution des urines, jamais d'albumine.
Rate normale.
par les exlrémilés supérieures et le plus souvent, aux membres inférieurs, il n'u pas dépassé 1rs genoux.
Le plus souvent absente ou, lorsqu'elle existait, à un moindre degré que dans la fièvre intermil lente.
Dyspnée d'effort constante, souvent orthopnée,
Exanthème, érylhémateux à la face, rubéolique aux membres et sur le tronc.
Feu d'engourdissement. Douleurs aiguës des muscles, des os et des articulations. Troubles de la mol i 1 i le observés dans deux cas seulement.
Rare.
Aucune diminution des urines, quelquefois de l'albumine.
Rate quelquefois augmentée de volume.
PRONOSTIC. — Il est variable suivant les épidémies, la mortalité pouvant aller de 2 à 40 p. >J00. La mort survient subitement par oedème aigu du poumon, ou par suite d'autres complications pulmoiïlEfrres ou cardiaques.
TRAITEMENT. — 11 est purement symptomatique.
GOUNDOU (ANAK.RE).
[ Le goundou est une affection que l'on rencontre sur la côte occidentale d'Afrique, et qui a été signalée par Mac Alisier et Lamprey, et décrite par Maclaud.
C'est une maladie qui se manifeste dès les premières années de l'enfance par des excroissances osseuses, se développant presque toujours d'une façon symétrique sur les os propres du nez et sur le maxillaire supérieur (fig. 26). Quelquefois un seul côté du ne/, est atteint.
On observe souvent au début des épislaxis ou des sécrétions nasales muco-purulcntes, quelquefois striées
Fig. 26. — Coundou chez un jeune Indien (P. Manson).
de sang, el dé la céphalalgie, qui peul persister six mois ou un an.
L'aspecl du malade lorsque la tumeur a alleinl un certain volume est caractéristique: de chaque côté du nez la peau est soulevée par une tumeur ayant la l'orme et le volume d'une moitié d'œul' (Maclaud) (fig\ 27) . Les narines sont plus ou moins obstruées.
Ces excroissances grossissent peu à peu. Elles peuvent atteindre, chez l'adulte, le volume d'un œuf de poule, chez le vieillard celui d'un œuf d'autruche. Lorsqu'elles atteignent ces dimensions, elles arrivent à masquer complètement les orbites, et le globe de l'œil peut môme être complètement atrophié par compression.
La nature du goundou est inconnue. Slrachau, qui en a observé trois cas chez un enfant nègre aux Indes occidentales, a constaté, aprèsablalion, que la tumeur était composée de tissu osseux compact. Chalmers considère également le goundou comme une osléo-périostite, dont il rattache la genèse aux yaws (pian).
Le goundou présente des analogies avec une maladie des animaux dans laquelle on observe les mêmes lésions osseuses localisées aux os propres du nez (cachexie osseuse du porc, ostéoporose du cheval), fréquente à Madagascar et qui est contagieuse (Moussu).
SCOHBET