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BACTÉRIOLOGIE

Les complications laryngées ne sont pas rares et environ 12 p. 100 des décès sont dus à un œdème de la glotte, quelquefois primitif, plus souvent consécutif à une périchondrile.

On a vu quelquefois des hémorragies de rinteslin, de l'estomac, exceptionnellement des ulcérations du côlon.

Le cerveau est ordinairement indemne. Il y a quelquefois des hémorragies.

BACTÉRIOLOGIE. — Le 26 février 1873, Obermeier (l), prosecleur à l'hôpital de la Charilé de Berlin, décrit pour la première fois le parasite du typhus récurrent, qu'il avait vu dès 1S6S. Il le représente

Fig. 6. — Spirilles du Lyphus récurrent.

sous forme d'éléments filiformes très mobiles, que l'on trouve dans le sang des malades, au cours de l'accès initial aussi bien que dans la première ou la deuxième rechute. Cet organisme disparaît dans les périodes apyrétiques comme après la crise. On ne le trouve dans aucune autre maladie.

Le 26 mars, Obermeier précise encore ces caractères. Il indique la forme en spirale prise par ces filaments au cours de leurs mouvements, leur analogie avec le Spirochœie plicatilis décrit par Cohn en 1872. L'organisme est surtout mobile à la température normale du sang humain.

(1) Obermbibii, Vorkommen feinster eigenc Bewegung zeigendcr Faden im Blute von Recurrenskranken [CentralblM /'. d.med. Wissminchaflen, 1873, n» 10, et Berliner Idinische Wochenschrifl, 1873).

Traits de médecine. VI. — 4

ARNOLD NEÏTER. — TYPHUS RÉCURRENT

La découverte d'Obermeier fui rapidement contrôlée en divers points et la relation du typhus récurrent avec les spirilles fut établie d'une façon définitive par Engel (1), Weigert (2), Litten (de Breslau) (3), Birsch-Hirschfeld (de Dresde) (4), Naunyn (de Kôuigsberg) (5);

En Russie,Mùnch(1874),Laplchinsky(6),Erichsen(7),Laskowsky, Heydenreich , Moczulkowsky .

En Egypte, Koch constate la présence des spirilles dans le sang des sujets morts de fièvre récurrente bilieuse.

Dans l'Inde, Van Dyke Carter retrouve également le parasite.

C'est au moment des accès fébriles qu'il convient surtout de le rechercher. On s'adresse au sang recueilli par une simple piqûre. L'examen se fait avec ou môme sans coloration. Sur le sang non coloré et fraîchement recueilli les filaments se distinguent par leur mobilité. Sur les lamelles desséchées ils se laissent aisément colorer par les couleurs d'aniline. Ils sont isolés ou enlacés. Leur longueur varie de 12 à 43 p (fig-6).

Ils sont très minces, ils se meuvent surtout autour de leur grand axe, exécutant un mouvement de vrille tantôt dans un sens, tantôt dans le sens opposé ; s'ils rencontrent un obstacle à ce mouvement, ils s'infléchissent et ils arrivent ainsi à déplacer les globules rouges. Koch a constaté qu'ils sont munis d'un cil qu'a retrouvé Karlinski.

Les spirilles du typhus récurrent conservent assez longtemps leur mobilité en dehors du corps humain. Heydenreich (8) l'a vu persister quatorze jours dans des échantillons de sang maintenus à la température de 16° à 22°.

Karlinski (9) a vu cette mobilité après trois semaines dans le tube digestif de sangsues qui avaient été appliquées sur le corps des malades. Déjà Pasternatsky (10) les avait conservés dix jours vivants chez les mêmes sangsues.

Heydenreich a vu que les mouvements persistent d'autant moins longtemps que la température est plus élevée et que les spirilles perdent tout mouvement après deux ou trois heures àla température de 42°,o.

Dans le sang de sujets atteints de cachexie palustre, le parasite se

klinische Medicin, i8H, lll). ,,.,..,,•>, ,v/„w,v;„ 1874

(4) Birsch-Hirschfeld, Deuische Archiv fur lduuschc Médian, 1874.

5 Naunyn, Berliner klinische Wouhenschrift, 1874, n° 7.

6 Laptschinsky, Centralbl.f- med. Wissensch 1875, n° 6.

1890, n?5Î- Weitereieitrage zur licnntniss des fleberhuften Icterus (FortschrUte der Medicin, 1891, n» 11). , (10) Pasternatsky, Wralch, 1890, analysé par Baumgarten.

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