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Fig.8. — La mortalité par fièvre jaune à Rio-de-Janeiro.

• • Mortalité moyenne en 1898-1902.

• • Mortalité totale en 1903.

• • Mortalité totale en 1904.

76 E. MOSNY. — FIEVRE JAUNE.

talliques. Usera préférable et suffisant de leur imposer l'obligation de la visite sanitaire quotidienne pendant toute la durée de la période de suspicion. En cas d'alerte, les suspects seraient immédiatement isolés.

Il importe d'insister sur la nécessité de considérer comme suspect de fièvre jaune tout malade qui, pendant la traversée, aurait présenté une affection fébrile môme légère, les formes atténuées de la fièvre jaune pouvant être aisément confondues avec un embarras gastrique, la grippe, un accès paludéen, etc.

b. Mesures contre les moustiques. — On devra même, après avoir préalablement laissé débarquer les passagers et l'équipage, maintenir le navire au large et ne le laisser aborder qu'après l'avoir débarrassé, a\\ moyen de l'acide sulfureux, de tous les moustiques qu'il pouvait contenir.

TRAITEMENT. — Jusqu'à ce que l'application à l'homme de la sérothérapie de la fièvre jaune ait fait sa preuve, — et les travaux de MM. Marchoux, Salimbeni, Simond, nous permettent d'espérer des résultats heureux, — on devra se borner à instituer une médication purement symptomatique.

Au début, on administrera l'ipéca sans addition de tartre stibié, et on pourra faire une seule saignée de 250 à 300 grammes, ou mieux encore appliquer des ventouses scarifiées sur la région lombaire .

A la période d'invasion, on pourra prescrire le jaborandi, l'acétate d'ammoniaque, et, si la température s'élève trop ou que surviennent les symptômes ataxiques, on ordonnera des bains froids, des lotions froides, aromatiques, l'acide salicylique.

Les purgatifs (huile de ricin) sont indiqués. Plusieurs médecins recommandent également de faire de l'antisepsie intestinale au moyen de naphtol (Gibier), de salol (Ferera), de calomel à la dose de lsr,50 en 15 paquets à prendre d'heure en heure (Rangé), de lavements phéniqués (50 centigrammes d'acide phénique).

A la période d'état, on soutiendra les forces du malade au moyen de bouillon, de lait, de cognac; on combattra les vomissements à l'aide de ebampagne, de boissons glacées, on pourra faire des injections hypodermiques d'éther, de morphine, contre l'anxiété épigastrique ; on administrera à l'intérieur du perchlorure de fer, et on mettra delà glace sur le creux épigastrique, si les hématémèses sont abondantes et répétées.

On voit, en somme, qu'une médication des symptômes, banale et sans aucune particularité intéressante, est seule de mise dans le traitement actuel de la lièvre jaune.

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