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L. VAII.I.AKD. — DYSENTERIE

soit plus souvcnl afteinl do dysenterie que le premier; il esl rare aussi chez les femmes européennes, cl plus encore chez les enfants, bien que fous deux soient aussi sujets que l'homme a la dysenterie. Si, par elle seule, cette maladie suffisait toujours à provoquer l'hépatite suppurée, la fréquence de l'abcès du foie devrait être à peu près équivalente chez toutes les catégories de sujets. Celle inégalité implique l'intervention d'un facteur personnel ou de causes prédisposantes plus particulièrement inhérentes à la vie de l'Européen aux colonies : tels sont les écarts de régime, l'abus des aliments excitants et surtout des boissons alcooliques. Celte opinion, dit Manson, est confirmée par la statistique de Waring, d'après laquelle 65 p. 100 des abcès du foie sont survenus chez des alcooliques; elle l'est encore par l'observation suivante: lorsque les indigènes prennent les habitudes européennes relativement à la nourriture et à la boisson, leur susceptibilité pour l'abcès du foie s'accroît dans de grandes proportions.

DIAGNOSTIC DES DYSENTERIES. — Le diagnostic symplomatique est ordinairement facile, et, dans les cas aigus, ne prèle guère à ambiguïté. Mais loule colite n'est pas de la dysenterie et toutes les dysenteries ne sont pas de même nature; il faut donc en différencier la cause.

La dysenterie nosîras n'est presquejamaissporadique ; ellese manifeste à peu près exclusivement pendant la saison chaude. En dehors delà période estivale, lorsqu'il ne s'agit pas de sujets antérieurement alleinls de dysenlerie dans les pays chauds, il conviendra d'être réservé sur la nature d' une entérite ou d'une redite se traduisant par des selles glaireuses ou muco-sanglantes ; souvent alors un examen minutieux révélera l'existence d'une affection bien différente de la dysenterie. Dans la plus grande partie des pays tempérés, la dysenterie bacillaire est la forme dominante, sinon presque exclusive. La constatation du bacille spécifique dans les selles fournira la preuve rigoureuse de sa nalure, surtout dans les cas légers el atténués qui, sans ce critérium, passeraient inaperçus. Mais la clinique a besoin de modes d'information plus rapides et plus faciles; elle aura recours avantageusement à la propriété acquise par le sérum des malades d'aggluliner la culture du bacille dysentérique. La séro-réaction constitue, en effet, comme pour la fièvre typhoïde, un précieux moyen diagnostique qui mérite d'entrer dans la pratique courante; elle rendra de grands services dans les pays chauds où les deux formes de dysenterie régnent de concert.

Le diagnostic de la dysenterie amibienne repose essentiellement sur la constatation des amibes dans les selles et la non-agglutination du bacille dysentérique par le sérum des malades. L'examen microscopique doit porter sur des selles fraîches, non refroidies el sans niélangeavec l'urine ou des liquides antiseptiques; il peul être fail

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