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A. LAVER AN. — TRYPANOSOMIASE HUMAINE

lives ou érythèmes passagers de la face, du tronc ou des membres. L'anémie, la faiblesse générale, l'amaigrissement, peu marqués au

débul, vont en augmentant.

La céphalalgie est notée dans plusieurs observations.

La rate est souvent augmentée de volume, mais l'hypersplénie ne paraît pas constante au début; d'après Baker elle manquait deux fois sur trois. Il y a d'ailleurs une cause d'erreur due à la fréquence du paludisme dans les régions où la trypanosomiase humaine a été observée. L augmentation de la malité hépatique n'est pas rare.

Des complications peuvent entraîner la mort avant l'apparition des symptômes caractéristiques de la maladie du sommeil proprement dite (1).

Deuxième période. — Les principaux symptômes sont : la fièvre, les troubles du système nerveux, et l'affaiblissement général.

La fièvre prend le caractère de la fièvre hectique, la température s'élève aux environs de 39° le soir, pour retomber à 37° le matin. La fréquence du pouls est augmentée et très variable. La respiration est

accélérée. t .

Une ou deux semaines avant la mort, la température s abaisse audessous de la normale ; cette hypothermie est d'un pronostic fatal.

La céphalalgie est un des symptômes les plus constants ; elle occupe d'ordinaire les régions sus-orbitaires et se complique souvent de rachialgie.

Le caractère change, les malades deviennent paresseux, apathiques , la physionomie perd son expression habituelle et devient obtuse.

Chez la plupart des malades on observe un tremblement des mains et un tremblement fibrillaire de la langue. Le tremblement s étend parfois aux muscles du tronc et des membres inférieurs

Il nest pas rare d'observer des convulsions épileptiformes et de la rigidité des muscles de la nuque ou des membres inférieurs.

L'émaciation et l'asthénie augmentent d'une façon progressive. A la dernière période, il y a incontinence des urines etdes matières fécales.

L'intelligence s'affaiblit; le malade a, sans motif, des crises de

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La somnolence augmente et l'attitude habituelle devient caractéristique. Au début, on tire assez facilement le ma ade de son état de somnolence, mais bientôt il s'agit d'accès invincibles de sommeil qui, de plus en plus longs, aboutissent au coma et à la mort

Le degré d'anémie est variable; Low et Castellani ont trouve, comme chiffre moyen des hématies chez leurs malades 3 500000 hématies par millimètre cube. Le chiffre des mononucléaires est on général augmenté.

Sckool. of trop, med., mem. XIII).

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

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Les trypanosomes sont toujours en très petit nombre clans le sang et il est rare que l'examen histologique par le procédé ordinaire permette de constater leur présence. A propos du diagnostic, nous indiquerons les procédés qui doivent être employés pour déceler l'existence des trypanosomes dans le sang ou dans le liquide cérébrospinal.

Des œdèmes partiels sont signalés comme assez fréquents par quelques auteurs; on a noté aussi des exanthèmes et des éruptions papuleuses ou vésiculeuses.

Les ganglions lymphatiques sont en général hypertrophiés. D'après Greig et Gray (1 ), les trypanosomes se rencontrent dans les ganglions lymphatiques en plus grand nombre que dans le liquide cérébrospinal, ce qui est intéressant au point de vue du diagnostic.

La rate est presque toujours hypertrophiée; l'augmentation de volume du foie est moins marquée.

L'appétit est conservé, il n'y a pas de vomissements. La constipation est la règle.

Les urines sont d'ordinaire normales, sans albumine ni sucre.

Les complications les plus communes sont : la bronchite, la broncho-pneumonie, l'oedème pulmonaire, les escarres de decubitus.

La durée de cette période de la maladie est de 4 à 7 mois ; il y a parfois des rémissions suivies bientôt de rechutes.

ANATOMIE PATHOLOGIQUE. — Les anciens observateurs avaient bien vu qu'il existait des lésions de méningite chez les sujets qui succombaient à la maladie du sommeil (Clark, Dangaix, Griffon du Bellay, etc.).

L'inflammation des méninges varie beaucoup d'intensité : tantôt la méningite est très apparente (injection vive, épaississement des méninges, exsudats périvasculaires, adhérences), tantôt on ne constate à l'examen macroscopique qu'une légère hyperémie.

Le liquide cérébro-spinal est en général plus abondant qu'à l'état normal; il est tantôt limpide, tantôt trouble; par centrifugation, on isole des mononucléaires en grand nombre et des trypanosomes, rares en général (2).

Les ventricules latéraux du cerveau sont dilatés.

A l'examen histologique, les lésions cérébrales sont caractérisées par une infiltration de mononucléaires à la surface convexe du cerveau, dans les sillons et le long des petits vaisseaux qui s'enfoncent dans la substance du cerveau (3), de la protubérance, du bulbe et de la moelle épinière.

(1) Brit. mcd. Journ., 28 mai 1901, p. 1252.

(2) Des trypanosomes ont été trouvés aussi dans les sérosités péricardique, pleurale et péritonéalc et dans le liquide de l'hydrocèle (Dutton, Todd et Ciiiusty Liverpool Sçhool. of-trop. med., mem. XIII).

(3) Mott, cité par P. Masson, Tropical diseases, 3° édit., 1003, p. 310.

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Parmi les lésions notées le plus souvent à l'autopsie, il faut signaler l'hypertrophie de la rate, du foie et des ganglions lymphatiques.

Dans les cas où la trypanosomiase se complique de paludisme, il est difficile de faire la part des deux maladies dans l'hypertrophie de la raie et du foie.

Les reins sont à l'état normal.

Les infections secondaires sont très communes, aussi réussit-on le plus souvent à isoler sur le cadavre des microbes d'espèce variable.

AGENT PATHOGÈNE. — Trypan. gambiense. — ÉTUDE EXPE- RIMENTALE SUR DIFFÉRENTES ESPÈCES ANIMALES. - Trypan. qambiense mesure 18 à 28 p. de long sur 1 ,40 [*à 2 n de large ; sa structure est celle des Flagellés du genre Trypanosoma, c'est-à-dire qu il présente une membrane ondulante (m, m) et un flagelle a 1 extre-

Fig. 13. — DilTérents aspects de Trypan. gambiense.

x, Trypan. ganbiense bien fixé dans le sang ; ^^^^S'^ff^. ondulante; /I, flagelle. - ^^0&°ZâTe protoplasme contient

mètres environ (1).

mité antérieure (/!>; après coloration on dis lingue un i .oyau (n) et un centrosome (c) auquel vient aboutir le flagelle (1 , fig. 13).

L'extrémité postérieure est conique, plus ou moins etnlee.

L cent^soL est très visible après coloration; il exisle parfois une vacuole claire (2, v) autour du centrosome ou au-dessous (-).

Le noyât arrondi ou ovalaire, est situé vers la parhe moyenne du corps du parasite.

La membrane ondulante est étroite.

(1) ,igure empruntée à l'ouvrage de MM. Lavera, et Meshii intitulé : Trypanosomes etTrypanosomiases . . , d(itail p0Ur le diagnostic

(2) Castcllani a attribué beaucoup d .mpo A Quand les trypano-

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