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DESCRIPTION DU PARASITE

en Mésopotamie, en Perse, sur la côte occidentale de 1 Inde, au Siam, à Canton, au Japon, dans l'Illinois et aux Antilles.

DESCRIPTION DU PARASITE. - La Bilharzie est un Ver plat ou Plathelminlhe appartenant à l'ordre des Distomes. Elle se dislingue des autres Douves parasites de l'Homme en ce que celles-ci sont des animaux hermaphrodites, tandis que la Bilharzie a les sexes séparés.

Le mâle (fig. 21, tf) mesure de 10 à 15 millimètres de long sur 1 millimètre de large. L'extrémité antérieure du corps est aplatie et porte deux ventouses à peu près d'égale dimension : l'antérieure au fond de laquelle s'ouvre la bouche et la ventrale qui sert simplement à la fixation. En arrière de la ventouse postérieure, le corps s'aplatit encore et s'élargit, mais en même temps les bords latéraux se replient vers la face ventrale et viennent se recouvrir l'un l'autre, de manière à constituer, jusqu'à l'extrémité postérieure du corps, une longue gouttière ventrale où sera logée la femelle et qui a reçu, pour cette raison, le nom de canal gynécophore. Le tégument dorsal du mâle est hérissé de petits piquants à pointe dirigée en arrière, disposés surtout sur de nombreuses papilles qui ornent la cuticule. Ces piquants jouent certainement un rôle dans la locomotion du parasite, en lui permettant de s'ancrer dans la paroi des vaisseaux et de remonter dans l'intérieur des veines sans être entraîné par le cours du sang.

La femelle (fig. 21, 9) est filiforme; plus longue que le mâle, elle mesure 15 à 20 millimètres de long, mais elle est beaucoup plus étroite que lui et son corps presque cylindrique rappelle celui d'une filaire. Isolée, elle est aussi ténue qu'un fil de soie et peut passer facilement inaperçue dans le sang. Au microscope on constate l'existence des deux ventouses au niveau de l'extrémité antérieure.

Le mâle est plus commun que la femelle dans le sang des malades, ce qui tient peut-être à ce que celle-ci peut passer plus facilement inaperçue ou peut remonter plus aisément par les veines jusque dans la paroi de certains organes. Mais quand on trouve une femelle dans le sang elle est presque toujours accouplée avec un mâle (fig. 21). En réalité, il n'y a pas si loin qu'on serait tout d'abord lenté de le croire entre les Douves hermaphrodites et ces êtres dioïques, qui

Fig. 21. — Schislomum hœmalobium; A, mâle et femelle en voie d'accouplement, d'après Sandwith; B, à gauche, section transversale passant par les deux individus accouplés.

J. GUIART. — BILHARZIOSE.

fusionnent leurs sexes dans un coït perpétuel. Les deux animaux en copulation sont accolés ventre à ventre, les orifices génitaux se trouvant à peu près au même niveau. Mais, la femelle étant plus longue que le mâle, la région moyenne du corps est seule contenue dans le canal gynécophore, d'où émergent les deux extrémités et surtout l'extrémité postérieure.

Les mœurs du parasite permettent de comprendre que la femelle puisse pondre journellement un nombre considérable d'œufs. L'œuf, de forme ovalaire, mesure de 135 à 160 p de long sur 45 à 60 p de large ; il porte généralement à l'un de ses pôles un éperon long d'environ 20 y. et terminé en pointe acérée (fig. 22, A) ; toutefois cet éperon peut être aussi latéral (fig. 22, B). Nous

Fig. 22. — A, œuf à éperon polaire, tel qu'on le trouve généralementdans l'urine ; B, œuf â éperon latéral, fréquent dans la billiarziose intestinale.

Fig. 23. — Myracidium ou embryon cilié de la Bilharzie.

verrons tout à l'heure que c'est à l'expulsion de ces œufs à éperon que sont dus les principaux symptômes de la maladie.

Bon nombre des œufs que l'on peut observer dans l'urine renferment déjà un embryon. Celui-ci, en forme d'ovoïde aplati, a l'extrémité antérieure plus effilée et le corps entièrement tapissé de cils vibratiles. L'extrémité céphalique correspond en général au gros bout de l'œuf, mais la disposition inverse peut également s'observer. Si l'on vient à placer un œuf dans une goutte d'eau, on peut constater sous le microscope que l'embryon jusque-là immobile présente bientôt de violents mouvements de contraction et s'agite au point de pouvoir se retourner complètement. Enfin, au bout de quelques minutes l'éclosion se produit par rupture de la coquille. Aussitôt libre, l'embryon (fig. 23) se met à nager dans l'eau. Il est probable que cet embryon, à la façon de celui des Douves,

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