‹ Nouveau traité de médecine et de thérapeutiqueChapitre 27 sur 52 · II. — ABSINTHISME CHRONIQUE · texte numérisé non relu

II. — ABSINTHISME CHRONIQUE

L’absinthisme chronique comprend l’ensemble des désordres pathologiques résultant de l’abus quotidien et longtemps continué des boissons avec essences.

Méconnues autrefois, ou tout au moins fort peu usitées en France, ces boissons y sont aujourd’hui très répandues et tendent à s’introduire dans un grand nombre d’autres pays. Or, le palais et l’estomac s’habituent aisément à ces liqueurs et en contractent rapidement le besoin ; ainsi commence l’absinthisme chronique.

L’ingestion chaque jour répétée de plusieurs petits verres d’une ou de plusieurs boissons distillées ou fermentées additionnées d’essences, telle est la cause efficiente de l’absinthisme chronique qui peut se rencontrer même chez l’enfant (1).

Les autres causes ne diffèrent pas de celles de l’éthylisme chronique ; elles viennent surtout du trop grand nombre des débits de boissons, et des préjugés qui régnent toujours, du moins dans les bas-fonds de la société, sur la nécessité de se donner des forces et de combattre certains malaises. Les professions y jouent un certain rôle, en raison surtout de l’entraînement, et sans doute aussi de l’hérédité.

La pathogénie des effets résultant de l’abus de ces liqueurs n’a pas

(1) E. Lancereaux, L'alcoolisme chez l’enfant {Acad, deméd., 13 octobre 1896j. — Guilloz, Gaz. des mal. infant., 30 octobre 1902.

Traité de médecine.

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