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ÉTUDE CLINIQUE. S

chronique, ni un pleurétique : c'est un sujet atteint de désordres fonctionnels et physiques à peu près toujours les mêmes, et d'interprétation difficile quant à leur origine étiologique et anatomique probable.

Avec une sclérose diffuse, souvent progressive, la fonction respiratoire est compromise, dune part par la diminution du champ de Thématose, d'autre part par la perte d'élasticité du poumon, et par l'emphysème habituellement très développé, et plus ou moins généralisé.

De plus, le réseau sanguin se trouvant rétréci progressivement, le cœur droit est en présence d'un obstacle qui peut le conduire à la déchéance anatomique et fonctionnelle. Ainsi constituée physiologiquement, une sclérose pulmonaire se présente avec des allures cliniques générales que nous pouvons grouper de la façon suivante. La fonction respiratoire est entravée : même au repos, le sujet a généralement la respiration rapide ; il supplée par le nombre à la qualité des inspirations. Celles-ci sont incomplètes, ce dont on se rend bien compte par la spirométrie : la quantité d'air inhalée est, parfois, diminuée d'un tiers ou de moitié. Quand les lésions sont moins avancées, et seulement en cours d'évolution, les troubles respiratoires n'apparaissent qu'à l'occasion d'un effort qui nécessite un supplément d'hématose. Comme conséquence, on voit alors la respiration s'accélérer, la face et les extrémités se cyanoser.

Arrivée à un degré prononcé, la sclérose pulmonaire s'accompagne de signes physiques qui ont également une grande analogie dans les différents cas. C'est d'abord, à l'examen de la cage thoracique, une déformation parfois très appréciable, et portée au maximum, ainsi que nous le verrons, dans les observations de sclérose dite pleurogène. La sclérose rétractant le poumon, le vide intrathoracique qui se produit, et, surtout, les adhérences pleurales entraînent la paroi qui subit un retrait proportionnel. On en voit des exemples variés au cours de multiples complications locales, ou diffuses : telle est cette dépression sous-claviculaire au niveau d'un sommet frappé de tuberculose, et recouvert d'une plèvre plus ou moins infiltrée de granulations, et épaissie par la sclérose. Plus le sujet est jeune, plus les déviations peuvent être marquées (1).

Unesclérosepulmonaire, même un peu étendue, n'a, naturellement, d'expression extérieure en symptômes physiques locaux que si cette sclérose est de notable étendue, et que si elle siège à la surface du parenchyme. — Au cas de sclérose pleurogène, ces signes physiques s'accentuent encore. Par la percussion, on constate au niveau des zones sclérosées une submatité allant parfois jusqu'à la matité. Les parties antéro-supérieures sont habituellement sonores, à cause de

(1) Voy. Besson, Thèse de Paris, 1888.

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