‹ Nouveau traité de médecine pratique, où se trouvent exposés la classification, les causes, les symtomes, le pronostic, et le traitement des maladies de tous les climats (volume 2)Chapitre 13 sur 30 · IVI.F.i5o/u5 mane et vesperë sumendus · texte numérisé non relu

IVI.F.i5o/u5 mane et vesperë sumendus

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graves , où il y a engourdissement et faiblesse , le gaïac , à aussi fortes doses que possible , est un moyen puissant , surtout quand il est secondé par des applications topiques. La teinture ammoniacale de gaïac, dans une forte décoction de quinquina , est aussi souvent fort avantageuse dans les circonstances oùFaffection est très-rebelle, quoiqu’il soit vrai de dire qu’ alors les moyens internes , quand on les emploie isolément , ne parviennent jamais , ou du moins presque jamais , à chasser le mal.

Le calomel et les autres mercuriaux ont été administrés contre le rhumatisme chronique , en même temps que la décoction de salsepareille composée, mais leur manière d’agir est plus en rapport avec les douleurs syphilitiques qu’avec celles du rhumatisme. Néanmoins, parfois, de petites doses d’une combinaison d’opium, de calomélas et de poudre antimoniale , apaisent la douleur et l’irritation.

On a aussi quelquefois administré les narcotiques , tels que la ciguë , la jusquiame , l’aconit. I.e docteur Guthrie, de Pétersbourg, rapporte que les habitans de la Sibérie retirent de grands avantages de l’infusion du Rhododendroji chrysanthemum

* Edinburgh Medical Commentaries , vol. v.

VEL

% Gumini Gaaiaci pulv. 9j.

Pulv. Ipecacuanliæ comp . 3 (S,

Conservæ Rosæ . q. s.

M. Y. Bolus Omni nocte capiendus.

ou MALADIES FEBRILES. SSg

Dans tous les cas , il est nécessaire de poursuivre long - temps l’usage du traitement • que l’on a adopté ; autrement il produirait peu d’effet.

Si , dans le cours de la maladie , la violence des douleurs vient à , troubler le sommeil , on fera prendre une potion anodyne au moment du coucher (i).

Lorsque le quinquina , le gaïac , l’opium , l’antimoine , le mercure , etc. , ont trompé nos espérances , on peut obtenir des succès rapides avec la solution arsenicale de Fowler , à petites doses , et de la manière indiquée au sujet des fièvres intermittentes On la mélangera avec partie égale de teinture d’opium , et on donnera ce mélange à la dose de dix gouttes , deux ou trois fois par jour, dans un véhicule approprié, et spécialement dans de la décoction de quinquina. Au reste , on convient assez universellement que ce médicament n’est réellement utile que dans les rhumatismes chroniques invétérés , avec épuisement des forces, et altération des extrémités des os , du périoste , des ligamens ou des capsules articulaires En pareil cas , on doit com-

* oyez pag. Si et suivantes.

Bardslejr’ s Medical Reports.

(i) if Aquæ Ammbn. acetat . . • 5 iij.

■ - Cinoamom . . %].

Tinct. Opii ..... . . gutt. xl.

Vini Antimonii . gult. xxxv.

Syrup. Papav. albi . 5 ij.

.Haustus. '

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meiicer par la dose indiquée, et l’augmenter graduellement suivant l’effet produit sur l’esto- " mac et les intestins. On voit quelquefois , à la suite , des érythèmes se manifester sur divers points du corps , ou bien un ptyalisme s’établir. Généralement aussi il survient de la constipation, qu’on doit combattre de temps en temps par les laxatift. IL peut se faire encore qu’on soit obligé de suspendre le remède pendant un jour ou deux, pour en reprendre après cela l’usage.

Dans les rhumatismes récens , spécialement chez les jeunes gens , l’arsenic ne produit presque aucun bien. Effectivement , à cause de son action fortement stimulante , on ne peut le continuer long-temps chez les sujets dont les forces ne sont pas en grande partie dissipées : il réussit mieux chez les vieillards.

Le quinquina encore peut être utilement employé dans les anciens rhumatismes chroniques.

Les malades n’ont besoin de s’assujettir à aucun changement dans leur manière de vivre habituelle , lorsqu’ils sont atteints d’un rhumatisme chronique , à moins que celui-ci ne soit compliqué avec un rhumatisme aigu. Dans ce dernier cas , le régime sera analeptique et délayant ; les alimens devront être faciles à digérer. Autrement, on pourra user même de la moutarde et du raifort. La boisson ordinaire sera du petit-lait vineux ou de l’eau d’orge légèrement acidulée avec de la crème de tartre.

Les rhuraatisans , en géziéral , doivent porter

OIT MALADIES FEBRILES. 34 î

des vêlemens de flanelle en contact avec la peau , et éviter le froid.

Si l’on soupçonne une complication vénérienne , on insistera pendant long-temps sur les mercuriaux, comme nous le recommanderons au sujet de la syphilis.

Le rhumatisme chronique a quelquefois son siège dans les lombes ; alors une douleur aigue s’étend jusqu’au sacrum , et le malade ne peut rester ni debout ni couché sans souffrir beaucoup. C’est là ce qu’on appelle le Lombago. Si la maladie se fixe sur l’articulation cOxo-fémorale , on lui donne le nom de Sciatique. Dans ces deux cas , le traitement sera à peu près le même que pour le rhumatisme chronique en général.

Suivant le docteur "W. Falconer les eaux de Bath à l’extérieur ont eu du succès dans un grand nombre de sciatiques ou d’affections rhumatismales de la hanche. La marche que l’on doit alors adopter est la suivante :

Si le malade est assez fort , et que les symptômes soient modérés , on lui fait prendre des bains à la température de i o5 degrés ( F ahreii” heit), où il reste de quinze à vingt-cinq minutes, deux ou trois fois par semaine. Au bout de quelque temps , on fait alterner ces bains avec des douches , données à l’aide d’une pompe , dont on fait agir le piston de cinquante à deux cents fois. Le premier effet qu’on observe est la disparition de la roideur et de la douleur dans l’ar~ ticulation , ce qui facilite l’exécution et l’éten-

^ Memoirs oj" the Medical Society of London ^ vol.

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due des mouvemens , et ce qui arrive quelquefois après le troisième ou le quatrième bain. Bientôt la douleur et le gonflement diminueht , les souffrances nocturnes , souvent très-vives , s’abattent d’une manière marquée , les jambes , si elles étaient alongées ou raccourcies , reprennent leurs dimensions naturelles , avec la force nécessaire pour supporter le poids du corps , en meme temps que les muscles, comme atrophiés, recouvrent leur consistance et leur énergie anciennes. Quand on obtient un succès aussi favorable , l’usage des eaux est suffisant ; tout autre remède est inutile.

Quelcpiefois cependant tous les bons effets des eaux de Bath se manifestent à la fois , en sorte que le soulagement paraît s’arrêter*, quoiqu’il ne survienne aucun nouvel accident , ni aucune augmentation dans les symptômes anciens. Il faut alors en suspendre l’usage pendant quelque temps , pour appliquer un vésicatoire sur le siège de la douleur , et le reprendre de nouveau lorsque celui-ci sera séché.

11 faut agir avec prudence quand les eaux irritent le système nerveux , ou occasionnent une transpiration excessive. Dans ce dernier cas, une légère infusion de quinquina aromatisée devient utile , s’il n’y a point de fièvre : la tendance à la fièvre est une des circonstances les plus fâcheuses. Si la partie malade est tendue , gonflée, sensible au toucher et très-douloureuse , on appliquera des ventouses scarifiées, ou un certain nombre de sangsues , si les ventouses paraissaient

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devoir produire trop d^rritation : on aura recours à plusieurs reprises à ce moyen énergique, dont on seconde ra F efficacité en administrant les sels purgatifs ou les antimoniaux. Souvent / aussi la douleur existe sans fièvre : pour la calmer, il faut avoir recours aux opiacés nécessairement ; parmi eux , le docteur Falconer accorde la préférence à la poudre d’ipécacuanha composée à la dose de cinq à vingt grains , une ou deux fois par vingt-quatre heures.

Si ces moyens ne produisent pas un soulagement sensible , on essaie encore le bain avec précaution, n’y laissant le malade que peu de temps, surtout pour celui de Cross , qui est plus froid que l’autre. Pour peu qu’il amène d’amélioration , on le répétera au bout de trois ou quatre jolirs , en faisant usage dans l’intervalle des purgatifs dont nous avons parlé. On peut ensuite administrer les douches dans le bain même ; de cette manière , le choc de l’eau est adouci.

A l’aide de ces moyens et de l’application d’un vésicatoire sur la partie douloureuse , on retire de bons effets de l’emploi des eaux de Batb , dans des cas qui sembleraient devoir les faire proscrire au premier coup d’œil. Afin encore de diminuer le gonflement , et de favoriser la résorption du fluide infiltré , le docteur Falconer conseille, quand il n’y a aucun danger apparent, à y avoir recours , d’appliquer un cataplasme calcaire , composé d’une partie de chaux éteinte à l’air, et de deux parties de farine d’avoine, étendues dans une quantité convenable d’axonge

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de porc. On placera un de ces cataplasmes chaque soir, et on aura soin de Fenlever chaque matin. Cette application détermine une légère exsudation , sans produire T effet d’un vésicatoire , et deA'ient un moyen efficace , quoique lent , de procurer la résolution des tumeurs de la hanche et du genou.

La crédulité des Anglais est connue ; parmi les imposteurs dont ils ont été la dupe, on peut ranger le docteur Perkins , de Philadelphie , qui leur a persuadé que ses tracteurs métalliques étaient un moyen efficace de guérir le rhumatisme , la goutte atonique , et les autres maladies douloureuses. Aujourd’hui qu’on est désabusé , on parle à peine de ces niaiseries, quoique quelques personnes aient voulu rapporter les effets opérés par les tracteurs , au galvanisme ou au magnétisme animal. Ils n’existent bien certainement que dans l’imagination , qui peut produire ou guérir plusieurs maladies, comme l’a prouvé, d’une manière incontestable, le docteur Haygarth

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