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Of Aquæ Chalybeatæ.
VEL
Of Vini Ferri . . . . « 5 ^5.
Inf. Gentianæ . §]•
Tinct. Columb. . 5 ij*
M. F. Haustus,
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^ Pulv. Myrrb: ........
Spirit. Cinnam . .
Ferri vitriol. ........
gr. iij. —
Kali præpar. . . . . . . . .
gr. X.-
’ Aquæ Piment. . .• . . .
]M. F. Haustus ter die sumendus.
VEL
% Ext. -Cort. Peruv. .
ââ 5 j.
Ferri vitriol. . .
Pulv. Myrrh. .
Olei Carvi .
gutt. X.
Syrup. Zingib. .a^.....
M.F. Pilulœ quarum sumat iij bis terve die
cum
Infus. Gentian, comp .
l ij-
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Of Pulv. Cort. Peruv .
•— -i»."» IVÏyrrhæ ». • . . * .#
ou MALADIES KERVEUSES'. 5S'5
recommander encore deux , que Ton regarde comme dignes d’attention. L’un est le houblon {H iimulus lupulus) , dont les differentes préparations ^ telles que sa poudre , son extrait et sa teinture, se trouvent dans les boutiques de la plupart des droguistes. L’autre est la racine de ratanhia. Le docteur Recce paraît être le premier qui dt fait connaître les vertus de cette racine ; il rqiporte qu’elle relève les forces des organes digtstifs , donne de l’appétit et provoque la digestioi. Il dit encore quelle est plus agréable au goût qie l’écorce de quina, et qu’elle réussit mieux C’est cependant ce que je n’ai pas remarqué dms les essais que j’en ai faits ; elle n’a pas non ]ius mieux répondu aux attentes de la plupart d(s autres praticiens qui l’ont administrée. La t inture aromatique de cette substance paraît , ai reste , en être la meilleure préparation (i).
* T realise ei the Radix Rhatanîœ.
- (ascarillæ . . . 5 j.
Robigins Ferri . . ^ ij.
Syrup. Cort. Aurant . q s.
Electueriumj cujus sumat quantitatem ju^landis ter in du cum^
Infus. ('uassiæ . 3 ij«
(i) ^ Ptad. PJat. cont . . ? üj*
Cort. Airant. siccat . 5
- Cfmell. alb. . . 5 j (5.
Spirit. An. ten. . . îb ij. '
Vigere pr dies decern et Cala,
556 NEVROSES,
Les ferrugineux sont surtout d’une grande utilité dans les cas d’anorexie et de dyspepsie , de faiblesse des organes assimilateurs , daffections flatulentes de l’abdomen , d’anxiétés dans la région précordiale, de dyspnée sympathique par altération de l’estomac, et dans ceux où il survient de temps en temqis des vomissemens dun mucus gluant. ^
Dans la cafdialgie, la gastrodynie, lepyrosis et autres maladies semblables de l’estomîc , l’oxyde de bismuth a été souvent employé avec m avantage considérable à la dose de trois à dix grains, avec environ vingt-cinq grains de gomme adragant , trois fois par jour. Il est qiréférable , cependant, de commencer par une dose de trois grains seulement , et d’en augmenter ensuite gracuellemènt la quantité.
Comme une diminution dans la qiantité du suc gastrique est quelquefois une caise de dyspepsie , on pourrait peut - être , en pareil cas , apporter du soulagement au malade en lui faisant qirendre le suc gastrique des anrnaux dont la nourriture se rapqiroche le plus ie celle de l’homme. Le docteur Scott, dans une thèse publiée il y a quelques années , raquorte qu’un médecin italien , trouvant que rien re réussissait dans un cas de dyspej)sie , eut recoirs , avec le succès le plus grand , au suc gastrime des animaux.
Dans la vue de recouvrer ses fortes et d’aug-
■* Memoirs of the London Medical Society^ roi. v. — Medical Reports , by Dr Bardsley.
ou MA.LADIES NERVEUSES. 557
menter l’énergie de l’estomac, le malade prendra chaque jour de l’exercice à cheval plutôt qu’à pied , comme moins fatigant ; il respirera un air pur, sec et tempéré ; se lèvera de bonne heure , se couchera de meme, mènera une vie régulière ; se nourrira d’alimens faciles à digérer, réglera la nature de ses vêtemens sur les change mens de climats et de saisons, et se baignera souvent dans l’eau froide.
Les bains tièdes à environ 96 ou 98 degrés ( Therm, de Farenheit)^ et donnés pendant une demi -heure tous les deux jours , durant deux ou trois mois, ont été également d’une grande utilité dans plusieurs cas de dyspepsie. Le bain tiède communique de la chaleur au corps , agit comme stimulant, et provoque plutôt l’absorption que l’exhalation.
Il faut distraire l’esprit en même temps qu’on exerce le corps. Yoilà pourquoi les voyages aux eaux minérales ont toujours paru si avantageux dans le traitement de la dyspepsie. Les eaux minérales sont déjà par elles - mêmes des remèdes puissans en pareille occurrence ; mais leur efficacité est grandement augmentée lorsqu’on les prend sur les lieux même ; là l’esprit du malade est constamment dissipé par le monde et par un grand nombre d’amusemens ; il en résulte que J’espoir renaît dans son cœur à mesure que le plaisir maîtrise ses facultés. Les avantages de l’air, de l’exercice, particulièrement à cheval, et les belles vues de la campagne, concourent
d’une manière marquée à l’effet curatif des eaux
elles-mêmes.
Les eaux de Buxton sont très - avantageuses pour faire disparaître la plupart des symptômes de la dyspepsie que cause une vie très - déréglée et intempérante. Le docteur Saunders * observe que par leur usage judicieusement ordonné ^on fait disparaître souvent le pyrosis , les flatuosités et le malaise ; et que si on le continue , on voit augmenter l’appétit, les sécrétions devenir plus régulières, la santé s’améliorer, et les facultés morales, qui sont liées d’une manière si intime avec les fonctions des organes digestifs, revenir à leur type naturel. La diarrhée est quelquefois d’abord la suite de l’usage de ces eaux ; mais il arrive plus souvent , surtout chez les individus où Faction des intestins est naturellement lente, une constipation que l’on doit combattre par des médicamens laxatifs.
Dans les cas de dyspepsie , de spasmes de l’estomac ou du canal intestinal, on retire un ^rand avantage aussi des eaux de Bath ; mais on doit en continuer l’usage pendant long temps. La dyspepsie, l’embarras gastrique, les vomissemens bilieux, les aigreurs, le pyrosis et les douleurs spasmodiques dans quelque point du canal alimentaire , sont des maladies dans lesquelles les eaux de Seltzer produisent également le plus grand soulagement.
Les eaux de Pyrmont peuvent être employées
* Treatise on Minet al Waters.
txü MALADIES NERVEüSES. SSg
avantageusement dans tous les cas de faiblesse où Ton a besoin d’un tonique actif, mais qui ne produise pas une chaleur permanente. Ces eaux augmententlasécrëtiondeFurine, et occasionnent quelquefois une éruption passagère de la peau. Elles ont une saveur agréable, fortement acidulé, et dégagent une grande quantité d’un gaz qui produit les symptômes de l’ivresse . La dose doit varier selon les circonstances et la nature de la maladie ; mais, en général, il ne faut pas en prendre plus de trois pintes par jour.
Si une personne fixée dans un pays chaud était prise d’un affaiblissement chronique de l’estomac, il serait prudent qu’elle allât dans un pays plus froid avant que le mal pût s’enraciner , et donner naissance à quelque affection dangereuse. Si les circonstances dans lesquelles elle se trouve , ou si ses occupations ne lui perme ttent pas un tel changement, elle doit rechercher l’habitation la plus fraîche qu’elle pourra se procurer, ou meme, de préférence à demeurer sur le rivage , elle peut aller dormir à bord de quelque vaisseau ; et autant ' de fois que l’occasion s’en présentera , elle doit faire de petits voyages sur mer , dont l’air a opéré des cures surprenantes dans des cas de cette nature.
Dans la dyspepsie, le régime doit être nourrissant et fortifiant , consistant principalement en substances animales, à cause de là disposition des sucs gastriques à l’acéscence ; il faut prendre des alimens toutes les trois ou quatre heures , et à la dose de quelques onces seulement chaque fois. Il faut d’ailleurs les bien mâcher, afin que par le
56o KÉVROSES,
mouvement des mâchoires et leur mélange avec la salive ils soient réduits à un état demi -fluide. Au lieu de pain fermenté on mangera du biscuit , et on ne prendra aucune boisson délayante pendant ni immédiatement après le repas, dans la crainte que la propriété dissolvante de la salive ne soit par là diminuée ; il ne faut pas non plus boire plus d’une chopine de liquide à chaque repas. Environ une demi-heure avant de le faire , on pratiquera de fortes frictions avec une brosse molle sur la région de l’estomac pendant quelques minutes , ce qu’on pourra répéter encore après.
On doit se permettre un usage modéré du vin ; mais, si l’on s’aperçoit qu’il devienne nuisible, et qu’il tourne à l’aigre dans l’estomac , on le remplacera par un mélange d’eau et d’un peu d’eau-de-vie pour boisson ordinaire. On n’aura recours aux liqueurs fortes dans aucune circonstance ; le malade , en s’y adonnant , en contracte l’habitude sans y penser , et sans prévoir quelles en seront les suites. Il s’ensuit des obstructions dans les viscères principaux ; la sensibilité du système nerveux s’émousse et se déprave ; l’énergie des facultés morales en souffre ; la r^émoire se perd ; une série de névroses variées se déclare , et une jaunisse , une hydropisie , ou une consomption, terminent bientôt l’existence.
En pareil cas , l’estomac se trouve privé de sensibilité , ses parois deviennent squirrheuses et calleuses, la coction des alimens s’opère mal, et, par suite , l’assimilation ne s’exécute point. Le
ou MALADIES NERVEUSES. 56î
vin pur , effectivement en quantité modérée , stimule légèrement , augmente Faction du cœur et des artères , accroît Fénergie du système nerveux dans toutes les parties , procure du calme et de la gaieté, donne de la vivacité à l’imagination , et favorise puissamment l’exercice de chaque fonction : tandis que , si on en fait un usage immodéré , le système nerveux s’affaiblit , l’esprit se dérange , et une paralysie se déclare.
Dans l’espèce de faiblesse chronique produite par l’excès des liqueurs spiritueuses ou fermentées , il n’y a pas beaucoup à compter sur le retour de la vigueur naturelle, lorsque les forces digestives sont déjà très-altérées ; quelquefois, néanmoins , il peut se faire qu’on rétablisse sa santé en l’evenant d’une manière prudente et graduelle à un meilleur régime. -Pour cela, il faut d’abord retrancher un quart de la quantité de liqueur spiritueuse qu’on avait coutume de prendre chaque jour; etsi, au bout de quinze jours, Fappétit augmente, pn en retranchera un autre quart ; mais , au contraire , si la digestion devient encore plus mauvaise , on en restera là , dans la crainte de déterminer un plus. grand mal que celui qui existe déjà. On s’en tiendra à une nourriture animale , avec ou sans épices , et on fera usage du quinquina, de la myrrhe , des chalybés, entre les repas. Le soir, un bol d’un demi-grain ou d’un grain d’opium , avec cinq ou huit grains de rhubarbe, deviendra aussi un remède utile.
De V Hyp ochondrie. (‘Hypochondriasis. ) ^
Cette maladie , que les Anglais appellent lowspirits J et les Français vapeurs , consiste dans Tunion de la dyspepsie à une certaine disposition de l’esprit qui fait que le malade craint les plus grands maux pour le moindre motif, et attribue les conséquences les plus funestes à tout ce qu’il éprouve de nouveau , et cela avec la plus £rrande crédulité et une obstination véritable-
ment étonnante.
L’hypocbondrie a beaucoup de ressemblance avec là dyspepsie ; mais la première existe à une époque avancée de la vie , et est une affection de l’esprit plutôt que du corps ; tandis que la dernière s’ observe principalement depuis l’âge de puberté jusqu’à celui de trenté-cinq ans, et dépend surtout de faiblesse. On peut, en outre , distinguer l’hypocbondrie de la dyspepsie , à la langueur, à l’apathie, au manque de résolution et d’activité , à la crainte de la mort , aux soupçons qui. semblent tourmenter constamment les malades, chez lesquels , d’ailleurs; on n’observe que des symptômes de dyspepsie nuis ou au moins très légers , quand ils existent.
Les hommes d’un tempérament mélancolique, dont l’esprit est susceptible d’une grande attention , et dont les’passions ne sont pas facilement
* Etymologie, ‘'('tto , suh^ cartilago j — affection dont
le siège paraît être dans les hypochondres , c’est-à dire sous les cartilages des cotes abdominales.
ou MALADIES NERVEUSES. 563
excitables , sont , dans leur vieillesse , les plus sujets à être attaqués de cette maladie ; et quand une fois elle s^est déclarée , elle augmente avec l’âge. C’est ordinairement pendant l’automne et l’hiver qu’elle ale plus de force ; ce qui rend raison du grand nombre de suicides qui se commettent à ces époques de l’année. ’
Les Anglais ont été accusés d’être le peuple le plus porté au suicide : peut-être ce malheureux penchant dépend-il plutôt de ce qu’ils se laissent dompter trop aisément par le malheur , que de l’influence des brouillards ou des vapeurs du charbon de terre , comme les étrangers l’ont pensé généralement.
L’hypochondrie paraît dépendre d’une perte d’énergie cérébrale , ou d’un engourdissement du système nerveux , par suite de différentes causes éloignées, telles que des études profondes longtemps continuées , une attention sérieuse et soutenue sur des sujets abstraits , le souvenir permanent de quelque perte notable ou d’un malheur remarquable , la grande inquiétude de l’esprit, la vie inactive, indolente ou sédentaire^ l’abus des plaisirs . de l’amour , ou l’usage d’une nourriture crue , venteuse et malsaine , une mauvaise conduite et l’intempérance ; elle peut également reconnaître pour causes des obstructions dans les viscères , et des évacuations prolongées.
L’hypochondrie est accompagnée de nonchalance, d’irrésolution, d’affaiblissement et d’abattement dans l’exercice des facultés de l’esprit , d’un excessif découragement^ de l’appréhension de
564 • NEYROSES ,
grands malheurs pour les plus légers motifs , et d\me crainte de danger à la moindre sensation exlraordinaire. On observe encore dans cette affection des flatuosités dans l’estomac et les intestins , des rapports acides , de la constipation , des urines pâles et abondantes, des douleurs spasmodiques dans la tête et quelques autres parties du corps , des vertiges , de l’obscurité dans la vue , et des palpitations de cœur. En un mot, la série des symptômes qu’elle peut offrir est tellement nombreuse , que plusieurs plusieurs pages suffiraient à peine pour les énumérer tous,; il n’y a aucune fonction, aucune partie du corps qui n’en souffre à son tour. Le malheureux hypochondriaque, en proie à de sombres chimères , s’imagine être atteint de presque toutes les maladies, et se fâche fortement contî^ ceux qui veulent essayer de le convaincre de l’absurdité de ses illusions.
Quelques hypochondriaques se trouvent plus mal le soir que le- matin ; le plus grand nombre d’entre eux , de même que la plupart de ceux qui sont atteints d’une maladie nerveuse , sont troublés par le sommeil , si court qu’il soit ; et plus il leur arrive* de dormir long-temps, plus ils sont mal : ils se réveillent dans un état de confusion dans les idées, et ne reviennent pas à eux sur-lechamp : ils ne peuvent s’arrêter qu’à des idées mélancoliques, et éprouvent la plus grande horreur de l’état où ils se trouvent. Cet état se prolonge jusqu’au dîner avec très peu d’amélioration : ensuite les malades se sentent un peu ranimés ; vers le soir leurs facultés se rétablissent ; et comme