‹ Nouveau traité de médecine pratique, où se trouvent exposés la classification, les causes, les symtomes, le pronostic, et le traitement des maladies de tous les climatsChapitre 14 sur 33 · II. Gonflemens venteux, ( Intiimeâcentiæ · texte numérisé non relu

II. Gonflemens venteux, ( Intiimeâcentiæ

flatuosæ. ) '

De rEmphjsème, (Emphysema. ) *

Cette maladie est une infdtration gazeuse dans les mailles du tissu cellulaire. En général elle est bornée à une partie; mais, dans certains cas, .elle s’étend généralement sur tout le corps , et produit un gonflement considérable.

Elle survient quelquefois spontanément , ce qui cependant est assez rare, ou arrive aussi-, tôt après üacCouchement , sans aucune cause. évidente , mais le plus' généralement , elle est‘ produite par quelque blessure du thorax , avec lé-

* Ettmologie. ^ înflo,

^58 .CACHEXIES,

sion des poumons; dans ce cas, Fair s’échappe de ceux-ci par la plaie , et passe dans le tissu cellulaire environnant , d’où il s’étend quelquefois par tout le corps.

L’emphysème est caractérisé par une crépitation évidente , par un gonflement élastique , quelquefois par une grande difficulté de respirer, et par beaucoup d’oppression et d’anxiété.

Nous devons le considérer comme une maladie assez dangereuse , mais bien plutôt en raison des causes qui* le produisent , que par la nature de l’affection elle-même.

Les indications que nous devons avoir en vue dans le traii^ement de l’emphysème sont: i®. d’éloigner les causes de la maladie ; 2°. de porter remède aux symptômes pressans ; 3®. d’évacuer •l’air amassé.

Pour remplir la première de ces indications , le secours de la chirurgie est nécessaire ; car l’emphysème est déterminé le plus ordinairement par une blessure oil une autre lésion faite à la poitrine et aux poumons, comme dans les cas de fracture d’une côte , dont les bouts rompus percent la plèvre et la substance des poumons, et occasionnent un épanchement d’air dans le tissu cellulaire.

On doit employer, contre la dyspnée et l’anxiété, la saignée et les laxatifs : et faire , contre la douleur et le malaise provenant de la distension, des applications adoucissantes , telles que celle de çérat de blanc de* baleine.

On fera sortir Fair en scarifiant le tissu cellu-

CACHEXIES. 259

îaire dans differentes parties dn corps , seloirque les circonstances l’exigent , et en exerçant une pression convenable avec la main.

De la Tjmpanite. (Tympanites. )

La tympanite est une violente distension des intestins, ou de la cavité abdominale, parmi gaz. Dans le premier cas , elle est produite par la suppression subite de la diarrhe'e ou de la dysenterie , ou bien, elle est la suite de maladies fébriles , de la suspension rapide d’écoulemens habituels et d’éruptions cutanées , de l’usage de certains alimens végétaux de difficile digestion , ou enfin d’érosions aux intestins. '

“ Cette maladie survient quelquefois subitement dans les fièvres, mais elle est ordinairement précédée par des flatuosités , des borborygmes , et une fréquente émission de vents par haut et par bas , accompagnée de coliques. A mesure qu’elle fait des progrès , l’abdomen se distend considérablement, et conserve la même forme dans tous les changemens de position. Le gonflement qu’il éprouve ne cède pas beaucoup à la pression , et^ revient bientôt à son premier état ; le ventre est très-élastique, il résonne comme un tambour; on n’y aperçoit aucune espece de fluctuation. L’urine , d’abord, n’est altérée ni dans ses qualités ni dans sa quanfité ; mais , plus tard , elle change de nature, et la dysurie , l’ischurie même surviennent quelquefois. Il y a ordinairement

* Etymologie. , somtiim tympani reddo.

200 CACHEXIES,

constipation opiniâtre , anorexie , soif , chaleur et fièvre ; et il en résulte' une émaciation générale.

Quelquefois la respiration devient difficile , avec beaucoup d’anxiété et de toux ; les forces sont abattues ; le ventre est énormément gonflé , et le malade périt assez souvent alors par suite de la gangrène qui survient.

On peut facilement distinguer la tympanite de l’ascite , par l’absence de la fluctuation , par la tension de l’abdomen , par la prompte réaction des parties après que le doigt cesse de les comprimer, par la fréquence des éructations , et par •la nature des selles- el ide l’urine au commencement de la maladie.

Elle est , dans presque tous les cas , une maladie rebelle , dangereuse , .et lente dans ses symptômes , preuve d’un relâchement général ; elle se termine fréquemment par fhydropisie , et est caractérisée , ver§ la fin , par la maigreur de la face , une toux sèche et la fièvre hectique.

Quand fair est renfermé dans l’intérieur des intestins*, on doit tâcher de l’évacuer , en intro- , duisant dans lejrectum une canule , qu’on y maintient pendant quelque temps , de manière à surmonter la résistance du sphincter, et en donnant des carminatifs , des huiles essentielles , des aromates ; des stomachiques et des toniques , qui peuvent être combinés les uns avec les autres (i);

(i) 01 Pulv. aromat . ' . ) __

' Exl. Gent, an.'. . , . ( S*'

CACHEXIES. ubi

et, quand la constipation existe , en employant , de temps en temps , des laxatifs , unis avec 'les aromatiques et les huiles essentielles , ou des clystères (i) fréquemment répétés.

Si ces moyens manquent l’effet qu’on en attend, il faut employer des purgatifs actifs (2), avec

Olei Ariisi . . , , . . guU. ij.

Syrup. Zingib . . . * . . • q- s.

M. F. Bolus quartâ quâque horâ sumendiis,

VEL

"if Infus» Cort. peruv. ... 7 | j.

Tinct. Cardamom,

Spirit. Piment. C ^

- Lavend. comp. . . . • . . 3 c.

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