‹ Nouveau traité de médecine pratique, où se trouvent exposés la classification, les causes, les symtomes, le pronostic, et le traitement des maladies de tous les climatsChapitre 19 sur 33 · CACHEXIES · texte numérisé non relu

CACHEXIES

Cette maladie des ganglions mésentériques doit être distinguée de l’entérite , en ce qu’il n’y a aucun vomissement, et qu’on n’éprouve nulle difficulté à procurer des évacuations avec la dose ordinaire des médicamens ; d’ailleurs , on ne détermine que peu de douleur par la pression. On peut la distinguer de la fièvre rémittente des enfans , parce que le redoublement de la fièvre est accompagné d’insomnie , plutôt que d’un penchant au sommeil, parce que les excrétions ne sontpas absolument changées denature ; parce que le redoublemènt vient seulement le soir, et parce que la maladie dure plus long-temps ; dans la fièvre rémittente , au contraire , les paroxysmes sont accompagnés d’assoupissement , les évacuations ne sont pas naturelles, tant pour l’odeur que pour la couleur; les redoublemens de la fièvre sont très-irréguliers, et dans leur retour, et dans leur durée ; et l’affection a plutôt le caractère aigu que chronique.

Cette maladie attaque les enfans depuis l’âge de quelques mois , jusqu’à celui de dix ou douze ans ; et plus elle paraît de bonne heure, plus le danger est grand. Il faut toujours être réservé dans son pronostic, qui le plus souvent est défavorable ; car la maladie est généralement trèsavancée avant d’avoir attiré rattention , ce qui vient de la lenteur de ses progrès , et du peu de douleur qui l’accompagne d’abord. Une amélioration dans la couleur et dans l’aspect du visage, moins d’intensité et moins de durée dans le redoublement du soir , le retour de l’embonpoint

CACHEXIES.

€t de l’appétit , et la diminution du volume de l’abdomen , doivent être regardés comme des signes favorables. Les symptômes d’un fâcheux augure sont l’augmentation rapide de la maigreur, le plus d’intensité du redoublement de la fièvre vers le soir , et sa continuité pendant la plus grande partie de la nuit, l’augmentation de volume du ventre , sa tension, et la clmle de l’épiderme.

Dans le traitement de cette maladie , il est nécessaire de donner le calomel , à une dose proportionnée à l’âge de l’enfant, deux fois par semaine (i); et, dans l’intervalle, on administrera quelque léger tonique, deux ou trois fois par jour. Si les intestins, pendant Fusage du calomel, sont resserrés , on aura recours à une solution d’uai sel neutre , mais avec la précaution de ne point abattre les forces du malade par des purgatifs répétés. Moins le redoublement du soir est intense , et plus nous pouvons faire prendre les toniques, et moins aussi il y a de nécessité de recourir aux purgatifs : d’une autre part , plus le paroxysme du soir est marqué , plus il faut être réservé dans l’usage des toniques , et plus celui des purgatifs est indiqué. On retirera en outre de l’avantage des frictions faites so^r et matin sur tout l’abdomen, et des bains chauds.

(i) 'if- Calomel . . gr. ij —

Puiv. PJiabarb , . . gr. iv -

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